Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
El Hadj El Hachemi Guerouabi
Dris Youcef ; Mohammedi Radouane
NON LIEU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782352700418
Avec la disparition de cheikh El Hadj El Hachemi Guerouabi le 18 juillet 2006, la musique algérienne perdait l'un de ses plus illustres représentants. La voix langoureuse, qui avait chanté avec tant de passion, de chaleur et de générosité le chaâbi, plus particulièrement le haouzi, appartient désormais au passé. Cet enfant de Belcourt, cet autodidacte formé à l'école de la rue et nourri de sagesse algéroise, était resté fermement attaché à ses racines, ancré dans une tradition ancestrale qu'il voulait défendre, mais il avait pris conscience qu'une innovation dans le style s'imposait pour rallier les nouvelles générations à la musique chaâbie. S'il aimait confronter sa poésie musicale au scintillement des instruments modernes de ses confrères d'Orient et d'Occident, il parvenait toujours à faire jaillir sa vérité algérienne à travers une sonorité et une déclamation uniques, Avec lui, la tradition musicale du peuple algérien, dont il était l'un des gardiens après la disparition du maître El Anka, affirmait toute sa légitimité. Adulé par les jeunes et les moins jeunes, et bien au-delà des frontières de son pays, El Hadj El Hachemi Guerouabi était devenu l'un des artistes phares de la scène musicale algérienne et maghrébine. Le plus bel éloge lui avait été rendu par Mahieddine Bachtarzi, le " père de la chanson et du théâtre algériens ", qui le présentait dans ses mémoires comme le " meilleur de sa génération ".
Deux approches des espaces publics et des centralités à Alger sont articulées dans cet ouvrage : la première rappelle les controverses urbanistiques qui ont jalonné l'histoire de la ville et la deuxième analyse les soubresauts d'une urbanité démocratique en formation dans la métropole contemporaine. Au couple traditionnellement présenté comme constitutif de la centralité dans la ville arabe, le souk et la mosquée, sont substitués trois parcours urbains structurants : parcours urbanistique qui va de la ville coloniale jusqu'à Riadh-El-Feth ; parcours des usages ordinaires qui aboutit à la banalisation des espaces publics par le " trabendo ", mais aussi à la flânerie et à la déambulation ou au contraire au désœuvrement des " hittistes " ; parcours de la mémoire et de la centralité communautaire qui aboutit à la Casbah réceptacle d'une citadinité mythifiée, d'une histoire sacrée et à la floraison de mosquées de quartier signalant la quête du droit de regard sur la cité. Au travers d'une image riche et complexe, le centre apparaît comme étant à la fois l'espace de la norme, où interfèrent la politique et le religieux, et le garant du desserrement des contraintes et du dépassement des codes établis. Au-delà de la diversité des lieux et des usages, c'est la question de l'insertion politique et sociale des citadins qui est au cœur de cette réflexion. Ce travail s'inscrit dans le débat démocratique sur l'avenir de la métropole avec pour objectif le repérage des dispositifs et des ressources du changement dans la société urbaine algéroise.
Cet ouvrage examine le concept d'espace public à l'épreuve des relations réciproques qui président aux jeux des frontières entre le privé et le public, le politique et le culturel, le sacré et le profane, les hommes et les femmes. Il interroge la transposition du concept hors du contexte occidental, notamment au Maghreb, en mettant en lumière les ressorts subjectifs qui commandent les pratiques et les représentations. Si l'occupation des places publiques, pour faire entendre sa voix, est un fait partagé par l'ensemble de la planète, les formes de co-présence en public sont, quant à elles, singulières. Malgré le mimétisme apparent, il s'agit surtout d'espaces locaux de revendication marqués par des allégories patriarcales. L'ordre idéalisé de la maison travaille les comportements et le rapport à autrui. Cela amène à envisager l'espace public comme une expérience sociale, politique et culturelle investie par la complexité des sociétés contemporaines. Dans ce contexte, le "printemps arabe" constitue une scène politique majeure.
Gravelures est une sorte de vagabondage de l'imagination de l'auteur. C'est aussi une thérapie et un exutoire qui lui permet de se débarrasser des soucis du quotidien. C'est encore la simple expression de ce qui lui vient en tête, ses rêves, ses souvenirs d'enfance qui l'accompagnent tout au long de sa vie. C'est enfin l'évasion d'un moment, le voyage dans un passé aux mille facettes, l'amour de la poésie. Ce recueil s'articule autour de ses couleurs, ses saisons et ses sentiments bons ou mauvais.
