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Revue d'histoire de la Shoah N° 220, octobre 2024
Dreyfus Jean-Marc ; Kichelewski Audrey
CALMANN-LEVY
25,10 €
Épuisé
EAN :9782916966298
Varia. Ce numéro de la Revue d'histoire de la Shoah rassemble des articles qui abordent des thèmes variés. L'approche plus ouverte qu'à l'accoutumée, proposée par ce numéro, a pour vocation de répondre à la curiosité des lecteurs et de montrer la vivacité des travaux actuels sur la Shoah. Ces études portent principalement sur la France et interrogent pour la première fois le rôle de grandes institutions françaises dans la persécution des Juifs (le château de Versailles, le Palais de Tokyo, la Croix-Rouge), mais aussi le prisme de la distance Paris-province (la ville de Bordeaux et le département du Cher). La destruction des Juifs, les différents visages de la spoliation, la défaillance des uns et la cupidité des autres..., tous ces sujets se dessinent à travers des cas particuliers aussi bien que dans leur dimension collective. Leur nationalité, leur expérience et leur parcours, leurs champs d'étude et leurs institutions de rattachement permettent aux historiens et historiens de l'art qui signent ces textes de souligner la dimension tant française qu'européenne de cette recherche en perpétuel mouvement.
Résumé : Récemment extrait des archives du Quai d'Orsay, le Catalogue Goering est un document exceptionnel. Il s'agit de la liste complète des tableaux qui formèrent la collection rassemblée par le numéro deux du nazisme dans sa propriété de Carinhall, non loin de Berlin. Habilement conseillé par des historiens d'art, Goering profita de son pouvoir sans limites, de l'immense fortune qu'il accumula par la persécution et l'assassinat des Juifs pour assouvir sa passion de l'art et son goût pour la peinture occidentale, les grands artistes flamands du XVIIe siècle, les peintures allemandes du XVIIe siècle, mais aussi l'art classique français et italien. A la fin de la guerre, une partie des oeuvres fut retrouvée par les troupes américaines et le gouvernement français tenta de récupérer celles qui avaient été pillées en France. Rose Valland, attachée de conservation au musée du jeu de Paume, oeuvra sans répit à la mission de recherches, aux côtés des Monuments Men. Le Catalogue Goering raconte, à travers l'inventaire des oeuvres volées, l'histoire de leur collecte puis la recherche des propriétaires après-guerre - tous n'ont pas encore été retrouvés. L'historien Jean-Marc Dreyfus renoue ici les fils de l'enquête en même temps que les équipes des Archives diplomatiques décryptent cet étonnant catalogue.
Ce dossier rassemble des contributions portant sur des approches novatrices, aussi bien de termes de sources mobilisées que d'approches. Les archives et récits des victimes et rescapés juifs sont ainsi croisés avec les documents- officiels et clandestins - de l'époque. Sont redécouverts et appréciés pour leur clairvoyance précoce les travaux pionniers des historiens survivants de la Shoah, à l'instar de Nachman Blumental, directeur de l'Institut d'histoire juive de Varsovie jusqu'en 1949. L'approche micro-historique souligne la diversité locale des situations, tout en révélant des mécanismes comparables dans la persécution et la (faible) survie des Juifs dans les villes les plus connues (Varsovie, Lodz) ou plus modestes (Tarnów). La prise en compte de la matérialité - celles des corps après les gazages dans les centres de mise à mort comme Belzec ou Sobibór, celle des déchets accumulés dans les ghettos- offre des clefs supplémentaires d'intelligence du quotidien de ces hommes, femmes et enfants traqués, enfermés ou cachés, et souvent anéantis dans d'immenses souffrances. Enfin, l'histoire de l'extermination des Juifs de Pologne gagne à être replacée dans le temps long, pour voir non seulement les dynamiques d'exclusion rhétoriques et effectives à l'oeuvre dans la Pologne de l'entre-deux-guerres, mais aussi la très longue ombre portée de la Shoah, bien après la guerre et jusqu'à aujourd'hui. Aborder ces thèmes est essentiel à l'heure où s'épanouissent en Europe des discours de distorsions sur l'histoire de la guerre et sur la Shoah, qui remettent en cause des acquis irréfutables et consensuels de la science historique au profit d'une narration certes plus confortable, mais malhonnête et propre à légitimer les actes politiques les plus violents.
