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Histoire de l'antifascisme en Europe 1923-1939
Droz Jacques
LA DECOUVERTE
25,15 €
Épuisé
EAN :9782707134455
Le totalitarisme - nazi et stalinien - est le fait majeur du XXe siècle. Il ne saurait, toutefois, occulter que dans l'Europe des années vingt et trente une diversité de régimes fleurirent - autoritaires, réactionnaires, fascistes. Par commodité de langage, le plus souvent, dans l'urgence politique des combats, la résistance à ces pouvoirs ne fit guère la différence et se proclama " antifasciste ". Jacques Droz s'attache ici à retracer la diversité des régimes et celle des résistances qui tentèrent de les combattre. Car derrière l'unité d'action d'hommes qui luttèrent dans les geôles, dans les rues, en exil ou aux parlements, ce fut le plus souvent trop tard, sous la pression d'événements subis, que l'antifascisme afficha une fragile unité. Comment, en effet, le combat pouvait-il être mené en commun par des chrétiens, des libéraux, des socialistes ou des communistes, bien souvent ennemis de la veille ? Publié pour la première fois en 1985, pour combler le vide que constituait l'absence de synthèse historique sur cette question, ce livre est aujourd'hui une référence incontournable pour l'analyse des mouvements antifascistes européens.
Qui, à l'occasion d'un unique échange de vues, n'a jamais conclu que telle personne était timide, ou prétentieuse, ou encore intelligente, extravertie, épanouie, etc. ? Quel est l'enseignant qui, après quelques leçons seulement, n'a jamais décidé que tel élève était travailleur et tel autre paresseux ? Comment nous forgeons-nous nos impressions sur autrui ? Quels mécanismes psychologiques entrent en jeu? Pour nous aider... ou nous leurrer ? A quel point le physique, la classe sociale, la couleur de peau ou encore la réputation et les rumeurs nous influencent-ils ? Quel est le rôle des stéréotypes dans ce processus ? Changeons-nous facilement nos impressions premières ? En bref, "sommes-nous tous des psychologues", et sommes-nous tous de bons psychologues ? Et à ce "jeu", les diplômés en psychologie sont-ils nécessairement meilleurs que les "psychologues naïfs" que nous semblons tous être ? Voici quelques-unes des questions que traite ce livre. Il présente les principaux concepts et théories sur le sujet en les illustrant par des anecdotes tirées du quotidien et par de nombreux exemples pratiques, issus notamment du contexte professionnel du psychologue. Paru il y a trente ans déjà, Sommes-nous tous des psychologues? a servi d'introduction à la discipline à des milliers d'étudiants. Aujourd'hui, il ressort dans une version entièrement remaniée et adopte comme fil d'Ariane le point de vue plus large de la formation d'impression. Les praticiens pourront y découvrir combien les apports scientifiques sur le sujet trouvent une résonance immédiate dans leur travail. Et toutes les personnes intéressées par notre fonctionnement psychologique apprendront combien, et comment, se méfier des impressions !
« Comment l'Allemagne, ce pays divisé, incapable pendant tant de siècles de réaliser son unité, abandonné à un particularisme invétéré, a pu devenir au cours de XIXe siècle cette puissante nation qui a cherché à deux reprises à soumettre l'univers à son rêve d'hégémonie mondiale: tel est le problème sur lequel ce petit livre cherche à répandre quelque lumière. » Alors que l'Allemagne semble reprendre une place sur la scène politique internationale, cet ouvrage retrace l'histoire de ce pays, de sa diversité tant géographique que culturelle, du Moyen Âge à la réunification.
Qui, à l'occasion d'un échange de vues, n'a jamais conclu que telle personne était timide, prétentieuse ou encore intelligente, extravertie ou épanouie ? Quel est l'enseignant qui, après quelques leçons, n'a jamais pensé que tel élève était travailleur et tel autre paresseux ? Comment nous forgeons-nous nos impressions sur autrui ? A quel point le physique, la classe sociale, la couleur de peau ou encore la réputation nous influencent-ils ? Quel est le rôle des stéréotypes dans ce processus ? En bref, "sommes-nous tous des psychologues", et sommes-nous tous de bons psychologues ?
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !