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Entretiens avec Pierre Cabanne
Duchamp Marcel
ALLIA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782844858948
Présentation de l'éditeur C'est sur le ton de la confidence et avec simplicité que Marcel Duchamp se livre à Pierre Cabanne. Nous sommes en 1966, deux ans avant sa disparition. Il retrace sa vie, celle d'un artiste qui n'a voulu ni plaire ni choquer. Celui qui a pu affirmer que "c'est le regardeur qui fait le tableau" montre une disponibilité à autrui, répond avec la plus grande honnêteté à son interviewer. Ce qui n'exclut pas les pirouettes et les traits d'ironie. Duchamp fut féru de calembours, un amoureux de l uvre de Jean-Pierre Brisset et des Impressions d'Afrique de Raymond Roussel. Il reste que l'on est ici loin des commentaires abscons que son uvre a inspirés. Se tenant à l'écart du monde artistique, Duchamp déclare avoir une "vie de garçon de café". Après l'abandon de la peinture, il s'intéresse à des questions de dynamique, de mouvement et d'optique. Il cherche à "capturer le hasard" et à se détacher du pouvoir rétinien de l' uvre. Surtout, il avoue sa "paresse énorme", bien qu'il soit un touche-à-tout et un bricoleur sans égal, comme le montre ce parcours que l'on traverse au pas de course. Ce témoignage authentique, souvent déconcertant, permet de découvrir près d'un demi-siècle d'une vie et d'une uvre parmi les plus subversives, mais aussi leurs dessous. Car il y est aussi question des amitiés et des relations amoureuses, loin d'être innocentes pour comprendre l'oeuvre du Grand Perturbateur.
Marcel Duchamps, le célèbre artiste français, qui a organisé l'exposition de Brancusi à la Brummer Gallery, livre ses spirituelles analyses sur l'art...
Résumé : "En 1913, j'eus l'heureuse idée de fixer une roue de bicyclette sur un tabouret de cuisine et de la regarder tourner. A New york en 1915, j'achetai dans une quincaillerie une pelle à neige sur laquelle j'écrivis : "En prévision d'un bras cassé" (in advance of a broken arm). Il est un point que je veux établir très clairement, c'est que le choix de ces ready-mades ne me fut jamais dicté par quelque délectation esthétique. Ce choix était fondé sur une réaction d'indifférence visuelle, assortie au même moment à une absence totale de bon ou mauvais goût, en fait une anesthésie complète".
Dès 1933, Edmund Husserl, d'ascendance juive, se voit rayé de la liste officielle des professeurs d'université. Peu après sa mort, le père Van Breda, alors étudiant à Louvain, rencontre sa veuve en 1938 à Fribourg. Devant la masse de documents qu'il découvre, dont maints inédits et une bibliothèque de plus de 2700 volumes souvent annotés de la main du maître, Van Breda pressent que s'y trouvent les clefs pour retracer la genèse de la phénoménologie. Sa décision est prise : il faut créer un centre d'études dédié à cette oeuvre. Les précieuses archives doivent franchir les frontières du Reich. Van Breda entend coûte que coûte les sauver d'une destruction certaine, par les mêmes moyens dont usent les nazis dans leur entreprise de spoliation. Un périlleux périple commence dans la clandestinité.
Peut-on concilier variété des désirs individuels et quête universelle du bonheur ? Y aurait-il un dénominateur commun aux désirs de chacun ? Peut-on imaginer des principes nous permettant de bien vivre ? Spinoza distingue d'emblée actions, portées par la raison, et passions, contraintes depuis l'extérieur. Parce qu'indépendantes de notre seule volonté, les passions sont généralement mauvaises. Le libre examen et l'intelligence confèrent au contraire à l'homme une puissance d'agir, garantie de son bien-être. Il faut donc oeuvrer à parfaire ses facultés d'entendement. D'un même allant, être de nature, l'homme ne peut faire fi des contingences extérieures, et encore moins d'autrui. Spinoza expose les fondements de la sociabilité humaine, vertu à laquelle accéder par l'exercice de la raison.