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Lettres d'amour au marquis de Saint-Lambert
Du Châtelet Emilie ; Soprani Anne
PARIS MEDITERRA
20,90 €
Épuisé
EAN :9782842720292
Compagne de Voltaire depuis près de quinze ans, "la sublime Emilie" s'éprend au printemps de 1748 du marquis de Saint-Lambert, jeune officier "aux yeux charmants", poète badin de la cour de Lunéville et amoureux inconséquent. De cette passion extrême, il subsiste une centaine de lettres d'Emilie au marquis de Saint-Lambert : billets du matin ou du soir, lignes tracées dans la hâte, mais aussi longues lettres qui résonnent de la passion démesurée de Mme du Châtelet pour un homme qui ne la mérite pas. A travers ces lettres se lit encore l'incapacité de rompre qu'éprouvent Voltaire et Mme du Châtelet, qui ont donné à leur société le spectacle d'un couple mythique et communié dans l'admiration narcissique de leurs grands talents : la rencontre du "poète" et de la "géomètre" symbolise toujours aujourd'hui l'ère des Lumières. Le 9 septembre 1749, Emilie meurt, accablée de souffrance morale après avoir accouché d'une fille de Saint-Lambert. Ses dernières lettres mettent en évidence la détresse d'une femme consciente du désamour de son amant, livrée aux transes de l'angoisse "d'être grosse à quarante ans", et le besoin majeur de reconnaissance d'une intellectuelle qui s'est attachée à mettre un point final à la traduction des Principes de la philosophie naturelle de Newton.
Résumé : "Décidons-nous sur la route que nous voulons prendre pour passer notre vie, et tâchons de la semer de fleurs", écrit Mme du Châtelet dans son Discours sur le bonheur. Contre les principes de l'Eglise selon lesquels seul le paradis apporte repos et félicité à l'âme, les penseurs des Lumières affirment que notre bonheur est sur Terre et qu'il dépend de nous. Comment être heureux et se satisfaire de plaisirs simples ? A travers des formes argumentatives variées, trois grandes plumes du XVIIIème siècle interrogent les contradictions du coeur humain, tiraillé entre raison et passions, et témoignent avec brio des grands débats qui agitent leur époque... mais aussi la nôtre.
Du Chatenet Aymar ; Buisson Sylvie ; Samoïlov Nath
Résumé : Nadia Léger était russe, peintre, communiste et milliardaire. Pour la première fois est présentée ici l'oeuvre méconnue de Nadia Léger, peintre magistral dont l'immense talent fut occulté par la célébrité de Fernand Léger, son mari, à qui elle a dédié sa vie. Elle est l'auteur d'une oeuvre percutante et d'une modernité remarquable. Elève de Strzeminski, de Malévitch, d'Ozenfant et de Léger, ses réalisations traversent les plus grands courants de peinture du XXe siècle, du suprématisme au cubisme jusqu'au réalisme socialiste des années 1950. Immigrée russe, Nadia Léger parle à peine français. Elle est communiste et pratique un militantisme acharné qui dérange. Nadia épouse Fernand Léger trois ans avant sa disparition. Elle aura été sa maitresse, sa collaboratrice, son assistante et la directrice de son atelier. Sa notoriété n'est pourtant due qu'à sa proximité avec Fernand Léger et non à son propre talent. Comment alors expliquer le décalage entre la renommée incontestable de Nadia Léger, figure majeure de la scène artistique parisienne et la confidentialité de son oeuvre ? Aucune étude d'ampleur n'avait encore été consacrée à la vie de cette artiste capitale du XXe siècle. Cet ouvrage se propose enfin de réparer cette injustice.
Les gens heureux ne cherchent rien". Quittée par Voltaire, après dix ans de vie commune passionnée, fusionnelle et intellectuelle, Emilie du Châtelet s'interroge sur ce qui peut encore lui donner le goût de vivre... Elle écrit alors le "Discours sur le bonheur". Mathématicienne de renom (traductrice des "Principes mathématiques de philosophie naturelle" de Newton), polyglotte et philosophe, Emilie du Châtelet nous livre ici l'essentiel de la stratégie du bonheur : "Il faut commencer par se bien dire à soi-même et par se bien convaincre que nous n'avons rien à farce dans ce monde qu'à nous y procurer des sensations et des sentiments agréables". Il ne s'agit pas de consommer de la jouissance immédiate mais d'orchestrer tous les plaisirs possibles sous "l'oeil vigilant de la conscience".
Les succès d'Astérix, de Lucky Luke, du Petit Nicolas ou d'Iznogoud font de René Goscinny l'un des humoristes les plus célèbres au monde. Scénariste de génie, il a su s'associer aux plus grands dessinateurs: Sempé, Uderzo, Morris, Tabary... Son oeuvre fait désormais partie de notre patrimoine culturel, prescrite dans les écoles pour l'apprentissage de la lecture et du français. Tous les jours, sans le savoir, nous "parlons le Goscinny,,, tant sont devenues familières les expressions inventées par ce Molière de la bande dessinée:""Il est tombé dedans quand il était petit,,," Trouver la potion magique,,, "Tirer plus vite que son ombre,,," Être calife à la place du calife "... À la tête du légendaire magazine Pilote, il a donné à la BD ses lettres de noblesse ouvrant la voie à toute une génération: Bilal, Bretécher, Cabu, Druillet, Fred, Giraud, Gotlib, Mézières, Reiser... Orfèvre du bon mot, maître de l'absurde et de la parodie... le talent de Goscinny est ici mis en lumière par Aymar du Chatenet et Caroline Guillot qui retracent le parcours insolite de celui qui, depuis son plus jeune âge, voulait faire rire. Il le fit avec sérieux, générosité et élégance."
Dans la montagne " Jebel Lamsikh ", Pierre Delcourt, archéologue, fait la découverte sensationnelle d'un crâne d'enfant appartenant à la période paléolithique moyenne. Honneur et reconnaissance de tout un public de savants. Ce début de récit est banal et rationnel. Mais bientôt Pierre a des visions sur les lieux des fouilles. Le Paléolithique revit à travers lui. En jouant avec le temps, il finit par se perdre. Et le lecteur est entré dans une histoire mi-policière, mi-fantastique qui fonctionne à merveille et le tient en haleine en le transportant 25 000 ans en arrière.
Cloué dans un fauteuil roulant, Ali évoque le destin de ses trois amis d'enfance, Hamid, Kader, Malik, trois hommes perdus dans l'Algérie des lendemains de l'Indépendance. Ils s'étaient promis de construire un monde plus beau, plus excitant que celui qu'avaient connu leurs pères. Mais ils se sont assoupis et ont laissé le champ libre aux apprentis sorciers. Au bout du compte, ils ont récolté une houle d'une rare violence qui a emporté leurs vies dans un tourbillon de folle destructrice.
Dans cet ensemble de nouvelles, Maati Kabbal évoque sur un mode tantôt grave, tantôt burlesque, l'univers étrange et les ambiances chaudes de Khuribga, sa ville natale. Sur fond de chergui (sirocco) et d'embruns de phosphate se déroulent devant nous les roulis lascifs des cheikhates (danseuses du ventre), les séances de beuverie, de sexe et de sport. Sans fioritures et sur le ton de l'autodérision, ce recueil marque un retour sans détours sur les lieux de l'enfance, hantée par la figure imposante d'une tante-mère en mal de maternité. En filigrane transparaît l'interrogation de l'auteur sur la signification du retour au moment où la majorité des jeunes aspirent au départ.