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LE CRIME DE L'OPÉRA. Tome 1
Du Boisgobey fortuné
CULTUREA
19,00 €
Épuisé
EAN :9791041931743
Le boudoir était tendu de soie bouton d'or, parce qu'elle était brune, cette merveilleuse Julia d'Orcival qui tenait si bien son rang à la tête du grand état-major de la galanterie parisienne. Un feu clair brûlait dans la cheminée, garnie de chenets Louis XVI, des chenets authentiques où s'étaient posés les petits pieds des belles du Versailles d'autrefois. La lueur adoucie d'une lampe en porcelaine du Japon éclairait le réduit capitonné où n'étaient admis que les intimes. On n'entendait pas d'autre bruit que le roulement lointain des voitures qui descendaient le boulevard Malesherbes, et le murmure de l'eau bouillante qui chantait sa chanson dans le samovar de cuivre rouge. Pourtant, Julia n'était pas seule. Près d'elle, à demi couchée sur une chaise longue, un jeune homme, plongé dans un vaste fauteuil, tortillait sa moustache blonde, et regardait d'un oeil distrait une terre cuite de Clodion, représentant des Bacchantes lutinées par des Faunes. L'élégant cavalier ne songeait guère à cette oeuvre d'art, pas plus que la dame ne songeait au splendide tableau de Fortuny qui rayonnait en face d'elle, et qu'elle avait payé une somme folle. Et s'ils se taisaient, ce n'était pas qu'ils n'eussent rien à se dire, car ils s'observaient à la dérobée, comme deux adversaires d'égale force s'observent avant d'engager les épées. Un viveur expérimenté aurait jugé à première vue qu'entre ces amoureux il allait être question de choses sérieuses. Un auteur dramatique aurait flairé une situation.
Une femme décède mystérieusement dans un omnibus, sans qu'aucun passager ne le remarque. Paul Freneuse, artistepeintre en vogue et témoin de la scène, entame une enquête informelle, avec un de ses amis... Fortuné Du Boisgobey, contemporain d'Emile Gaboriau, est un des précurseurs du roman policier. Au delà d'une intrigue assez classique, bien que novatrice pour l'époque, Du Boisgobey nous emmène, à travers les pérégrinations de nos 2 héros, dans un Paris délicieusement vieillot, où les omnibus étaient encore tractés par des chevaux et où naissait déjà la nostalgie des vieux quartiers... Ce voyage dans le temps est un agrément de ce livre, en sus de l'intrigue policière.
Au bord de la ruine, le baron Hervé de Scaër accepte d'épouser la belle et riche Mle de Bernage. Lors d'une soirée costumée, une femme déguisée en domino blanc l'aborde et lui remet une lettre cachetée. Rentré chez lui après quelques évenements, en apparence, anodins, dont les retrouvailles avec un de ses anciens gardiens de chêvres, il lit la lettre et se souvient de son amour de jeunesse, disparue sans laisser de traces... Nous sommes en 1870, et, sur fond de guerre avec la Prusse, nous suivons la passionnante enquête menée par ce noble breton, sur la disparition Georges Nesbitt, sa bellesoeur et sa nièce, une dizaine d'années plus tôt.
-Je n'ai pas envie de rire. Je vous dis que cette femme-là a la peau froide comme du marbre, et qu'elle ne respire plus. Venez m'aider à la tirer de l'omnibus. le ne peux pas la porter tout seul. - Elle ne doit pourtant pas être lourde.., enfin, si elle est malade pour tout de bon, je vas vous donner un coup de main ; on ne peut pas la laisser là, c'est sûr. Sur cette conclusion, le conducteur se décida, en rechignant, à monter dans la voiture, où le grand brun faisait de son mieux pour soutenir la malheureuse enfant. L'employé monta aussi, et, à eux trois, ils n'eurent pas de peine à enlever ce corps frêle. La salle d'attente de la station n'était pas encore fermée. Ils l'y portèrent, il étendirent sur une banquette, et le jeune homme releva d'une main tremblante le voile qui cachait la moitié du visage de la morte. Elle était merveilleusement belle : une vraie figure de vierge de Raphaël. Ses grands yeux noirs n'avaient plus de flamme, mais ils étaient restés ouverts, et ses traits contractés exprimaient une douleur indicible. Elle avait dû horriblement souffrir. - C'est pourtant vrai qu'elle a passé, murmura le conducteur. - Pendant le voyage ! Et vous ne vous; en êtes pas aperçu ? s'écria l'employé. - Non, et Monsieur qui était assis à côté d'elle n'y a rien vu non plus. Elle n'est pas tombée... on la tenait... et elle n'a pas seulement soufflé. C'est drôle, mais c'est comme ça.
