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Droit et épistémologie. L'Organon du droit
Dubouchet Paul
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782296070196
En prenant pour objet le droit, l'épistémologie ne fait pas irruption dans un monde qui lui est totalement étranger dans la mesure où, prétendant fixer le statut de la connaissance, elle n'a cessé de se poser des questions " de droit " au sens le plus général du terme, comme le faisait déjà ce premier grand traité d'épistémologie qu'est l'Organon d'Aristote dont on a trop souvent méprisé le cinquième livre, les Topiques première exploration de la " raison pratique ". L'épistémologie du droit est la " connaissance de droit de la connaissance juridique ". Si l'épistémologie est déjà une discipline du deuxième degré, l'épistémologie du droit l'est deux fois, ce qui montre que le droit est certainement la plus épistémologique des disciplines, comme l'épistémologie en est la plus juridique, si elle n'avait tendance à oublier de fixer d'abord à elle-même son propre statut, faisant fi de l'adage medice, curare ipsum. Cette problématique toutefois n'est pas inutile dans la mesure où elle peut déboucher sur un renouvellement de la science du droit, peut-être même des sciences humaines, et jusqu'à une redéfinition de la place de la science dans une société vraiment humaine combat qui est loin d'être gagné !
Entre Hegel, "le philosophe du christianisme", et Girard, "l'anthropologue du christianisme", il y a un fossé de deux siècles marqués par une montée considérable de la violence dont Auschwitz et Hiroshima restent les premiers sommets. Cette "montée aux extrêmes" que Hegel n'avait pas prévue, son contemporain Clausewitz l'a parfaitement perçue. Si Hegel et Clausewitz sont "les deux grands penseurs de la guerre", seul Clausewitz permet de penser l'actuel et terrible phénomène du terrorisme. De même, si Hegel décrit le devenir historique comme une triomphante "Odyssée de l'esprit", Girard, à la lumière de Clausewitz, mais aussi d'Hölderlin, en révèle le sens apocalyptique. Le passage de Hegel à Girard est donc celui "de la guerre au terrorisme" et de "l'Odyssée de l'esprit à l'Apocalypse".
7 janvier et 13 novembre 2015 : ce petit livre était à peine achevé que la France subissait deux répliques du grand séisme terroriste du 11 septembre 2001. 4 novembre 2015 : neuf jours avant les derniers attentats, s'éteignait, aux Etats-Unis, seul comme n'importe quel homme, René Girard qui, du 11-Septembre, avait tout compris et tout expliqué... A nous, il nous reste de poursuivre la tâche de Girard, son oeuvre de réconciliation de l'humanité, de réparation du schisme planétaire de notre époque dont le terrorisme est la conséquence la plus terrible : telle est la seule option aux heures tragiques.
Des religions archaïques au christianisme, René Girard refait l'histoire d'une difficile conquête, celle de l'universalité, de l'amour, de la raison et de la liberté qui sont les traits distinctifs de "l'esprit du christianisme". Il est non seulement "le Darwin de la culture" (Michel Serres), mais aussi "le Darwin de la religion". Du premier christianisme au catholicisme, Girard n'a pas poursuivi cette histoire, bien que tous les éléments se trouvent dans son oeuvre : il ne restait plus qu'à la reconstituer par son fil conducteur, "l'esprit du catholicisme", parfaite expression de "l'esprit du christianisme".
Grâce à Michel Villey, écoutons ce que saint Thomas a à nous dire sur le droit et la politique, sur l'épistémologie du droit et de la politique en particulier ! Cette dernière, qui est, par excellence, une épistémologie de la raison pratique (et donc des sciences humaines), apparaît comme la seule véritable épistémologie, à l'opposé de celle de la raison théorique (c'est-à-dire des sciences prétendues exactes) qui est bien souvent dépourvue de sens puisque se confondant avec le développement même de ces sciences. Dans la tradition d'Aristote, cette véritable épistémologie ne peut que rejoindre la science première et universelle, la métaphysique, omniprésente dans la Somme théologique qui s'ouvre et se ferme sur Dieu, mais qui est si pleine de l'homme, car elle est, comme toute grande philosophie, une psychanalyse intégrale. Alors nous pourrons reconsidérer la place du droit et de la politique, mais aussi de la science et de la philosophie, dans la destinée finale de la vie humaine.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.