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Vers un homme nouveau ? L'éducation socialiste en RDA (1949-1989)
Droit Emmanuel ; François Etienne
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753509580
Créée le 7 octobre 1949, la République Démocratique Allemande (RDA) affichait l'ambition de former l'homme socialiste nouveau. A côté de l'entreprise. l'école devait être le lieu de réalisation de ce projet pédagogique prométhéen car cette instance centrale de socialisation était considérée par les dirigeants du parti socialiste unifié (SED) comme l'un des instruments principaux d'ingénierie sociale visant à transformer de fond en comble la société. Plus qu'une machine à instruire, l'école est une machine à construire une société. Dans quelle mesure l'établissement progressif d'un système éducatif socialiste débouche-t-il sur une domination plus efficace du SED ? Qu'est-ce qu'éduquer veut dire dans un " pays du socialisme réellement existant "? En mobilisant une grande richesse d'archives écrites, photographiques et orales, l'auteur vise dans cet ouvrage à analyser la façon dont les logiques sociales, politiques et culturelles de la société socialiste s'expriment à l'école. L'institution scolaire est considérée dans ce livre comme un observatoire privilégié du communisme au quotidien car elle constitue une zone-frontière entre la société et le pouvoir. L'institution scolaire constitue un lieu où s'exprime la tension entre l'utopie éducative du régime et les différents acteurs de ce microcosme social (enseignants, élèves, parents, fonctionnaires du Parti et des organisations de jeunesse, officiers de l'armée du Peuple et de la police politique). En embrassant les quarante années d'existence de la RDA, l'approche à la fois générationnelle et socio-historique permet de souligner les effets sociaux et politiques (voulus ou non) que la volonté des dirigeants est-allemands pouvait produire. En dépit d'un certain nombre de limites structurelles ou humaines, l'école socialiste en RDA a bien été un instrument de consolidation de la domination et de la stabilité relative du pouvoir socialiste.
De nombreux enfants d'aujourd'hui n'ont plus la moindre idée de ce que sont réellement les grandes religions du monde. D'innombrables garçons et filles ignorent totalement ce que peuvent signifier la Bible, Le Coran, Dieu, l'espérance, etc. Pour Roger-Pol Droit, cette ignorance est gravissime. Pourrait-on comprendre le monde d'aujourd'hui, mesurer la difficulté des cohabitations et la richesse des cultures humaines sans rien savoir du religieux ? Au-delà des questions de foi et de croyances, les religions demeurent une dimension fondamentale de l'expérience humaine. Si nous n'en parlons pas à nos enfants, des trésors d'humanité risquent de leur échapper à jamais. Avec patience et loyauté, le chroniqueur philosophique du quotidien Le Monde répond ici aux questions de Marie, sa fille de douze ans.
« Philosophie » est un mot qui, souvent, fait peur. On imagine des questions terriblement compliquées, un vocabulaire énigmatique, des livres dont on ne comprend même pas le titre. Ce ne serait pas une activité pour tout le monde. On se trompe, en croyant cela.Car tout le monde s'interroge sur le sens de la vie, sur la mort, la justice, la liberté... Et chacun est capable de raisonner, d'organiser ses idées. C'est tout ce qu'il faut pour commencer à faire de la philosophie : des questions, et la capacité de réfléchir.Mais, trop vite rassuré, on risque de tomber dans un autre piège. La philosophie devient tellement simple, tellement banale qu'elle perd tout intérêt. Tout le monde ferait de la philo, comme on respire, sans même s'en rendre compte. On se trompe encore, en croyant cela.La philosophie n'est ni un casse-tête ni une activité naturelle et spontanée. On peut la pratiquer à différents niveaux, comme on fait de la musique ou du sport, en débutant ou en praticien confirmé, en amateur ou en professionnel. L'essentiel est de bien commencer...Fidèle à l'esprit de la collection « Expliqué à... », Roger-Pol Droit livre une introduction très accessible aux diverses facettes de la philosophie.
Entre 1949 et 1989, la RDA fut une dictature politique dont l'ambition totalitaire était de diriger la société et de former l'homme socialiste nouveau. La police politique aux ordres du régime communiste, la Stasi, constituait l'un des fondements de la domination politique : le ministère pour la Sécurité de l'État était le " bouclier et le glaive " du Parti socialiste unifié, le SED. Cette institution conspirative ne doit pas être seulement imaginée comme une organisation secrète et répressive au-dessus de la population qui observe la " vie des autres " et s'abat sur eux de façon arbitraire. À partir des années 1960, la Stasi conçoit de plus en plus sa fonction comme une mission de protection de l'État et de la société de la RDA dans une perspective paternaliste. Elle se définit elle-même comme un acteur éducatif au même titre que l'école. En se présentant comme une instance de surveillance politique et de " disciplinarisation " de la société, elle cherche à contrôler le comportement des jeunes en les " invitant " à s'autodiscipliner, c'est-à-dire à intérioriser certaines règles de comportements. D'une certaine façon, cette police politique exerce les fonctions que s'attribuait la police ordinaire sous l'Ancien Régime, à savoir celle de gouverner les hommes.
De Tunis au Caire, de Benghazi à Sanaa en passant par Kiev, la révolution, relayée par les médias et les réseaux sociaux, est de nouveau présente dans l'histoire mondiale. Ces moments de crise politique ont rappelé, d'une part, la puissance de l'événement et, d'autre part, le poids déterminant des interactions entre le régime au pouvoir, les forces de sécurité, qu'elles soient policières ou militaires, et le " peuple en action " . Ce dossier vise à relire des crises politiques du 20e siècle en France (le 6 février 1934) et à l'étranger (au Brésil, aux Etats-Unis, en RDA et en Tunisie) à l'aune de l'action ou de l'inaction des forces de l'ordre. Ces dernières y sont analysées comme des institutions politiques à part entière, influant sur le cours des événements et devant être pleinement prises en compte dans l'écriture d'une histoire politique attentive à l'ensemble des acteurs mobilisés.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.