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La Licorne N° 97/2012 : Le théâtre de Lagarce du point de vue de la joie. Sur Derniers remords avant
Dubor Françoise
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753517622
À première vue, une perspective de lecture du théâtre de Jean-Luc Lagarce, qui associe son théâtre à la joie, contrevient aux idées reçues qui tendent à le spécialiser au contraire dans la défaite de la vie vouée à la maladie mortelle, aux malentendus qui briment la communication entre les êtres, à une souffrance sans issue... Il ne s'agit pas tant, ici, de considérer le théâtre de Lagarce comme une illustration littérale de la joie, mais selon sa capacité à travailler cette notion de joie. Et la source étymologique du terme, signifiant lien à titre de premier indice, peut nous inciter à rendre compte de tous les réseaux de communication tressés entre les personnages, y compris dans leurs failles (plutôt que leurs faillites, puisque d'une manière ou d'une autre, il y a bien communication, il y a bien transmission de sens, dans les failles mêmes des discours qui fondent aussi tout leur dynamisme, failles et sens confondus auxquels les personnages de Lagarce ne sont ni sourds ni insensibles, même si les mots voient souvent leur sens déplacé). Le théâtre de Lagarce met bel et bien en travail la question du lien, cette source lexicale et sémantique fondatrice de la joie. Gilles Deleuze dans son Abécédaire, passant par Spinoza, Nietzsche, Foucault, munit la joie de ses zones d'ombre et de lumière, dit la joie et son opposé, dit comment et pourquoi. C'est ainsi, semble-t-il, que nous pouvons, à partir de sa réflexion, lire - questionner - le théâtre de Jean-Luc Lagarce. A la lumière, aussi, de quelques autres, Pascal, Bergson, Rosset, la joie est ici examinée, en particulier dans deux pièces : Dernier remords avant l'oubli, et Juste la fin du monde.
En 1938, dans son laboratoire de l'institut Rockefeller, de New York, le Pr René Dubos découvre le premier antibiotique, la Tyrothricine. Cette découverte extraordinaire, passée inaperçue, ouvre alors la voie à d'autres équipes de chercheurs qui mettent au point, en 1942, la Pénicilline. Dans les années 1960-1970, le Professeur Dubos, après avoir consacré toute sa carrière à la Recherche, entame alors une réflexion sur les rapports HOMME/NATURE et sur la place de l'homme dans le Cosmos. Il co-préside, en 1972, la conférence de Stockholm - prémisses de celle de Rio, en 1992. Le Flambeau de la Vie, publié en 1962 aux USA., est à la fois la réflexion d'un grand scientifique, d'un chercheur, qui a réalisé, tout au long de son extraordinaire carrière, que le Futur de l'Homme n'appartient qu'à lui seul - mais, en symbiose avec la Nature qu'il a apprivoisée et façonnée pour y vivre et s'y développer.
S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères : un rappel du contexte historique et littéraire ; les grandes "problématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de l'?uvre ; le "travail du texte" consacré aux questions de langue, de stylistique et de grammaire ; des outils méthodologiques : chronologie, glossaire, bibliographie ; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.
Résumé : Loin d'être une simple forme canonique, le monologue se révèle protéiforme, paradoxal et transgressif, repoussant sans cesse les frontières qui pourraient le définir, et s'impose, dans ses formes comme dans ses enjeux, comme un lieu d'expérimentation, d'exposition de l'acteur aux prises avec son personnage, un moment singulier de virtuosité, de trouble et d'interrogation. Plus encore, pouvant tresser la théâtralité la plus ostensible avec la plus grande intensité fictionnelle, il est un point de condensation exemplaire à travers lequel toute la relation théâtrale se retrouve interrogée. Ce volume explore ses incarnations et les questions qu'il soulève dans leur multiplicité, au fil d'une traversée historique centrée sur trois moments clés de notre modernité occidentale. Il s'attarde tout d'abord sur l'aube du théâtre . dramatique" européen (comédie italienne de la Renaissance, théâtres élisabéthain et du Siècle d'or espagnol, drame baroque allemand, théâtre pré-classique et classique français), avant d'interroger la mise en crise de ce modèle telle qu'elle se joue autour de la fin du XIXe siècle (de Jules Laforgue à Ibsen en passant par le monologue fumiste), pour enfin s'attacher aux enjeux du "solo sur la scène contemporaine, des écritures dramatiques françaises à la performance américaine, et s'ouvrir également à la question du monologue au cinéma.
A bord d'un paquebot voguant vers la Chine, alors que tombe l'éclat implacable de midi, quatre personnages voient leur destin scellé : Ysé, accompagnée de son mari de Ciz, retrouve son ancien amant Amalric et fait la connaissance de Mesa, avec qui elle vivra une passion amoureuse intense. De l'océan Indien à Hong Kong, le drame va se nouer autour de ces amours impossibles, montrant l'étendue de la passion qui dévore les amants et leur aspiration à sa douloureuse autant que lumineuse transfiguration. Inspiré de la foi complexe de l'auteur et d'un amour réellement vécu, Partage de midi (1906) est un drame transgressif d'un style brûlant et poétique, qui donne à lire toute la modernité de Claudel.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.