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FIGURES DU DESIR - POUR UNE CRITIQUE AMOUREUSE
DUBOIS JACQUES
IMPRESSIONS NOU
18,30 €
Épuisé
EAN :9782874491184
Réalités psychiques, les personnages des romans vivent en nous avec plus ou moins d'intensité. À quelques-uns, nous réservons un accueil si particulier que nous aimerions nous introduire dans leur univers. C'est bien ce que fait ici l'auteur en donnant vie à quelques figures, en majorité féminines, avec lesquelles il a noué des relations de vive affection. Ce qui l'autorise à leur conférer une autonomie particulière, allant jusqu'à infléchir, au gré d'une interprétation des oeuvres correspondantes, leurs destins. C'est pour lui façon de rendre justice à des personnages que leurs créateurs n'ont pas entièrement cernés, depuis la Valérie Marneffe de Balzac jusqu'à la Marie de Jean-Philippe Toussaint. C'est aussi manière d'inviter chaque lecteur à aborder les fictions dans lesquelles ils se plongent comme si elles n'étaient pas entièrement achevées.
Résumé : " Cet auteur ne cesse pas d'offenser ", disait de Stendhal le philosophe Alain. De fait, Stendhal offense, heurtant les opinions convenues et bousculant les modèles reçus de la représentation. Il y va d'une forme d'engagement qui naît à même l'écriture, engagement d'abord littéraire, qui met en jeu le roman dans sa forme et ne craint pas de transgresser les règles implicites qui le gouvernent. Jacques Dubois montre dans ce livre que ce grand écrivain des enchantements amoureux est aussi le romancier le plus authentiquement politique que la France ait connu au XIXe siècle, décrivant sans pitié la glaciation que connut la société française durant la Restauration et la monarchie de Juillet. Tout le problème de Stendhal est en réalité de conjuguer deux mondes apparemment incompatibles, celui de la politique et celui de l'amour. Sa solution : faire de la passion amoureuse le lieu même de l'opposition politique. Or, dans ce jeu complexe, ce sont les femmes qui entraînent des héros moins résolus, tels que Fabrice Del Dongo et Julien Sorel, dans des actes éclatants de profanation symbolique. Plus généralement, la sociologie romanesque de Stendhal décrit chez ses personnages une lutte individuelle et collective pour la reconnaissance, qui met en cause tant le déterminisme des appartenances que les tyrannies du quotidien. Des personnages qui en disent long sur les rapports de société et sur ce que l'évidence de ces rapports dissimule. Au gré de ces épisodes, une science du social se fait jour, une science vagabonde, qui ne se réclame pas d'un programme explicite. Mais la lecture de Jacques Dubois montre aussi à travers quels biais l'auteur du Rouge et le Noir, au-delà de ses ambitions esthétiques, a ouvert la voie aux sciences sociales et les a accompagnées dans leurs développements.
Dans ce recueil d'entretiens, Jacques Dubois répond, sans complaisance et sans tabou, aux questions de Laurent Demoulin. Il évoque d'abord son milieu familial et social, son père instituteur communiste, sa mère pleine d'ambition pour ses fils, les premières lectures ... Ensuite, est commentée une carrière étonnamment diverse. Dubois ne s'est pas contenté d'enseigner la littérature française des XIXe et XXe siècles à l'université de Liège, il a aussi été professeur aux Etats-Unis, en Suisse, au Québec, à Paris ou à Madagascar. Il a par ailleurs développé une activité scientifique de premier plan en participant à l'aventure du Groupe µ et de sa Rhétorique générale, puis en publiant de nombreux ouvrages sur la littérature en référence à une sociologie, du Roman policier ou la modernité aux Figures du désir en passant par Pour Albertine. A quoi s'ajoute l'édition en Pléiade de l'oeuvre de Georges Simenon (avec B. Denis). Jacques Dubois a aussi dirigé le quotidien La Wallonie ; il a contribué à la naissance de collections, dont "Espace Nord" chez Labor et "Points Lettres" au Seuil, et a été un des rédacteurs du Manifeste pour la culture wallonne de 1982. Ces activités ne sont pas narrées froidement : elles donnent lieu à des anecdotes succulentes et à maintes réflexions. Mais il est question aussi des hommes et des femmes rencontrés par Dubois au fil du temps : parmi eux, Pierre Bourdieu occupe une place éminente aux côtés de personnalités aussi diverses qu'Hubert Nyssen ou Brigitte Lahaie ! Avant tout, pour Jacques Dubois la littérature est une raison de vivre et de combattre qu'il a aimé partager, ici même, avec Laurent Demoulin.
