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Un coeur d'enfant. Enquête généalogique sur l'expérience de l'enfant Tome 1, S'émanciper et s'épanou
Dubreucq Eric
L'HARMATTAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782343121840
L'expérience de l'enfant a acquis, durant les deux derniers siècles, une centralité marquant en elle la nouveauté d'un événement : c'est ce dont cet ouvrage proposera la généalogie, en suivant une inspiration d'origine foucaldienne. Ce livre explorera les pratiques et les techniques - éducatives, pédagogiques - qui, durant cette période, au travers de leurs multiples formulations et conceptions, organisent la production, dans l'enfant, de son être intérieur et intime, la configuration et la formation, en lui, d'un sujet. De cette expérience, qui fait de sa subjectivité ou de son intériorité un lieu central de problématisation, on retracera, en France, la naissance et le développement des trois stratégies traversant les conceptions "utopiques" ou "mystiques" du début du XIXe siècle, celles de la pédagogie sous la IIIe République et, dans la première moitié du XXe siècle, du mouvement de l'"éducation nouvelle". Distribuée en deux volumes intitulés S'émanciper et s'épanouir et Socialiser et libérer, cette enquête examinera, en premier lieu, les formes et les normes de ces processus de configuration de sa substance intime, en parcourant un certain nombre de lieux pratico-discursifs de production du coeur et de l'intériorité enfantine : jeu, activité, amour. Elle exhumera trois grandes stratégies de subjectivation : celle qui se charge d'assurer l'épanouissement du sujet dans l'enfant en cultivant, en lui, les germes de son intériorité, celle qui cherche à garantir son émancipation par la socialisation de son être, celle, enfin, qui culmine dans le projet de sa libération et arrime ses pratiques au développement de sa nature et de ses besoins. Le second volume scrutera, en premier lieu, les formes et les normes chargées de discipliner en lui une personnalité "équilibrée". Il y opposera l'étude, dans le mouvement de l'"éducation nouvelle", de deux grands dispositifs "utopiques" de l'art de libérer l'enfance : celui qui s'efforce d'en déployer l'être en favorisant l'apparition d'une "société des enfants" et celui qui, en organisant le travail enfantin, tente de remonter vers une "enfance des sociétés" pour en dériver une société renouvelée. Dans cette expérience de l'enfant rythmée par des stratégies parfois convergentes, souvent en conflit, un pouvoir de subjectivation et de configuration de l'être enfantin se déploie depuis deux siècles, dont la cible est le "coeur" de l'enfant et dont la forme est celle d'une "pastorale de l'enfance".
L'homme contemporain a coutume de se concevoir comme une profondeur intérieure. Chacun pense être un monde intérieur et une aventure subjective. Une histoire du sujet révèle cependant que la subjectivité n'est qu'une figure récente de la disposition du rapport à soi. Ainsi, les Confessions d'Augustin, souvent données en prototype des autobiographies apparues à l'âge moderne, témoignent-elles d'une organisation différente du rapport à soi : le sujet ne s'y développe pas comme intériorité subjective, mais suivant des modalités pratiques de constitution et de transformation de soi empruntant leurs règles et leur puissance à l'Écriture. Texte adressé à ses destinataires pour leur prescrire les modalités du travail sur soi au terme duquel le sujet adopte le rapport à soi qui lui permet de voir le jour, les Confessions empruntent la règle de leur écriture aux Écritures : l'exégèse de soi et l'application à soi des Écritures fournissent leur cadre aux exercices spirituels organisant le travail sur soi. Rompant avec les modes d'organisation du rapport à soi de la période précédente - néo-platonisme et manichéisme -, Augustin inaugure une figure singulière du rapport à soi dans laquelle naît un sujet sans subjectivité. La figure chrétienne de l'individu modelée par la pratique des Écritures, fait l'originalité des Confessions et se distingue de la figure moderne, née avec Rousseau, d'une subjectivité cherchant à se retrouver dans l'authenticité de sa singularité.
