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Riveneuve Continents N° 26-27, hiver 2018 - été 2019 : Ecritures de la révolution et de la guerre d'
Dreyfus-Armand Geneviève ; Martinez-Maler Odette
RIVENEUVE
28,01 €
Épuisé
EAN :9782360135127
80 ans après la grande vague de près d'un demi-million de réfugiés venus, début 1939, chercher asile en France lors de la fin de la guerre d'Espagne, ce sont les descendants des républicains espagnols qui s'expriment. Récits croisés. Comment ont voyagé, à travers le temps, les mémoires plurielles des républicains espagnols, exilés ? Ce volume rassemble les témoignages de fils et de filles d'hommes et de femmes qui ont défendu, en Espagne, des idéaux d'émancipation puis connu l'exil et, pour certains, les camps, la Résistance antinazie ou la guérilla antifranquiste. Les auteurs de ces récits actuels disent comment l'expérience historique particulière de leurs parents — républicains, anarchistes, socialistes, communistes et poumistes — leur a été transmise et comment ils l'ont interprétée. Ils racontent leur expérience de cette transmission : les fidélités, les esquives ou les ruptures qui ont jalonné leurs parcours singuliers. Ils évoquent, chacun à leur façon, la quéte de traces effacées, le poids des héritages, le choix des filiations. Dans une seconde partie, des écrivains et des cinéastes — issus ou non de familles de réfugiés espagnols — expliquent comment les archives privées, les silences et les paroles de ces derniers deviennent pour eux des matériaux de leur création artistique. Les analyses d'une historienne et d'une hispaniste éclairent les enjeux et les formes de cette transmission polyphonique.
A partir de janvier 1941, des familles de républicains espagnols arrivent au camp de Rivesaltes. Un camp de plus sur leur long parcours d'indésirables. Pendant toute l'existence du camp, les Espagnols représentent toujours plus de la moitié des effectifs des internés. Longtemps passé sous silence, cet enfermement de familles entières resurgit ici dans les mémoires et dans l'histoire. Si les hommes sont incorporés dans les groupements de travailleurs étrangers (GTE) mis en place par le régime de Vichy, femmes et enfants restent confinés dans ce lieu inhospitalier, glacial en hiver et torride en été, où règnent la promiscuité, l'insalubrité et la faim. Où la mort rôde, notamment autour des enfants les plus jeunes, malgré l'aide apportée par des oeuvres d'assistance dépassées par l'ampleur de la tâche. Sur les chemins de l'exil depuis 1939, parfois depuis plus longtemps, ces familles espagnoles ont connu les aléas de centres d'hébergement répartis sur tout le territoire puis les camps lorsque ces refuges ferment. Ces femmes et ces enfants sont alors transférés à Rivesaltes, surtout lorsque le camp d'Argelès est évacué suite aux inondations de l'automne 1940. Si le camp de Rivesaltes n'est pas le premier pour les réfugiés espagnols, il n'est pas non plus le dernier, puisqu'ils seront pour beaucoup transférés à Gurs en novembre 1942. Certains connaissent ainsi de multiples camps entre 1939 et 1944, transférés sans cesse de l'un à l'autre. Douze témoignages émanant de cinq femmes et de sept hommes, nés entre 1924 et 1939, évoquent cet univers d'enfermement et d'arbitraire. Ils sont présentés, contextualisés et mis en perspective par une historienne spécialiste de l'exil républicain espagnol.
Amalric Jean-Pierre ; Dreyfus-Armand Geneviève ; V
Ce livre envisage l'action des forces politiques et sociales qui ont soutenu de bout en bout la Seconde République espagnole, tout en poursuivant des objectifs contradictoires. Il interroge la tension entre le projet réformiste de certains et l'aspiration révolutionnaire des autres, et s'attache à la divergence fondamentale entre les secteurs qui ont souhaité donner la priorité à la conduite de la guerre et ceux qui ont préféré ne pas dévier de leurs efforts pour remédier aux maux dont souffrait le pays, notamment les inégalités sociales. La réflexion est organisée en deux parties : l'une consacrée aux réformes menées par la jeune République, sous l'impulsion de Manuel Azana ; l'autre tournée vers les gouvernements de guerre dirigés par Francisco Largo Caballero puis Juan Negrín. Le lecteur se voit ainsi proposer une vision plurielle de huit années qui ont bouleversé l'Espagne et dont l'écho a retenti en Europe et dans le monde entier.
Dreyfus-Armand Geneviève ; Duroux Rose ; Sicot Ber
Résumé : Deux revues s'associent en ce numéro : Exils et migrations ibériques au XXe siècle est l'invitée de Riveneuve Continents pour explorer la thématique des écritures et, plus largement, des cultures de l'exil républicain espagnol, ainsi que les migrations en provenance du Portugal. La première revue, publiée par des membres du Centre d'études et de recherches sur les migrations ibériques (CERMI), du Centre de recherches ibériques et ibéroaméricaines de l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense (CRIIA), des chercheurs de l'association "Adelante" et des lusistes de diverses universités, apporte la matière et sa spécificité pour aborder ces thèmes à portée universelle. La seconde, revue à l'écoute des littératures francophones contemporaines des quatre coins du monde, fournit l'enveloppe et profite de l'occasion pour s'échapper vers les terres de la lusophonie, de l'hispanophonie et de la multidisciplinarité. Au travers de diverses études sur des écrivains de l'exil républicain, les écrits de réfugiés espagnols détenus par leurs descendants, la musique d'artistes comme Paco Ibânez, l'écho des migrations espagnoles jusque dans la littérature canadienne, la poésie de Max Aub ou les activités culturelles et artistiques poursuivies dans les terres d'accueil afin de maintenir vivante l'identité d'origine, la revue s'interroge sur les spécificités comme sur les grandes caractéristiques plus universelles des stratégies culturelles des populations en migration. La littérature se nourrit elle-même de ce nomadisme, à travers les découvertes comme les souvenirs. Le dossier consacré aux exilés et immigrés portugais en France complète le numéro de Exils et migrations ibériques au XXe siècle en étudiant cet important mouvement migratoire lors de deux moments historiques la Première Guerre mondiale et la guerre d'Espagne, dans sa modalité caractéristique le passage clandestin de frontières et dans sa quasi-invisibilité dans les médias français.
