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Revue française de sociologie N° 62-3/4, juillet-décembre 2021
Dubuisson-Quellier Sophie ; Dubois Michel
SCIENCES PO
35,00 €
Épuisé
EAN :9782724637038
Depuis plus d'une decennie, le ministère des Affaires étrangères a été enjoint de féminiser les sommets de la diplomatie française. Il n'y parvient pourtant pas. Romain Lecler et Yann Goltrant étudient les raisons de cet échec. Quelles sont nos représentations de l'épidémie de Covid-19 ? Marion Maudet et Alexis Spire identifient deux rapports distincts à l'épidémie : un rapport personnel, qui appréhende les effets de la maladie à l'échelle de l'espace domestique et un rapport politique, qui problématise l'épidémie à l'échelle de la société. Comment les stades de football articulent-ils intérêts économiques et exigences sécuritaires dans l'organisation des matchs ? A partir de l'analyse de l'organisation d'un match de coupe d'Europe marqué par de violents incidents à l'Olympique lyonnais, Ludovic Lestrelin et Bastien Soulé montrent les contraintes auxquelles les personnels des clubs sont confrontés pour maintenir des objectifs de croissance de recettes tout en gérant le risque de hooliganisme. Quelles significations accorder à la manière dont les individus répondent sur leur date de mariage ou de Pacs dans les enquêtes ? En utilisant un indicateur de spontanéité des réponses à cette question dans l'enquête Ined-Insee "Etude des parcours individuels et conjugaux" , Wilfried Rault et Arnaud Régnier-Lollier explorent les significations sociales données à cet évènement de la vie. La Revue française de sociologie a 60 ans. Ce numéro revient sur les années décisives de sa création, à travers deux textes publiés dans les années 1960, signés respectivement par Jean Stoetzel et Edgar Morin, deux figures centrales du lancement de la Revue, et une sélection d'archives commentée par Michel Dubois présentant les enjeux de la Revue à cette époque.
Résumé : Bienvenue chez TuttiQwanti, la petite start-up qui monte ! Notre objectif ? Concurrencer les GAFAM grâce à nos applications novatrices, nos médias en ligne et nos cabines de toilettes connectées. Vous pourrez assister à nos brainstromings, vous divertir sur 'Qwantub', notre célèbre portail vidéo ou encore visiter notre département de recherche et développement en intelligence artificielle ; le tout entrecoupé de tranches de vie de la "start-up nation" car, au fond, qu'on le veuille ou non, nous sommes tous un peu start-up generation.
Achats bio, boycott, refus de la publicité, éco-villages, véganisme... Multiforme, la consommation engagée fait du marché un lieu de contestation politique contre les excès du capitalisme et de la société d'accumulation. Dès le XVIIIe siècle apparaît l'idée que les citoyens peuvent, en unissant leurs efforts individuels, infléchir les tendances délétères de la société. Depuis, ce mouvement n'a cessé de grandir et d'étendre ses prérogatives. Aux causes de justice sociale se sont désormais ajoutées les luttes contre la dégradation de l'environnement, pour les circuits courts, contre la souffrance animale, pour l'éthique dans les échanges, etc. Critique à la fois contre et dans le marché, avec lequel elle entretient une relation ambiguë, la consommation engagée s'impose aujourd'hui comme un mouvement puissant, capable d'influencer les gouvernements, les législateurs et les acteurs économiques.
Résumé : Les mobilisations écologistes ont longtemps été analysées comme des luttes sectorisées et autonomes vis-à-vis du mouvement social. Pour cette raison, elles ont largement prêté le flanc à des accusations de dépolitisation, forgeant ainsi l'idée qu'elles seraient assez peu redevables des conflictualités propres aux autres luttes sociales. Pourtant, les mobilisations écologistes connaissent des évolutions dont cet ouvrage propose de rendre compte. Les mobilisations expertes, portées par des militants des classes supérieures, sont aujourd'hui confrontées aux limites d'une action de contestation qui ne parvient plus à faire évoluer les mondes économiques ou politiques. Elles sont alors de plus en plus tentées, voire débordées, par des modes d'action plus directs qui favorisent la relation avec d'autres mondes militants et sociaux. De nouvelles mobilisations en France, permettent d'explorer les conditions dans lesquelles d'autres groupes sociaux, les femmes, les minorités ou les plus modestes, peuvent s'engager dans la cause écologique. Ces mobilisations, portées par des militants qui refusent l'aliénation du rapport à l'enjeu écologique par un groupe social au détriment d'un autre, cherchent à s'enraciner dans d'autres luttes sociales, la cause écologiste devenant pour eux un moyen d'améliorer leur statut. Saisir ces mobilisations, dans leur hétérogénéité et leurs continuités permet de montrer comment la question écologique se revendique comme question sociale.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.