L'expérience de l'enfant a acquis, durant les deux derniers siècles, une centralité marquant en elle la nouveauté d'un événement : c'est ce dont cet ouvrage proposera la généalogie, en suivant une inspiration d'origine foucaldienne. Ce livre explorera les pratiques et les techniques - éducatives, pédagogiques - qui, durant cette période, au travers de leurs multiples formulations et conceptions, organisent la production, dans l'enfant, de son être intérieur et intime, la configuration et la formation, en lui, d'un sujet. De cette expérience, qui fait de sa subjectivité ou de son intériorité un lieu central de problématisation, on retracera, en France, la naissance et le développement des trois stratégies traversant les conceptions "utopiques" ou "mystiques" du début du XIXe siècle, celles de la pédagogie sous la IIIe République et, dans la première moitié du XXe siècle, du mouvement de l'"éducation nouvelle". Distribuée en deux volumes intitulés S'émanciper et s'épanouir et Socialiser et libérer, cette enquête examinera, en premier lieu, les formes et les normes de ces processus de configuration de sa substance intime, en parcourant un certain nombre de lieux pratico-discursifs de production du coeur et de l'intériorité enfantine : jeu, activité, amour. Elle exhumera trois grandes stratégies de subjectivation : celle qui se charge d'assurer l'épanouissement du sujet dans l'enfant en cultivant, en lui, les germes de son intériorité, celle qui cherche à garantir son émancipation par la socialisation de son être, celle, enfin, qui culmine dans le projet de sa libération et arrime ses pratiques au développement de sa nature et de ses besoins. Le second volume scrutera, en premier lieu, les formes et les normes chargées de discipliner en lui une personnalité "équilibrée". Il y opposera l'étude, dans le mouvement de l'"éducation nouvelle", de deux grands dispositifs "utopiques" de l'art de libérer l'enfance : celui qui s'efforce d'en déployer l'être en favorisant l'apparition d'une "société des enfants" et celui qui, en organisant le travail enfantin, tente de remonter vers une "enfance des sociétés" pour en dériver une société renouvelée. Dans cette expérience de l'enfant rythmée par des stratégies parfois convergentes, souvent en conflit, un pouvoir de subjectivation et de configuration de l'être enfantin se déploie depuis deux siècles, dont la cible est le "coeur" de l'enfant et dont la forme est celle d'une "pastorale de l'enfance".
La dimension européenne du monachisme luxovien avait déjà été largement évoquée lors de la commémoration, en 1950, du XIVe centenaire de la naissance de Colomban. Soixante-cinq ans plus tard, les vingt-neuf contributions réunies dans ce volume à l'occasion du XIVe centenaire de la mort du grand abbé irlandais entendent réexaminer les origines et les apports de ce "phénomène monastique" et dresser le bilan d'une recherche particulièrement prolifique ces dernières années. Celle-ci s'est engagée dans de nouveaux champs d'investigation, au nombre desquels on retiendra plus particulièrement un réexamen critique des sources écrites et l'archéologie. Le premier se révèle fondamental pour une meilleure connaissance de Colomban et de son environnement spirituel, religieux ou encore politique. La relecture des conditions et des modalités d'installation des monastères de Colomban en Gaule et en Italie figure parmi les apports majeurs du second. Plus largement, c'est un nouveau pan de la connaissance des établissements du très haut Moyen Age, de leur contexte de fondation comme de leur topographie, que nous ouvrent les contributions archéologiques présentées dans cet ouvrage. Reprenant le programme du colloque qui s'est tenu à Luxeuil-les-Bains du 16 au 20 septembre 2015, ce volume se compose de quatre volets. Le premier est consacré à un état des lieux de la Gaule et de l'Italie à l'arrivée de Colomban, envisagé à travers les problématiques de circulation et l'étude de monastères précoces. Une seconde partie s'attache plus précisément aux aspects topographiques et au contexte des fondations du saint Irlandais. Sont approfondies ensuite les notions de conflits, de réseaux et de vie religieuse au temps des premières communautés. Pour finir, c'est la question de la "famille luxovienne" et des monastères mérovingiens qui est examinée au travers de nombreux exemples. Ce nouveau panorama permet d'entrevoir des traits communs aussi bien que des spécificités qui tiennent à de multiples facteurs. Il met en évidence une assimilation rapide de l'influence insulaire, tout en rappelant le rôle essentiel des fondations luxoviennes dans l'expansion du monachisme occidental au haut Moyen Age.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.