Y a-t-il un intérêt à rendre compte, en 2024, de l'expérience de femmes qui ont fui l'Espagne au moment de la victoire de Franco en 1939 ? C'est à travers des récits de vie, des trajectoires de trois femmes, que ce livre entend contribuer à une compréhension toujours à renouveler du fascisme, des résistances au quotidien, des processus de violence. Ainsi, la première partie du livre met en perspective les récits en posant un cadre historique. La deuxième présente le témoignage de trois femmes espagnoles qui avaient refusé la victoire du général Franco en 1939 et s'étaient réfugiées en France en l'absence de leur mari. Cette séparation était due au fait que la frontière entre la France et l'Espagne avait été ouverte aux civils et aux blessés à partir du 27 janvier 1939, alors qu'elle était restée fermée aux soldats de l'armée républicaine espagnole jusqu'au 5 février 1939. Les trois narratrices, qui ont accepté de raconter leur vie à l'auteure, 50 ans après la défaite républicaine, étaient issues de familles dont les hommes avaient été des militants ou des sympathisants de partis politiques opposés au coup d'Etat nationaliste. Leur enfance et leur adolescence se sont passées à Barcelone, avec son lot de conflits sociaux et de répression. Leurs témoignages montrent comment des ouvrières ou des mères de famille des quartiers ouvriers se sont senties concernées par les idées nouvelles et par les changements politiques intervenus dès leur jeunesse. L'imprégnation politique émanant du milieu familial et de la vie de quartier alimente le sentiment d'appartenir à une classe sociale qui lutte pour améliorer ses conditions de vie. Dès lors, les femmes n'hésitent pas à intervenir à leur manière dans leur quartier. Ce sont les petits gestes de solidarité ou de rejet, les échanges verbaux dans les magasins, les coopératives d'alimentation, les lavoirs publics ou le récit de leurs loisirs dans les centres communautaires, qui révèlent la constitution d'un espace politique qui ne s'exprime que lors d'événements particulièrement importants comme les grèves, la célébration de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement républicain, la guerre ou l'exil. Pour ces trois femmes, leur décision de quitter l'Espagne représente leur fidélité idéologique à leur condition de femmes du peuple, en même temps qu'elles se sont montrées solidaires des choix politiques de leur famille, de leur milieu social et de leurs époux impliqués dans la guerre civile.
Biographie du dernier maire français d'Alger, passé de l'Algérie française à l'Algérie aux Algériens après avoir tenté de sauver les relations franco-algériennes par le fédéralisme et négocier les accords entre l'OAS et le FLN, rééditée et augmentée à la veille du 60e anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie. - Biographie rééditée et augmentée d'un personnage d'exception : le dernier maire français d'Alger Jacques Chevallier, passé de l'Algérie française à la prise de la nationalité algérienne - Etude très fouillée d'une auteure née en Algérie et qui a déja beaucoup publié sur le sujet avec le concours du chercheur Benjamin Stora notamment - Préface de Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe.
Résumé : Le deuxième recueil de textes poétique puissants et évocateurs du très grand guitariste Titi Robin de renommée mondiale préfacé par le Goncourt Yvon Le Men. - Un auteur guitariste virtuose et de renommée mondiale - Une collection de textes poétiques qui s'accompagnent à la guitare dans une langue très évocatrice et puissante - Un préfacier Prix Goncourt : Yvon Le Men - Des illustrations du grand caligraphe Rachid Koraichi - Le deuxième recueil de Titi Robin
Un sujet presque tabou : l'abus sexuel par des agents ayant autorité pour la portection du public comme les pompiers. Un traitement fin et percutant, bien avant l'affaire #metoo. Une pièce promise au succès comme la précédente : Darius, le succès en 2017 de la pièce portée par Clémentine Célarié. Une pièce qui a marqué le off d'Avignon en 2016. Un ouverture pour deux mois au Théâtre du Rond-Point à Paris.
Kirk Douglas est né Yssur Danielovitch Demsky le 9 décembre 1916 dans l'Etat de New-York. Il aura donc 103 ans pour Noël 2019. En dehors de son autobiographie (Le fils du chiffonnier, bestseller mondial en 1988) et de plusieurs titres (J'ai croisé ma chance par accident, Dernier tango à Brooklyn), le lecteur francophone n'a pas accès à son dernier ouvrage (Let's face it), et curieusement à aucune biographie française depuis le Kirk Douglas de Roland Lacourbe en 1980, sur celui qui reste le dernier des grands monstres sacrés encore vivants du cinéma américain des années 50 et 60. La collection Riveneuve Cinéma permet d'offrir la biographie et la filmographie d'un acteur d'exception, mais aussi des analyses de chacun de ses films. Issu d'une famille d'immigrés juifs biélorusses, il s'illustre dans tous les genres. Il tourne dans le western La Captive aux yeux clairs et dans de grands classiques comme Les Ensorcelés et La vie de Vincent Van Gogh, tous deux réalisés par Vicente Minnelli, et joue Spartacus, un des rôles qui lui collera le plus à la peau. L'acteur se retire du cinéma en 1993, après une crise cardiaque. Il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1996.