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Deux Années en Ukraine. (1917-1919)
Dubreuil Charles
BOOKS ON DEMAND
17,00 €
Épuisé
EAN :9782322435074
C'est le 6 janvier 1917 que je débarquai, pour la première fois, à Kiev. En toute autre circonstance, j'aurais admiré la capitale de l'Ukraine, avec ses rues larges et droites, ses hautes maisons aux toits rouges et verts, ses multiples églises aux dômes dorés, sa cathédrale Saint-André qui s'embrase sous les baisers du soleil, sa double croix de Saint-Vladimir qui s'illumine le soir, son vieux quartier qui s'étage en gradins, son fleuve majestueux qui roule, à la belle saison, ses eaux jaunes et profondes sur lesquelles se jouent, mouettes vivantes, une multitude de voiles blanches. Mais, parti précipitamment de Bucarest, avec ma famille, cinquante jours auparavant, quelques heures à peine avant l'occupation de la capitale roumaine par les troupes austro-allemandes, je venais d'accomplir un voyage, véritable odyssée, qui avait absorbé le plus clair de mes économies et j'arrivais dans une ville dont j'ignorais tout, surtout la langue et où je ne connaissais âme qui vive : Kiev.
Le phénomène de diffusion des droits fondamentaux n'est pas un épiphénomène ou un effet de mode mais un mouvement profond et de grande ampleur qui répond pleinement à la finalité axiologique assumée des sociétés démocratiques. Sous l'influence déterminante de la Cour européenne, la fondamentalisation des droits est notamment à l'origine, au nom de l'effectivité, d'une survalorisation des circonstances de l'espèce et de la situation particulière du justiciable. Elle a pour effet de bouleverser l'office du juge. Par son objectif indépassable de rétablir l'équilibre un jour rompu, la fondamentalisation des droits permet également de reconsidérer la délicate question des finalités du droit oscillant entre idéal de Justice et régulation.
Une étude comparative du temps dans le contentieux administratif français et des pays de culture juridique francophone, notamment d'Afrique, permet de mettre en évidence les différentes approches du temps saisi par le droit, de comprendre les implications de ces approches sur la conciliation entre les droits des justiciables et le principe de sécurité juridique. En France, le cadre temporel du procès administratif est défini par le législateur, le juge et les parties, d'une part, et, d'autre part, ce temps est identifié selon une forme quantitative, qualitative et conjoncturelle. Cette approche du temps est dite souple. Dans les législations d'Afrique francophone, en revanche, le temps du procès administratif est essentiellement réglementé. Il traduit un droit administratif dont les sources sont principalement textuelles. Ce temps s'exprime à l'impératif, d'une part, et, d'autre part, il a une forme davantage quantitative. Il s'agit d'un temps rigide. L'approche flexible du temps observée en France comporte un risque de rallongement de la durée des procédures et semble également plus profitable aux justiciables. C'est l'expression d'un droit administratif en évolution vers la protection des droits des citoyens. La forme rigide du temps observable dans les pays d'Afrique francophone fait la part belle au principe de sécurité juridique et traduit ainsi un droit administratif plus attaché à l'efficacité de l'action administrative. Au-delà de la systématisation des approches du temps dans le procès administratif, le présent ouvrage répond donc à un "double questionnement qui contribue à en accroître l'intérêt scientifique pour les juristes français et étrangers : celui de la célérité de la justice administrative et celui de l'influence du modèle français dans les pays de culture francophone."
«La fiction ne se contient plus. J?ignore si jadis elle acceptait plus aisément de rester où d?autres la posaient, entre art et légende. Je sais juste qu?aujourd?hui elle s?évade volontiers de ses lieux privilégiés. Elle se multiplie et même se dissipe jusque dans l?intime expérience de nos vies, avec une volatilité saisissante. Du coup, l?anxiété affabule ; les fantasmes mondialement communiquent ; les mémoires deviennent virtuelles ; à la nostalgie des images répondent les cerveaux des hommes voyageurs ; ce qui va m?arriver, je l?ai déjà vu dans un film. Notre contemporain serait cette ère que saturent de pures fictions éprouvées partout, par nous, sans cesse. Du moins est-ce le mythe qu?explore ce livre, à la fois recueil de nouvelles spéculatives, autobiographie par théorie, et feint traité du temps présent.»