Résumé : De nombreux ouvrages ont été écrits sur l'histoire du Havre et de son port. Le but de ce nouvel ouvrage (son originalité peut-être) est de montrer comment les hommes, par leur courage et leur intelligence, s'appuyant sur les atouts du site choisi par François 1er ont assuré le développement de cet ensemble ville-port. Tous y ont contribué de génération en génération pendant près de 500 ans, responsables politiques, commerçants, industriels, ingénieurs, mais aussi simples acteurs de la vie quotidienne. Après sa création, Le Havre pouvait ne devenir qu'une simple bourgade autour d'un port de pêche ! Les atouts de son site lui ont donné logiquement un autre destin. Sa position stratégique, depuis les guerres de François 1er jusqu'aux récents conflits, y a contribué autant que son ouverture aux eaux profondes, en lui donnant la possibilité de recevoir les plus grands navires.
Un professeur de lycée proche de la retraite, Raymond Raymont, participe à un voyage scolaire à Londres. La traversée de la ville, que le personnage observe de manière aussi perspicace que mélancolique, n'est pas seulement l'occasion de faire le point sur sa situation présente, elle va aussi ranimer les souvenirs d'un autre voyage, quarante ans auparavant. Peu à peu affleurent des correspondances étranges, pour ne pas dire totalement improbables, entre passé et présent.
Gotlib nous a quittés le 4 décembre 2016. Sa disparition a suscité une cascade d'articles dans la presse, montrant bien l'impact que son oeuvre a eu sur au moins deux générations de lecteurs. Le fait que tous ses livres soient disponibles et constamment réédités en est un autre témoignage sûr. Cependant la littérature secondaire disponible sur Gotlib n'est pas à la hauteur de l'immense humoriste et rénovateur de la bande dessinée qu'il a été. On trouve surtout des recueils d'hommages, des écrits de circonstance et des approches biographiques, mais finalement peu de travail critique. La forme de l'Abécédaire est particulièrement appropriée pour tenter d'embrasser la totalité d'une oeuvre très dispersée, qui a connu des périodes très différentes, des supports de publication multiples, et qui comprend plusieurs collaborations importantes - sans oublier que Gotlib n'a pas été seulement un auteur, mais aussi un directeur de magazine, mentor de toute une génération de dessinateurs. Richement illustré, cet Abécédaire composé de soixante-neuf articles décrit l'oeuvre de Gotlib en étendue, en retraçant la généalogie et le caractère propre de tous ses personnages importants, et l'interroge dans ses dimensions narrative, comique, graphique, sociologique, transgressive, autobiographique, psychanalytique, voire politique.
Au premier abord, tout semble opposer le monde créé par Brassens à travers quelque 300 chansons et celui où évoluent Tintin et ses compagnons au long des 24 albums. L'univers des chansons est rèvé, légendaire, celui des Aventures est concret, comme une copie du réel. La poésie et la folie planent sur l'oeuvre du premier tandis que le petit reporter est immergé dans l'action. Brassens est un spectateur distancié, Tintin un aventurier engagé. L'un, amoureux des femmes, parle cru, l'autre, asexué, ignore le désir. Anticonformisme et anticléricalisme d'un côté, valeurs boy-scouts chrétiennes de l'autre. Et pourtant... Ces deux créations majeures du XXe siècle séduisent des publics communs. Est-ce seulement dù à l'immense talent de leurs démiurges ou à leur contemporanéité - 1921-1981 pour Brassens, 1907-1983 pour Hergé - qui suffirait à engendrer une connivence générationnelle et culturelle ? Ce livre démontre qu'une telle explication ne suffit pas : il existe des analogies, voire des affinités entre ces oeuvres apparemment si dissemblables. Contrairement à ce que pourrait laisser penser une approche superficielle, les "philosophies de vie" des personnages mis en scène par Georges Brassens et Georges Remi sont loin d'ètre incompatibles. Grâce à une analyse approfondie des récits du poète sétois et du dessinateur belge, Renaud Nattiez met en évidence des correspondances surprenantes, des similitudes insoupçonnées. Deux mondes parallèles, au double sens du mot : ils ne se confondent pas, ils ne se rejoignent pas, mais ils évoluent dans la mèmc direction comme si, au fil des ans1 Brassens s'était rapproché de Tintin et Tintin de Brassens. Renaud Nattiez est né entre Mouhnsart et Sète, lorsque Tintin s'apprétait a marcher sur la Lune et Brassens à enregistrer son premier disque. Le premier lui a donne le gout de l'ailleurs, le second celui du jeu avec les mot, de la langue française. L'auteur a publié Le Mystère Tintin (2016), Le Dictionnaire Tintin (2017), Les Femmes dans le monde de Tintin (2018). Ancien élève de l'ENA, ex-diplomate, il est docteur en économie.
Buyle Jean-Pierre ; Goldrajch Mikel ; Van Gerven D
Demain le palais de justice" est un livre de combat. Pour faire revivre ce colosse dantesque. Pour le faire renaître, enfin libéré de ses échafaudages. Pour vous le faire aimer. 50 artistes de grande renommée se sont engagés à nos côtés. Ils vous proposent leur vision du palais tel qu'il sera à la fin de ce siècle, lorsqu'il fêtera son bicentenaire. Avec vous, sauvons le palais de justice de Bruxelles !