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Oeuvre poétique. Tome 3, Au bout du monde
Du Fu ; Chapuis Nicolas
BELLES LETTRES
49,00 €
Épuisé
EAN :9782251450810
Dans ce troisième volume de l'oeuvre poétique de Du Fu (712-770), celui que les Chinois considèrent depuis le XIe siècle comme le plus grand et le plus sage des poètes, figurent 95 poèmes composés entre le printemps et l'hiver 759. Cette année est charnière dans la vie du poète : elle le vit renoncer à sa carrière gouvernementale et prendre la route de l'exil vers la province occidentale du Gansu. Tout au long de cette pérégrination, marquée par des conditions de vie extrêmement précaires et des sentiments lancinants d'errance, Du Fu chante l'abandon, l'indignation, la souffrance, l'ironie, la tristesse et parfois la consolation. Déterminé à préserver son intégrité morale face aux turpitudes des temps, il recherche aux confins de l'Empire un sanctuaire où se mettre à l'abri et, du moins l'espère-t-il avant de réaliser l'inanité de son entreprise, une situation lui permettant de faire vivre sa famille. Mais, dans ce "bout du monde" qu'il découvre à Qinzhou, la dernière métropole chinoise à l'ouest au croisement des espaces ouighours et tibétains, non seulement nul ne vient à son aide, mais de plus le poète est le témoin de l'incapacité du pouvoir impérial à contenir la pression croissante des " barbares " sur cette frontière dont la défense a été affaiblie par la guerre civile. Ses poèmes manifestent une dimension personnelle jamais atteinte jusqu'ici : le lettré confucéen, qui avait tant espéré éclairer le règne de son souverain, trouve dans les ressorts les plus intimes de ses émotions l'expression du désenchantement et de la solitude. Nombre de ces vers continuent d'inspirer aujourd'hui les intellectuels chinois, en raison de la puissance avec laquelle ils incarnent un humanisme forgé dans l'adversité. Abandonné de tous, il conduit femme et enfants affamés sur des corniches vertigineuses au fin fond du pays, à la recherche d'un logis qui se dérobe à chaque étape, et qui ne survit au bord des précipices que par la magie de ses chants : "la littérature honnit un destin accompli", dit Du Fu, "les démons se régalent des gens qui s'égarent... jette-donc un poème ! "
L'invité arrive et ma maison ne sera plus la même. Une poésie chinoise vieille de plus de mille ans, les joies de l'amitié et de l'hospitalité pour aujourd'hui !
Ce quatrième volume de l'oeuvre poétique de Du Fu (712-770) comprend les 88 poèmes composés entre décembre 759 et février 761 après qu'il eut quitté Qinzhou au Gansu pour rejoindre Chengdu, la préfecture régionale du Jiannan et l'ancienne capitale du royaume de Shu (l'actuelle province du Sichuan). L'adversité est le compagnon de l'exil : à près de cinquante ans, Du Fu - qui n'est pas parvenu à trouver le refuge convoité à Qinzhou, est contraint de reprendre la route avec sa femme et ses enfants dans les pires des circonstances. A chaque étape, un nouveau poème dit son désenchantement et sa solitude ; parfois un site exceptionnel lui inspire des vers aussi vertigineux que les corniches à flanc de falaise qu'il arpente. Mais le plus souvent, il se dit "abruti et affamé" , et honteux de faillir à ses devoirs de père et d'époux. Parvenu à Chengdu, il obtient l'assistance matérielle du gouverneur qu'il avait côtoyé avantguerre à la Capitale. En périphérie de la ville, au bord d'une rivière au nom flatteur des "Fleurs Baignées" , il construit au printemps 760 la fameuse "chaumière" appelée à devenir l'un des sites touristiques les plus visités de Chine. Ses poèmes deviennent bucoliques, le poète assure à ses visiteurs que son "indolence est sincère" , mais l'éloignement continue de le tourmenter jour et nuit : "Mal du pays : marcher sous la lune, baigné d'un halo clair ; songer à mes frères : somnoler au soleil en fixant les nuages". Cette mosaïque de vignettes du quotidien mêlées à des considérations politiques fait de Du Fu un poète entier dont l'engagement ne souffre aucun répit. Même en rupture de ban, vivant d'expédients, il parvient à concilier dans ses vers l'émerveillement de la nature, l'étourdissement de l'alcool et la critique de son temps.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.