Résumé : Sous le nom de Madame d'Ora, Dora Kallmus (1881-1963) fut une photographe renommée, travaillant comme portraitiste mondaine d'abord à Vienne, alors un centre culturel majeur et laboratoire de la modernité en Europe, puis dans le Paris des Années folles. En 1908, elle est l'une des premières femmes à ouvrir un studio de photographie à Vienne. Les aristocrates, les actrices et les créateurs de mode apprécient son intuition artistique, son talent pour saisir la personnalité de ses modèles, pour agencer les vêtements et les accessoires, et bientôt de nombreux magazines publient régulièrement ses images. En 1925, elle s'installe à Paris, où elle est immédiatement appelée par les maisons de haute couture comme Balenciaga et Chanel pour photographier les tenues élégantes portées par Tamara de Lempicka, Josephine Baker et beaucoup d'autres. Figure majeure de la scène artistique, elle réalise de nombreux portraits d'atelier de personnalités en vogue. Mais la guerre vient bouleverser sa vie et son travail. Juive, elle perd son studio parisien pendant l'Occupation ; elle est contrainte de se cacher en Ardèche durant plusieurs années au cours desquelles sa famille et ses amis en Autriche sont persécutés. Retournant à Paris après 1945, ayant tout perdu, elle porte alors un regard aiguisé mais empathique sur les victimes de la guerre, et beaucoup plus distant sur le glamour et l'argent. Des éblouissements aux temps les plus sombres, des artistes d'avant-garde aux réfugiés démunis, jusqu'à l'étonnant travail métaphorique sur les abattoirs parisiens, cet ouvrage retrace l'évolution d'une oeuvre exceptionnelle qui raconte de manière saisissante les bouleversements de la première moitié du XXe siècle.
Résumé : Combien vaut un déporté ? Combien pour une victime des nazis ? Le 15 juillet 1960, un accord diplomatique est signé dans la plus grande discrétion par l'ambassadeur de France à Bonn. La RFA s'engage à payer la somme totale de 250 millions de deutschemarks, au bénéfice des "victimes françaises du national-socialisme". Pourtant, il ne s'agit que d'une étape car bien d'autres dossiers restent à régler... Le Quai d'Orsay y travaillera jusqu'en 2001, soit plus de cinquante ans durant ! L'historien Jean-Marc Dreyfus raconte ici pour la première fois les négociations des suites de la déportation. Pour diverses raisons - la crainte de rééditer le traité de Versailles de 1919, les tensions de la guerre froide -, les accords furent délicats et souvent source d'incompréhension. Le rapatriement des corps, l'or volé aux juifs, les biens spoliés (avec Vichy en ligne de mire), les criminels de guerre, les comptes bloqués par les banques sont autant de sujets que les diplomates français eurent à traiter avec leurs homologues allemands, dont certains étaient d'anciens nazis. L'auteur montre à quel point l'antisémitisme était courant au Quai d'Orsay, où les rapports avec les Allemands furent facilités sous l'Occupation... Une histoire totalement inédite faite de rebondissements et de drames humains, qui trouve son dénouement à l'aube du XXIe siècle...
En démocratie, savoir est un droit fondamental. Normalement. Mais quand le sujet devient trop sensible, quand il touche à des intérêts protégés, il constitue un problème. C'est, souvent, l'assurance pour le journaliste de s'attirer des ennuis : menaces, surveillances, censure qui ne dit pas son nom. Pire, informer devient parfois un délit. Nous ne pouvons nous y résoudre. Vingt journalistes d'investigation français ont décidé de faire cause commune pour raconter dans un livre choral les dessous de leurs enquêtes interdites. Comment ils sont suivis et écoutés. Comment les pressions économiques s'exercent sur eux. Comment le droit est régulièrement contourné pour criminaliser le journalisme, entre secret défense et secret des affaires. Comment leurs sources sont traquées ou menacés. Comment le harcèlement judiciaire est organisé par de puissantes multinationales. Oui, la France est une démocratie. Non, on n'y meurt pas d'être journaliste. Ce n'est pas une raison pour accepter les nouvelles censures qui affectent insidieusement les principes de liberté d'informer et de transparence, ingrédients indispensable d'une République vivante et fière d'elle-même. Ce livre est un livre de journalistes pour des citoyens éclairés.