De Ruiter Jan Jaap ; Ziamari Karima ; Meskine Dris
Au Maroc, les langues sont l'objet des polémiques les plus passionnées. Ce livre s'inscrit ainsi dans la continuité du débat concernant les politiques linguistiques adoptées et met à jour les évolutions récentes du marché sociolinguistique après l'adoption de la nouvelle constitution, approuvée par référendum en juillet 2011 et qui a revu, entre autres, le statut des langues en présence. De quels statuts jouissent les langues au Maroc ? Quelles sont les changements récents en termes de politiques linguistiques ? Quelles sont les pratiques linguistiques dominantes ? Quelles sont les représentations qui leurs sont associées ? Autant de questions auxquelles ce livre essaie de répondre à travers l'analyse d'une enquête quantitative par questionnaire auprès d'environ 800 jeunes étudiants de plusieurs universités marocaines. Il questionne ainsi l'évolution des pratiques et des représentations langagières de ces jeunes à travers la comparaison de deux enquêtes, l'une menée entre 2000 et 2003 et l'autre, celle qui circonscrit les données de ce livre, menée de 2009 à 2012.
Que reste-t-il des Printemps arabes ? Le succès relatif de la révolution dans un seul pays, la Tunisie, et un échec général dans les autres ? Pourquoi la Tunisie ? Pour répondre à cette interrogation, après une remise en perspective historique nationale et internationale de la présomption d'une "exception autoritaire arabe", une comparaison s'impose des trajectoires des insurrections tunisienne et arabes. Dans ces Printemps, le temps insurrectionnel tunisien occupe une place à part : il les précéda tous et servit aux autres peuples de moteur et de modèle. Il fut particulièrement complexe dans son déroulement et son issue, la chute du président Ben Ali, résulta d'une exceptionnelle, voire aléatoire, combinatoire de facteurs qui est ici reconstituée. Aux portes d'une Libye chaotique et au terme de quatre années de combats et débats souvent durs, la Tunisie est entrée dans une phase post-révolutionnaire et bénéficie depuis et jusqu'ici d'un régime démocratique d'une "solide fragilité". S'agissant des autres pays du front des Printemps arabes, voire de l'ensemble du monde arabe, qui peut sérieusement dire, au regard d'un retour dans ces régions du séculaire "Grand Jeu" international, que les apparents échecs et les impasses actuelles sont imputables à un déficit démocratique des peuples arabes, qui peut assurer que, là où elles semblent en panne actuellement, la page des révolutions est définitivement tournée ?
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
L'oeuvre d'Ibn Khaldoun, dont sa désormais célèbre Al Muqaddima, Introduction à l'Histoire universelle, ne fut connue en Occident qu'au milieu du XXe siècle. On découvrit alors un prodigieux savant, dont les travaux, réalisés au XIVe siècle, faisaient de lui un précurseur de génie de plusieurs disciplines scientifiques. Au cours d'une vie tumultueuse, Ibn Khaldoun parcourut les royaumes berbères du Maghreb et séjourna en Andalousie. Acteur clé de son temps, il y fut tour à tour ministre, professeur, juge, diplomate, et savant. A l'occasion du 600e anniversaire de la mort de ce génie maghrébin, Smaïl Goumeziane analyse, sous un angle inédit, et sur fonds d'histoire du Maghreb, les apports essentiels d'Ibn Khaldoun aux sciences humaines. Approfondissant les causes du déclin du Maghreb depuis la chute de Grenade, l'auteur remonte jusqu'au XVIIIe siècle et renoue les fils de la pensée khaldounienne et ceux du siècle des Lumières. Biographie de l'auteur Smaïl Goumeziane, ancien ministre du Commerce d'Algérie (1989-1991), docteur ès Sciences économiques, est spécialiste de l'économie du développement, notamment en Méditerranée. Il a déjà publié: Le Mal algérien (Fayard, 1994); Le Pouvoir des rentiers (Paris-Méditerranée, 2003); Fils de Novembre (Paris-Méditerranée 2004); La Tiers Mondialisation (Corlet, 2005).