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Premières leçons sur la sociologie de Raymond Boudon
Dubois Michel
PUF
10,50 €
Épuisé
EAN :9782130493518
La démarche définie par le sociologue Raymond Boudon est à la fois novatrice par ses méthodes et essentielle par ses résultats. Appliquée à de nombreux objets - parmi lesquels l'inégalité des chances scolaires, la mobilité sociale, l'adhésion aux croyances collectives - elle démontre la fécondité des principes de l'individualisme méthodologique et plus globalement encore de la sociologie de l'action. Cet ouvrage se propose de présenter l'auteur en rappelant non seulement les principales étapes de son parcours intellectuel et professionnel, mais également sa conception générale de la sociologie comme " science " ; d'exposer ce qui fait à la fois la cohérence et la spécificité de la démarche sociologique définie par Raymond Boudon par rapport aux autres traditions sociologiques. Les concepts d'Action, de Rationalité, d'Agrégation, entre autres, sont approfondis ; d'illustrer à de nombreuses reprises la valeur explicative de la sociologie de l'action, c'est-à-dire sa capacité à éclairer le réel en expliquant des phénomènes ; de présenter enfin les grands axes de la discussion critique suscitée par les divers aspects de l'?uvre sociologique de Raymond Boudon.
Dubois Michel J.-F. ; Giust-Ollivier Annie-Charlot
Résumé : Nous sommes en train de heurter les limites physiques de notre croissance planétaire. Energies, atmosphère, eaux, sols, biodiversité, mer, minéraux deviennent des indicateurs des mutations en cours. Cela demande un changement qualitatif sans précédent dans l?histoire de l?humanité. Une terrible crise économique, sociale, géopolitique s?annonce, mais nous pouvons y répondre. Une utopie ? Pas sûr. Après l?analyse de nos aveuglements, des habitudes qui mènent à des erreurs suicidaires, des croyances qui nous conduisent à des actions stériles, montrant l?interaction des différents champs, l?auteur explore les possibilités et décrit un programme global de transition énergétique exigeant une mobilisation démocratique et misant sur la créativité. Il est urgent de coordonner et d?accentuer nos actions selon les limites reconnues, dans l?interaction des différents niveaux, dès maintenant et pour les décennies à venir.
Résumé : La nouvelle sociologie des sciences réunit un ensemble d'études consacrées aux programmes de recherche dits " fort " et " constructiviste ". Ces programmes, véritables orthodoxies en sociologie des sciences, ont en commun de se focaliser sur le processus de la recherche et d'en donner une représentation singulière : " relativiste " pour le premier, " contingentiste " pour le second. Là où les ouvrages existants consacrés à ces programmes prennent essentiellement le parti de la description, il revendique celui de l'analyse critique. Il propose une réflexion d'ensemble sur les limites de ces approches sociologiques et sur la représentation des sciences qui s'y rapportent : limites de la conception générale de l'explication sociologique et de ses applications, du caractère inédit de ses thèses et principes généraux, de la transposition de données et démarches venues de disciplines voisines, etc. L'ouvrage vient à la suite de l'affaire Sokal au cours de laquelle les représentants de la " nouvelle sociologie des sciences " ont été ouvertement pris à parti par une partie de la communauté scientifique. Il n'invite pas à l'abandon de l'analyse sociologique du processus de recherche mais à une redéfinition des modalités de cette analyse.
Pourquoi le général De Gaulle a-t-il parlé le 18 juin ? Pourquoi l'histoire japonaise des quarante-sept Ronins est-elle devenue un mythe ? Que signifie la geste du roi Arthur ? Comment a disparu l'homme de Néandertal ? Qui était Galilée ? Michel Dubois continue son exploration des mythes et dévoile toujours davantage de similitudes, de consonances et même d'étranges coïncidences. Dans ce nouvel ensemble de récits, l'histoire, le mythe, la science, la recherche de la sagesse, le conte et le songe se rencontrent au point que leurs frontières semblent poreuses. Tout s'enchevêtre, se répond et l'imprévu qui émerge de chaque histoire enrichit les autres récits, pourtant bien différents, s'accordant ainsi avec ceux du précédent livre. Le dernier texte met en scène l'auteur lui-même face à ceux dont il a parlé. Peut-on impunément revoir le sens de ce qui nous a formé et en reconstruire la trame ? Après Le rire de Sisyphe, Michel Dubois persiste et signe sa seconde étude des mythes, en élargissant son propos au domaine historique. Les grands symboles qui fondent notre modernité se reconnaissent au fil des pages. Et pourtant chaque récit réussit à nous surprendre, révèle des éléments inattendus... Krishna, Napoléon, Frankenstein : chaque personnage est décrit à travers le prisme de la nouveauté. L'auteur adopte une nouvelle approche, rafraîchissante, et nous donne les clefs pour appréhender différemment le monde qui nous entoure. Une fois de plus, c'est un livre sérieux et ludique. Michel Dubois remet les mythes au goût du jour et nous prouve que ceux-ci sont non seulement indémodables, mais également essentiels à la bonne compréhension du monde qui nous entoure.
Résumé : La sociologie des sciences a contribué, avec l'histoire et la philosophie des sciences, à enrichir notre connaissance des conditions d'exercice de la pratique scientifique. En analysant les formes de communication entre chercheurs, le rôle des normes professionnelles, la préparation des publications ou, le plus souvent, en entrant dans les laboratoires pour y suivre le cours ordinaire de l'investigation scientifique, les sociologues décrivent la complexité des mécanismes sociaux et cognitifs à l'oeuvre dans l'élaboration et la diffusion des innovations. Cette dynamique de recherche sociologique relative aux sciences et aux connaissances scientifiques n'a toutefois pas suivi une voie unique. L'ambition de cet ouvrage est d'offrir au lecteur, profane ou averti, une représentation de l'évolution plurilinéaire de la sociologie des sciences tout confrontant plusieurs approches, d'origines théoriques diverses, autour d'un certain nombre de grands thèmes, parmi lesquels : principes fondateurs de la communauté scientifique, formes organisationnelles du travail scientifique, implications épistémologiques de l'analyse sociologique des sciences, détermination sociale du " choix " des problèmes, du " contenu " des théories ou encore des " raisonnements " scientifiques.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.