Apparu aux Etats-Unis au milieu des années 2000, le "Global administrative law" est un projet de recherche visant à observer et à favoriser le développement de normes de type administratif au-delà de l'Etat : transparence des processus décisionnels internationaux, motivation des décisions, émergence de recours, etc. La doctrine du GAL part du postulat contestable que le droit international classique, trop stato-centré, ne permettrait pas d'analyser ces phénomènes. Elle rejette en particulier la notion de source du droit, mais conserve certains réflexes empreints de classicisme en excluant les entreprises multinationales de la réflexion. Une analyse des limites du GAL a dès lors conduit à faire émerger une nouvelle notion de "droit administratif global" en droit positif, fondée sur l'observation de l'activité des entités globales et dont l'administrativité est définie par un critère fonctionnel. L'hypothèse selon laquelle ces normes, procédures et standards répondaient à des modes de formation identifiables a ensuite été vérifiée. En s'appuyant sur les acquis du pluralisme institutionnel, l'ouvrage propose ainsi une théorie complète des sources du droit administratif global. En enrichissant l'exposé de ses modes formels de création par une réflexion systémique sur leurs fonctions et leurs effets, il est finalement possible de définir le droit administratif global par ses sources : il s'agit de la branche de droit international visant à légitimer, par l'emprunt aux droits administratifs et en considération d'un principe d'apparences, les processus décisionnels globaux. Cette recherche, qui constitue autant une réflexion sur le droit global que sur les modes de formation contemporains du droit international, confirme la pertinence de certains outils classiques de la pensée juridique pour l'étude de la globalisation. Tel est, entre autres, le cas des notions d'"ordre juridique" et de "sources du droit". Elle contribue également à la réflexion sur l'unité du droit, pointant certaines convergences entre les systèmes juridiques et démontrant l'utilité d'une approche décloisonnée du phénomène juridique.
Résumé : Il y a 24 ans, tout a commencé par un cahier qu'Hervé n'aurait jamais dû voir. Puis, il y a eu cette lettre. 24 ans après l'avoir écrite, 24 ans après avoir osé la donner à son destinataire, voici que la vie la renvoie à l'expéditeur, brute, touchante et drôle. Pour parler de ce livre, il faut raconter l'histoire du livre lui-même. Il était une fois un garçon d'une vingtaine d'années. Qui tombe amoureux d'un mec. D'un mec hétéro. Rien de très original. Mais ce garçon se met en tête d'écrire une lettre. Dans cette lettre, il va raconter sa vie, son enfance, ses peurs, ses péripéties d'enfant normal, ou presque, péripéties touchantes, souvent drôles, parfois choquantes, toujours humaines. Cette lettre il la donne à Hervé. Et il la donnera également plus tard à ses parents, en se rendant compte qu'il n'avait jamais rien écrit de mieux pour expliquer qu'il était différent. Des années passent. Il reçoit alors l'appel d'un inconnu : le psychologue de son père. Il apprend que son père s'était lui aussi servi de cette fameuse lettre, pour parler de son fils sur le divan. Pourquoi ce psy avait-il appelé ? Pour demander l'autorisation de faire lire cette lettre à un autre patient, dont le fils était gay, lui aussi. Pour l'aider à accepter son fils. Cette histoire, vraie, et d'autres événements de la vie, allaient finir par convaincre l'auteur de publier cette lettre, sous forme de fiction, en préservant l'authenticité de l'original. Voici donc "Lettre à Hervé".