Présentation de l'éditeur Novembre 1944. La guerre semble perdue pour une Allemagne prise en étau entre les Russes sur la Vistule et les Alliés à sa frontière occidentale. Hitler se convainc qu’une contre-offensive éclair en Belgique pourra faire éclater la coalition anglo-américaine et lui donner le temps de déployer ses armes secrètes. Une concentration militaire de grande ampleur est organisée en secret dans les Ardennes belges, là où le front tenu par les Américains est le plus vulnérable. Le 16 décembre, sous la poussée inattendue et brutale de deux armées de panzers, le front est enfoncé sur cinquante kilomètres. Nombre d’unités américaines se replient en désordre, mais d’autres résistent héroïquement dans des températures qui tombent à moins 22 degrés avant Noël. Plusieurs unités américaines sont encerclées à Bastogne, alors que le mauvais temps empêche toute opération aérienne de ravitaillement ou de renfort. Froid glacial, pénurie de vivres, massacres de prisonniers, cadavres piégés, représailles contre les civils, combats rapprochés, amputations à la chaîne, snipers, 5e colonne : du 16 décembre 1944 au 4 février 1945, les Ardennes sontle théâtre d’une guerre totale qui mettra hors de combat 80 000 soldats américainset sensiblement le même nombre du côté allemand. En pure perte. Ayant sacrifié ses meilleures unités et ses dernières réserves contre une armée dont il a gravement sous-estimé les ressources matérielleset morales, Hitler a joué son va-tout et perdu. Une fois de plus, Antony Beevor excelle à multiplier les points de vue. Son récit alterne en permanence entre les niveaux politique, stratégique, tactique et ndividuel. Nourri d’une documentation impressionnante, il nous fait vivre cette lutte à mort telle que la vécurent les états-majors, les officiers sur le terrain et les hommes du rang – des deux côtés –, sans oublier les civils, avec cette empathie dépourvue de jugement moral qui est sa marque de fabrique. Antony Beevor rend à cette bataille, l’une des plus féroces et des plus inutiles de la Seconde Guerre mondiale, sa juste place dans l’histoire terrible de ce conflit.
LA SERIE NEW-YORKAISE INEDITE DE MARIE-BERNADETTE DUPUY Octobre 1886. Catherine et Guillaume Duquesne vont s'embarquer pour New York, avec leur fille Elisabeth, âgée de 6 ans. Ils quittent la France et leur petite maison de Charente pleins d'espoir, avides d'une nouvelle existence. Mais leur rêve de liberté va vite se transformer en cauchemar : Catherine meurt durant la traversée des suites d'un accouchement prématuré et Guillaume, une semaine après son arrivée en Amérique, est victime d'une agression qui le laisse pour mort. Leur enfant, la petite Elisabeth, est livrée à elle-même. Après une nuit d'errance dans Central Park, l'orpheline est renversée par la calèche des richissimes Woolworth. Ils la soignent et décident de l'adopter, faisant fi des avis de recherche lancés par le grand-père maternel d' Elisabeth. L'orpheline grandit choyée comme une princesse. Tout bascule le jour de son seizième anniversaire quand elle apprend la vérité sur son adoption. Se sentant trahie, la jeune fille quitte New York pour la France. Mais en arrivant au château familial, elle est loin de se douter du véritable visage de son grand-père maternel et encore moins de deviner quels terribles secrets renferme la demeure. Elisabeth parviendra-t-elle à démêler le vrai du faux et à connaître l'amour sincère des siens ?
Au coeur des paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux sur le réinvention de soi et le pouvoir malicieux de l'amour. Eddie, 35 ans, vit seule à Montmartre, dans un minuscule appartement où il lui faut grimper sur une chaise pour tenter d'admirer le dôme du Sacré Coeur Orpheline à seize ans, elle s'est construit une vie de détachement et d'invisibilité, pour tenir le malheur (et le bonheur) à distance. Un jour, un notaire au charmant profil d'aigle ébouriffé, lui annonce qu'elle est l'unique légataire d'un très vieil italien et l'héritière d'une ferme en ruines dans la région de Parme, en Emilie Romagne. Alors qu'elle n'y a jamais songé, Eddie ressent soudain l'envie de fuir Paris, sa vie monotone, de découvrir ses racines. Et coup de tête ou coup de poker pour séduire le charmant notaire, elle décide de s'envoler pour l'Italie. En partant à la découverte de ce mystérieux héritage et en plongeant dans cette merveilleuse région italienne, elle n'imagine pas combien le cours de son existence va se trouver chamboulé. Dans les paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux et réjouissant sur la réinvention d'une vie et la puissance de l'amour