Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'enseignement de l'italien en France (1880-1940). Une discipline au coeur des relations franco-ital
Dubois Jérémie ; Pécout Gilles
UGA EDITIONS
26,00 €
Épuisé
EAN :9782843102998
Pourquoi ont-ils choisi l'italien ?" A la fin du XIXe siècle, un universitaire refuse sèchement de soutenir les rares maîtres d'italien en France. L'italien est alors une langue "suspecte", jugée trop facile pour former les esprits. Elle suscite aussi une hostilité politique car l'Italie est alliée à l'Allemagne, qui vient de remporter la guerre de 1870. Quelques pédagogues, pourtant, rêvent que les cours d'italien préparent la Revanche, en rapprochant Rome et Paris. Ils initient une large mobilisation franco-italienne et créent, à partir de Grenoble, un italianisme universitaire, puis un enseignement secondaire de l'italien. L'immigration italienne, elle, est écartée et parfois même stigmatisée par ce mouvement de réveil de l'italien en France. Quand l'Italie rejoint les Alliés, en 1915, des professeurs d'italien jouent un rôle clé dans la propagande de guerre italo-française. Certains d'entre eux saluent ensuite l'arrivée de Mussolini au pouvoir et, en 1930, le Duce est même érigé en auteur d'agrégation. Néanmoins, des enseignants d'italien ont combattu la politique d'influence par la langue menée par le régime fasciste à travers la Société Dante Alighieri et l'envoi de lecteurs d'italien prosélytes dans les universités françaises. Croisant les perspectives diplomatiques et éducatives, cette histoire socioculturelle des études italiennes et des italianisants du premier XXe siècle éclaire les rapports entre l'école républicaine française et les langues et cultures étrangères.
Le roman policier est à peu près le seul genre qu'ait inventé la littérature moderne. Mais il y a plus étonnant : ce même roman, réputé ludique, réputé trivial, est l'expression de la modernité même, dont il accompagne la naissance et le développement. Elle fait de lui, aujourd'hui, une forme universelle, transmédiatique, interchangeable. Le policier comme grande forme moderne est ici décrit et interrogé en référence à sa tradition française. Il l'est à travers une histoire, c'est-à-dire le moment d'une émergence ; il l'est à travers des structures et des odes spécifiques de fonctionnement ; il l'est en trois expériences de création (Leroux, Siménon et Japrisot), qui voient cette forme accéder à un sens politique. Curieusement, ce sens s'accompagne d'une figuration mythique où se reformule sans trêve l'expérience oedipienne. Bref, si, pour notre plaisir, le polar reste le polar, le lire distraitement n'est plus possible désormais.
Méthode de self-défense composée de techniques d'atémis, de clés, de projections, le tai-jitsu-do est un art martial qui puise ses origines profondes dans la pratique asiatique ancestrale de l'autodéfense, dans le strict respect du code du budo. Militant pour une self-défense " réaliste ", Daniel Dubois propose ici des techniques interchangeables, efficaces, adaptées à la morphologie de chacun et aux différents types d'agressions les plus courantes aujourd'hui. Avec près de 400 photos, des explications très claires, très accessibles, L'Essentiel du tai-jitsu-do permettra aux débutants de progresser rapidement sur la voie de la défense martiale et aux pratiquants confirmés de parfaire leurs techniques des enchaînements et des katas. L'Essentiel du tai-jitsu-do en clair sera demain un manuel de référence incontournable pour tous les passionnés de self-défense, hommes et femmes.
Les débats contemporains sur les classifications psychiatriques illustrent la complexité des troubles mentaux. Ces tensions ne sont pas seulement cliniques mais relèvent de défis théoriques, méthodologiques et épistémologiques. L'un de ces débats concerne la tendance à s'éloigner des catégories diagnostiques conventionnelles. L'attention se porte alors sur les symptômes individuels et leurs interactions. Une telle interaction entre des symptômes s'aligne sur l'intuition du praticien à qui apparaît un ensemble de manifestations cliniques : il perçoit en effet un réseau de problèmes qui s'influencent mutuellement. Les réseaux de symptômes discutent cette intuition clinique au prisme de la philosophie de la psychiatrie et de la modélisation. Cette introduction aux réseaux de symptômes est destinée à un public de cliniciens et de chercheurs en psychologie et en psychiatrie non spécialistes, mais intéressés par les nouvelles classifications, les approches émergentes, la modélisation, les apports de la science des réseaux et la philosophie de la psychiatrie.
Simon Jean-Paul ; Tozzi Michel ; Auriac-Slusarczyk
Cet ouvrage est le fruit d'un dialogue entamé par une vingtaine de chercheurs d'horizons géographiques différents (Belgique, Canada, France et Suisse), et de domaines de recherche variés (philosophie, sciences du langage, ergonomie, psychologie, didactique...), lors d'un séminaire d'automne organisé en octobre 2015 par le laboratoire LiDILEM : "Regards croisés de philosophes, linguistes, didacticiens, psychologues, ergonomes ... sur une discussion à visée philosophique : ''pourquoi on dit : c'est pas juste''" http : //lidilem. u-grenoble3. fr/actualites/seminaires-periodiques/seminaire-phileduc-axe-2/article/seminaire-d-automne-phileduc (Lien -> http : //lidilem. u-grenoble3. fr/actualites/seminaires-periodiques/seminaire-phileduc-axe-2/article/seminaire-d-automne-phileduc)
D'où viennent les ZAD (zones à défendre) ? Qu'est-ce que l'"autonomie politique" comme régime d'action ? En donnant à lire l'autonomie politique dans son contexte actuel puis s'appuyant sur une enquête menée en grande partie sur la ZAD Notre-Dame-Des-Landes, cet ouvrage analyse des occupations territoriales associant stratégie défensive et déploiement de formes de vie totales. Se plaçant en dehors du système marchand et capitaliste, l'autonomie politique défend jusque dans ses alliances les plus récentes avec l'écologie, l'idée que des formes politiques et sociales émergentes sont irréductibles et doivent résister à toute tentative de formalisation (notamment par la sociologie) ou d'institutionnalisation. L'étude menée par Sylvaine Bulle restitue l'épaisseur d'un monde, celui des ZAD, qui par sa nouveauté et sa radicale différence, échappe au regard de la sociologie classique et en questionne la posture. L'enquête permet d'identifier la diversité au sein des groupes autonomes et affinitaires, mais également les fondements normatifs, économiques d'un projet incarné spatialement et dont les grammaires sont structurées autour de principes : la non domination, la solidarité ainsi que le refus de toute extériorité renvoyant à l'Etat. Sylvaine Bulle tente une incursion dans ce que certains ont appelé la "zone du dehors", auprès d'acteurs qui bousculent l'ordre social jusqu'à la démarche sociologique même.