RESUME : Dans "Vie de Tolstoï", Romain Rolland nous offre une plongée fascinante dans la vie et l'oeuvre de l'un des géants de la littérature russe, Léon Tolstoï. Ce livre, bien plus qu'une simple biographie, est une analyse critique qui explore les multiples facettes de Tolstoï, tant comme écrivain que comme penseur et réformateur social. Rolland, lui-même un écrivain de renom, s'immerge dans la complexité de la personnalité de Tolstoï, de ses débuts littéraires à ses dernières années marquées par une quête spirituelle intense. L'ouvrage examine comment les expériences personnelles de Tolstoï, ses croyances religieuses et ses engagements politiques ont influencé ses oeuvres majeures telles que "Guerre et Paix" et "Anna Karénine". Rolland met en lumière les contradictions internes de Tolstoï, entre son désir de simplicité et sa position privilégiée, entre son pacifisme et ses écrits sur la guerre. Ce livre invite le lecteur à comprendre non seulement l'homme derrière les chefs-d'oeuvre littéraires, mais aussi le penseur qui a défié les normes de son temps. En intégrant des mots-clés pertinents, tels que biographie critique de Tolstoï, littérature russe, et analyse littéraire, ce résumé vise à capturer l'essence de l'ouvrage tout en piquant la curiosité des amateurs de littérature et des chercheurs académiques. L'AUTEUR : Romain Rolland, né le 29 janvier 1866 à Clamecy, est un écrivain, dramaturge et essayiste français, lauréat du prix Nobel de littérature en 1915. Connu pour ses convictions pacifistes et son engagement intellectuel, Rolland a marqué le paysage littéraire du début du XXe siècle. Il est surtout célèbre pour son oeuvre monumentale "Jean-Christophe", une série de dix volumes qui lui a valu une reconnaissance internationale. Rolland a étudié à l'Ecole normale supérieure et a enseigné l'histoire de l'art avant de se consacrer pleinement à l'écriture. Son intérêt pour la musique et les arts se reflète dans ses oeuvres, où il explore souvent les thèmes de la lutte intérieure et de la quête spirituelle. En dehors de ses écrits littéraires, Rolland a également écrit des biographies de figures historiques et culturelles, dont Beethoven, Michel-Ange et Gandhi, témoignant de son admiration pour les grands esprits qui ont cherché à transformer le monde. Dans ses dernières années, il s'est tourné vers la philosophie orientale, cherchant des réponses aux questions existentielles qui l'ont toujours hanté.
Supernovas est l'histoire ordinaire d'une fille qui rencontre un garçon sur internet. Ils se plaisent. Ils font l'amour. Il ne la rappellera jamais. Un an plus tard, accusée de harcèlement, elle s'avance à la barre du tribunal, sans vraiment comprendre ce qu'on lui reproche. Refusant le cynisme des relations désincarnées sur les réseaux et de l'époque qui les rends possible, elle va tenter de plaider sa cause. Supernovas est le récit émancipateur d'une femme qui va, en un jour et une nuit, laisser tomber ces dernières idoles. Contemporain par sa forme, mêlant prose envolée, dialogues très parlés, courriers, blogs, posts, textos, sextos, Supernovas l'est aussi par son propos, chronique d'une jeune femme que tout de nos jours interpelle. Comment appréhender une génération désabusée, vidée de tout idéal, traversée par une rupture technologique radicale ? Comment intégrer tous ces nouveaux modes de communication et de rapport à l'autre sans en perdre son âme ? Où se trouve l'héroïsme dans cette époque sans idoles ? Comment être une femme en 2019 ? A la fois cynique et idéaliste, politique et poétique, bulldozer et écorché vif, le roman de Caroline Desvaux donne à voir les névroses contemporaines, celles qui nous hantent mais dont on se moque nonchalamment. Supernovas un texte qui laisse derrière lui une traînée de sentiments mêlés. Parce que c'est l'histoire banale d'une meuf qui s'est fait ghoster, et en même temps une réflexion forte sur la difficulté atemporelle de vivre et de dire l'amour. C'est le récit d'une époque, celle de tinder, de twitter, du manspreading et de la mal-pensance. Et c'est aussi juste une fille qui voudrait être aimée, qui cite Fante et Calaferte, qui parle comme elle écrit et qui vit comme elle pense. Supernovas est une déclaration de guerre faite au cynisme, celui de de nos carrières, de nos relations, de nos vies. Un regard acéré sur nos petites faiblesses et nos grandes lâchetés. La profession de foi d'une romantique que tout le monde voudrait voir baisser les armes de son idéalisme. Une ode à l'absolu, envers et contre tout.
Il y a huit ans, j'ai pris la route pour une vie sous le soleil de Provence. Loin de mes amis, ma famille, mon fiancé. Comment peut-on abandonner ceux que l'on aime du jour au lendemain ? Et pourquoi ? J'ai bien envie de dire "c'est comme ça, voilà tout". Mais la raison est plus profonde, bien ancrée dans ma mémoire. Alors que tout semble aller bien aujourd'hui, j'étouffe, je me noie lentement et silencieusement. Je n'ai plus le choix : je dois retourner près des miens. Déterrer le passé, réparer mes erreurs et affronter mes démons ne sera pas de tout repos mais il le faut. Pour trouver un brin de sérénité. Si tant est que ce soit possible, un jour.