Cette oeuvre fait partie de la série TREDITION CLASSICS. La maison d'édition tredition, basée à Hambourg, a publié dans la série TREDITION CLASSICS des ouvrages anciens de plus de deux millénaires. Ils étaient pour la plupart épuisés ou uniquement disponible chez les bouquinistes. La série est destinée à préserver la littérature et à promouvoir la culture. Avec sa série TREDITION CLASSICS, tredition à comme but de mettre à disposition des milliers de classiques de la littérature mondiale dans différentes langues et de les diffuser dans le monde entier.
Résumé : Psychologie des foules est un livre de Gustave Le Bon paru en 1895. Il s'agit d'un ouvrage de référence concernant la psychologie sociale, dont les théories sont encore discutées aujourd'hui. Ce livre marqua un tournant dans la carrière du célèbre docteur. Gustave Le Bon montre dans cet ouvrage que le comportement d'individus réunis n'est pas le même que lorsque les individus raisonnent de manière isolée - il explique ainsi les comportements irraisonnés des foules. Ce texte est devenu un classique, traduit dans de nombreuses langues. La psychologie des foules est un monument dans le domaine de la psychologie et reste une référence, un socle incontournable, pour toute personne souhaitant comprendre l'âme des foules. Cet ouvrage a servi de base à de nombreux psychanalystes comme Freud dans "Psychologie des foules et analyse du Moi".
Jacques et son maître voyagent en discutant. On se ne sait qui ils sont, d'où ils viennent et où ils vont. Cependant, on est sûr d'une chose : Jacques est bavard et philosophe. Pour combler l'ennui, il promet à son maître de lui raconter ses aventures amoureuses. Sans cesse interrompu par les incidents du voyage et les nouvelles rencontres, Jacques prouve à maintes reprises, par son ingéniosité teintée de fatalisme, qu'il est le maître de son maître... Monument de la littérature française, "Jacques le Fataliste" influencera toutes le générations à venir et demeure aujourd'hui l'oeuvre la plus commentée. Tel un "Don Quichotte" philosophique, ce roman est une aventure drôle et cocasse où le valet prend l'ascendant sur le maître. De narrateurs en narrateurs, Denis Diderot y livre ses idées sur la liberté et le déterminisme. -
Le Cid est une pièce de théâtre tragi-comique en vers (alexandrins essentiellement) de Pierre Corneille dont la première représentation eut lieu le 7 janvier 1637 au théâtre du Marais. Résumé court : Chimène et Rodrigue doivent se marier, mais une querelle éclate entre leurs pères. Entre amour et piété filiale, Rodrigue décide de sauver l'honneur de sa famille et tue le père de sa promise. Rodrigue aime Chimène et Chimène aime Rodrigue. Leur mariage est sur le point d'être célébré lorsqu'une violente dispute éclate entre les pères des deux jeunes gens. Rodrigue est alors obligé d'affronter le père de Chimène en duel. Pour le jeune homme, le dilemme est cruel : doit-il venger l'honneur de son père ou sauver l'amour de celle qu'il aime ? Résumé général : Don Diègue et Don Gomès (comte de Gormas) projettent d'unir leurs enfants Rodrigue et Chimène, qui s'aiment. Mais le comte, jaloux de se voir préférer le vieux Don Diègue pour le poste de précepteur du prince, offense ce dernier en lui donnant une gifle (un "soufflet" dans le langage de l'époque). Don Diègue, trop vieux pour se venger par lui-même, remet sa vengeance entre les mains de son fils Rodrigue qui, déchiré entre son amour et son devoir, finit par écouter la voix du sang et tue le père de Chimène en duel. Chimène essaie de renier son amour et le cache au roi, à qui elle demande la tête de Rodrigue. Mais l'attaque du royaume par les Maures donne à Rodrigue l'occasion de prouver sa valeur et d'obtenir le pardon du roi. Plus que jamais amoureuse de Rodrigue devenu un héros national, Chimène reste sur sa position et obtient du roi un duel entre don Sanche, qui l'aime aussi, et Rodrigue. Elle promet d'épouser le vainqueur. Rodrigue victorieux reçoit du roi la main de Chimène : le mariage sera célébré l'année suivante.
Epuis une vingtaine d'années déjà, sur la tombe de tel ou tel mort illustre, très fréquemment un orateur prononce cette phrase : "Il appartenait à la forte, à la vaillante génération de 1830. ". . Cette phrase est comme stéréotypée dans la plupart des oraisons funèbres. Aussi certains moqueurs la traitent-ils de "cliché" , d'observation banale, ou d'exagération de parti. Par le temps actuel, lorsqu'on se rit volontiers des convictions et des principes, ils s'égayent en la reproduisant. Nombre de gensfont chorus, sans savoir pourquoi, mais en suivant le courant des idées du jour. Il n'y a rien à redire à cela. Toute génération possède, incontestablement, le droit de juger, d'imiter ou de renier les actes de la génération qui la précède. A une condition, pourtant, selon la loi du progrès : c'est de faire mieux que sa devancière, c'est de la dépasser.