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Histoire de la guerre d'Algérie. 1954-1962
Droz Bernard ; Lever Evelyne
POINTS
10,80 €
Épuisé
EAN :9782020061001
Par son caractère relativement récent, le nombre élevé de ses victimes, la cruauté de ses affrontements et les passions qu'elle continue de déchaîner, la Guerre d'Algérie demeure un sujet sensible et peu étudié de l'histoire de la décolonisation française. Faut-il pour autant renoncer aux exigences de la critique historique face aux prises de position extrêmes ? Ce n'est pas l'avis de Bernard Droz et d'Évelyne Lever qui prouvent magistralement qu'un bilan serein de la période 1954-1962 est possible. La clé de ce travail d'apaisement réside dans la mise en perspective historique du conflit. L'étude démontre en effet que par-delà les antagonismes des acteurs de la guerre, c'est largement dans la période antérieure de la colonisation algérienne que s'enracinent les éléments du drame final. Une lecture indispensable pour les jeunes générations qui désirent s'informer sur ce sujet encore peu traité, comme pour tous ceux qui ont connu les affres du conflit.
Officiellement, il n'y a plus d'espaces coloniaux. Landen ordre mondial, celui des Empires dont la puissance se mesurait à l'aune de leurs possessions coloniales, s'est effondré dans la seconde moitié du XXe siècle. A ce titre, la décolonisation est un épisode majeur de l'histoire contemporaine, comparable en importance à la guerre froide, avec laquelle elle interfère partiellement. Ce livre a pour objet de décrire les ressorts et les modalités, pacifiques ou violentes, de cette émancipation des peuples, mais aussi d'en saisir la complexité à travers ses héritages et ses séquelles. Outre que la levée du lien de sujétion politique n'a pas signifié, ou que rarement, l'indépendance économique des nouveaux Etats, cette balkanisation du monde a pu dégénérer en de multiples tensions et conflits, sur lesquels se sont greffés, de part et d'autre, des mémoires antagonistes qui sont autant de comptes mal soldés. Biographie de l'auteur Professeur honoraire de première supérieure au lycée Louis-le-Grand, ancien maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris, il est rédacteur en chef de la revue Outre-Mers.
A la différence des grands conflits mondiaux, la guerre d'Indochine est longtemps demeurée le champ clos d'une mémoire encombrée par l'autojustification de ses principaux acteurs et par une approche idéologique ou partisane. Dans le sillage d'une génération d'historiens soucieux de dépassionner l'histoire et d'ouvrir de nouveaux champs de recherche, Jacques Dalloz livre ici une véritable somme des connaissances acquises et renouvelées de cette guerre qui fut à la fois un épisode de la décolonisation, un problème intérieur français et un espace de la guerre froide. Par la rigueur de ses analyses, ce dictionnaire est d'abord un instrument de travail. Il se recommande aussi à tous ceux qui veulent mieux connaître et comprendre ce conflit douloureux que l'on a appelé en son temps la "sale guerre". Biographie de l'auteur Jacques DALLOZ, professeur honoraire de classes préparatoires à Saint-Cyr au Prytanée militaire de La Flèche, ancien maître de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris, est reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes de la guerre d'Indochine à laquelle il a consacré de nombreux travaux.
Evénement majeur de l'histoire contemporaine, la décolonisation s'est emparée de la France presque par inadvertance. Celle-ci, en effet, était mal préparée à la perte de son empire, par tradition jacobine et par attachement sentimental. En 1944, la conférence de Brazzaville a sans doute stimulé quelques réformes, mais les velléités d'indépendance ont partout été vigoureusement réprimées. De cette crispation colonialiste découle le traumatisme d'une séparation encadrée par les guerres d'Indochine et d'Algérie, et ponctuée de multiples épreuves de force. Il faut attendre le retour au pouvoir du général de Gaulle en 1958 pour que la France admette enfin le caractère inéluctable de la décolonisation. Bernard Droz décrypte ce long processus, achevé pour l'essentiel en 1962 avec l'indépendance algérienne. Après une longue amnésie, la France a connu, au seuil des années 1980, un retour de mémoire. Aujourd'hui encore, le passé colonial continue d'interpeller la République.
Une fois surmontées les séquelles du premier conflit mondial et la désunion des vainqueurs, le monde semble entrer dans une ère de paix. Mais les illusions de l'esprit de Genève sont de courte durée. La crise de 1929 exaspère les égoïsmes nationaux, tandis que l'accession de Hitler au pouvoir menace le fragile équilibre européen né des traités de paix. Les révisionnismes allemand, italien et japonais ouvrent la voie à une série de coups de force auxquels les démocraties n'apportent qu'une résistance tardive. La Seconde Guerre mondiale déchaîne, à un degré jamais atteint, la barbarie d'une guerre totale tout en préparant un monde radicalement nouveau. La ruine ou l'effacement des puissances européennes et asiatiques laissent désormais aux Etats-Unis et à l'Union soviétique la direction antagoniste des relations internationales.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
Mythes aztèques et mayas Issus d'une très ancienne tradition culturelle, les mythes mayas ont survécu dans les inscriptions et l'art préhispanique alors que la mythologie des Aztèques, peuple dont l'expansion impériale avait commencé près de deux siècles avant la conquête espagnole, est connue surtout grâce à des documents coloniaux du XVIe siècle. Depuis peu, le déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique maya et l'interprétation des codex ont jeté une lumière nouvelle sur l'ensemble de la mythologie méso-américaine. Au fait des sources les plus récentes, l'auteur donne à entendre ces récits majeurs qui parlent de la création et du déluge, des origines de la vie et de la défaite des dieux de la mort. Et il montre en quoi la conception mythique de l'Etat élaborée par les Aztèques fournit comme une justification cosmique à leur fulgurante expansion politique.
Résumé : Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.