Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Oeuvres poétiques. Tome 2 (écrits pour la voix)
Dubost Patrick
RUMEUR LIBRE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782355770425
Voici trente-cinq textes qui explorent, sous des angles et des formes variés, la question de la lecture à voix haute. Du murmure au cri. De la voix isolée à la voix démultipliée. De l'absence de rythme - ou plutôt de ce rythme complexe d'une langue qui ne voudrait rien savoir de sa musicalité - au rythme bien marqué, souligné jusque dans l'oeil. De la parole doucement narrative au langage déstructuré, ou en amorce de restructuration. Questionnements sur la syntaxe, la ponctuation, le chant des voyelles. Comment ce qui joue dans l'oeil dicte déjà sa musique. Comment la parole est ancrée dans un corps et comment le corps dicte aussi sa parole. De cette source de la parole à chercher tout autant au fond des yeux qu'au fond de la gorge ou du ventre. Des processus mécaniques, et par suite musicaux, de la pensée. Du mot comme objet sonore et visuel, palpable, impalpable. Trente-cinq textes écrits sur vingt-cinq ans. Pour la plupart souvent livrés en " lectures/performances " et parfois travaillés en studio. Vingt-cinq ans d'aventure à mettre à jour ces liens profonds entre le texte écrit et ce qu'il devient jeté dans l'air, abandonné aux ondes sonores et aux gestes, abandonné dans l'éphémère. Comment ce qui est gravé dans la page, suffisamment dense et travaillé, peut sortir du livre et jongler avec les voix et les corps, et plus loin la lumière, en toute liberté.
Résumé : Cette année, le Printemps des Poètes a choisi pour thème la grâce, ce joli livre en est la parfaite illustration. Patrick Dubost et Albane Gellé parlent, chacun à sa manière dans ce recueil qui présente les deux textes tête-bêche, de l'émerveillement que sucite le monde. Textes lumineux qui montrent comment la gratitude contribue à nous faire tenir debout et adoucit la vie. Ce livre a été aussi écrit pour céébrer l'amitié qui lit Patrik Dubost et Albane Gellé depuis maintenant exactement 20 ans.
Je n'ai jamais bien su qui je suis. Ni à quoi je ressemble. Ni où je vais. Je crois que je ne ressemble à rien et que je ne vais nulle part. Je sais que la nuit me va bien. Je suis là ce soir pour tenter quelque chose avec vous.
Souvent je n'ai pas d'autre solution que me rendormir dans le souvenir de m'être endormi. /Un cimetière coloré & plein de vie. Les morts inventent des jeux microscopiques, en circulation dans les herbes hautes. / /Parfois nous arrive le bruit d'un avion par un tunnel de lumière & c'est là qu'il nous reste cinq secondes pour tenter d'exister un siècle. / 150 poèmes numérotés accompagnés de 100 dessins de Grégoire Fournier.
En 1954, frappé du verdict sans appel d'inaptitude à la vie religieuse par la Société de Marie qui lui interdit de renouveler ses voeux, Marius Alliod perd sa raison d'être en ce monde. À l'âge de 24 ans, il se voit exilé dans une forteresse de silence, bien loin de l'espace enchanté où son coeur s'était enflammé. C'est près de cinquante ans plus tard qu'il entreprend cette correspondance fictive avec son directeur spirituel d'autrefois, ce "Père" auprès de qui il dépose sa plainte tragique et son indignation. Trente lettres demandant raison de cette exclusion sans parole, sans confrontation avec ses juges ; éprouvés posthumes devenus pures réminiscences d'un chagrin si puissant qu'il le laissa dans la stupeur du deuil de son désir et la honte angoissée d'avoir failli à son devoir d'amour. Chaque lettre verse le flot furieux de prières et de plaidoyers malheureux destinés à briser cette chape de silence et affronter une hiérarchie coupable d'avoir usurpé le pouvoir de valider l'appel de Dieu ! C'est une âme qui se sonde jusqu'à l'épuisement de toute raison, qui entend la détresse d'une enfance captive de la souffrance d'une mère abîmée en un puits sans fond de mélancolie. Au lendemain de son renvoi, elle lui adressera les dernières lignes écrites de sa main : lamentation sans espoir devant la perte de sa vocation, mais aussi cri ultime d'amour auquel répondent peut-être toutes ces lettres, insistantes et belles dans la pureté d'une langue tendue jusqu'à se rompre, modulant tour à tour au sein de l'ample bercement de la rhétorique ce tremblement intérieur d'une poésie du coeur et la violence éruptive d'une voix qui cherche encore ce lieu où s'éprouve la présence du maître de la Parole.
Une nouvelle république populaire affronte la vieille République Parlementaire dans une guerre de Sécession entre le Sud et le Nord de l'Italie. Le personnage principal, Vanni, reporter de guerre, nous fait découvrir un Sud aux prises avec une Unité Italienne qui n'en finit pas de sombrer. Un conflit avec des vraies armées, des maquisards qui se disputent le poumon écologique de la botte, des villes présidées par des conseils révolutionnaires, des communes agricoles emblèmes de la nouvelle économie, des camps de rééducation, des fanatiques, des apparatchiks, des exécutions publiques. Sans concessions avec lui-même, Vanni cède à toutes les dérives de son périple, sans jamais lâcher la plume, sous le soleil d'un Sud qui a éclairé toutes les tragédies historiques et aussitôt séché leur sang. Chaque palier du conflit fratricide est soumis à l'épreuve de l'amour qui traverse ce livre de part en part. Ce roman a été écrit au milieu des années 70, dans la tourmente qui a emporté le rêve révolutionnaire du grand Parti Communiste Italien et le décor mental hérité d'Octobre 1917. Andrea Genovese revisite les conséquences du " tournant historique ", avec une lucidité que l'histoire récente de l'Italie n'a cessé de confirmer, jusqu'à la naissance des mouvements qui prônent l'indépendance de la Sicile, face aux Ligues du Nord. Croissant de lune faucon et marteau est une entreprise de déconstruction de l'Italie contemporaine menée avec les meilleures armes littéraires : le néo-réalisme, la culture classique et le baroque aux accents inimitables. Il inaugure une oeuvre narrative de grande ampleur qui s'attache à écrire l'histoire d'un peuple jusqu'ici privé de lettre. L'énergie des chocs culturels, l'humour et la tendresse se retrouvent dans ce premier roman publié en 1983.