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Figurations De La Vie Littéraire
Dozo Björn-Olav ; Glinoer Anthony
SAMSA
15,00 €
Épuisé
EAN :9782875930453
(...) Si l'usage des clés est si fréquent, c'est que l'image du monde littéraire est partout grimaçante. La fictionnalisation des lieux, des personnages et des discours prête à merveille à la satire. Il n'est guère surprenant, à cet égard, que tant Muno que Baillon, Mockel et Detrez mettent volontiers en scènee des conflits et des querelles entre leurs personnages. La fiction est un moyen privilégié pour régler ses comptes et pour donner vie à l'entrechoquement des idées. Le journal intime offre un autre espace de choix pour les déclarations incendiaires ou venimeuse : Jean Muno ne s'en prive pas, comme le montrent à partir de corpus différents David Vrydaghs et Renata Bizek-Tatara, non plus que Paul De Wiespelaere. Un aspect qui traverse les articles réunis ici est peut-être le plut proprement belge de tous. Il s'agit du rapport à ce qui excède le littéraire. Les romans du XIXe siècle que Marianne Michaux a pris pour objet d'étude dans son article sont particulièrement représentatifs à cet égard, dans la mesure où tous jouent sur la confrontation entre le monde de l'art (littérature, peinture, théâtre) et le monde social. Que ce soit dans Soeur et Frère de Joseph Gaucet, dans Maubert de Henri Colson ou dans Le Directeur Montaque de Dominique Keiffer cette confrontation ne se produit pas selon une axiologie opposant la bohème fantasque mais dévouée à un art autonome et la bourgeoisie utilitariste et castratrice ; par l'intermédiaire de la figure de l'artiste (ou plus tard de celle du journaliste chez Baillon) se dit plutôt une recherche de réussite sociale apaisé quoique déceptive, une lutte qui consiste moins à s'opposer à la société dans son ensemble qu'à tâcher d'y trouver une place, la plume ou le pinceau à la main. On retrouve cette tension et cette difficulté à se situer pour le poète entre deux grands types d'écrivains, le surréaliste d'un côté et le fonctionnaire de l'autre, dans l'analyse que livre Daphné de Marneffe du roman de Franz Hellens. Condamne à la marginalité au-dehors et au malaise identitaire au-dedans, l'écrivain belge doit avant tout négocier sa propre existence problématique. Les figurations du monde littéraire s'ajoutent ainsi à l'arsenal dont disposent les chercheurs pour mieux en comprendre les formes et les formulations." (Extrait de la présentation)
Le directeur, après m'avoir souhaité la bienvenue, me communiqua mes attributions et mes horaires. A mon grand étonnement je constatai qu'en plus de la chimie, de l'agrologie, de la botanique et de la physique, ce qui était dans mes cordes, je devais donner un cours d'anatomie humaine avec conclusions hygiéniques et... deux heures d'éducation physique ainsi que deux heures de dessin artistique. J'ai toujours eu quelque facilité en dessin. Mon épouse ayant suivi des cours de monitrice en éducation physique pouvait m'aider. Je devais m'en sortir avec son aide... En outre, j'étais chargé de la mise en route d'un restaurant scolaire. " Après avoir obtenu son diplôme de l'enseignement technique secondaire, Jacques Dozo cherche un emploi en tant que professeur d'agriculture. Dans les années 1950, après son service militaire, sa voie le mène à Libramont où une école agricole vient d'être créée. Recherche d'élèves, problèmes de chauffage, répartition des logements, la mise en place administrative de l'établissement scolaire se révèle être une véritable aventure. Les débuts d'une école et d'un enseignant dans une chronique des plus plaisantes.
François Pierre ; Chartrain Valérie ; Dozo Björn-O
Ce numéro d'Histoire & Mesure, deuxième volet d'une thématique consacrée à l'Art et à la mesure, s'attache à mesurer l'environnement de la production artistique. A travers l'étude du milieu des critiques d'art contemporain, P. François et V. Chartrain s'intéressent au suivi de leur carrière, souvent tiraillée entre leur métier et leur propre vocation littéraire. Deux autres articles s'appuient sur l'analyse des réseaux pour étudier l'institutionnalisation du monde de l'art : le premier (B.-O. Dozo) montre comment les liens tissés entre les animateurs de la vie littéraire francophone en Belgique contribuent à faire de ce milieu un sous-champ de la littérature belge, le second (K. Hamou) analyse, à travers la pratique du featuring. l'émergence et la stabilisation d'un monde social du rap en France. Un quatrième porte sur les savoirs et les savoir-faire de la construction du bâti dans la France médiévale (M. Wolfe), s'interrogeant sur les rapports entre les différentes strates de l'histoire des sciences, sur la variété et pesanteur des pratiques héritées du passé dans l'architecture et la conception de la construction des agglomérations, sur les apports des artistes et, enfin, sur la tendance à la rationalisation dont font preuve des pouvoirs publics au pouvoir croissant. Le premier des trois articles (M. Brejon de Lavergnée) de Varia centre son objet sur l'étude d'un milieu social, les congrégations du début du XIXe siècle ; il s'agit moins ici de voir comment ce milieu se constitue, que de tenter de le " déconstruire ", en montrant, grâce à l'analyse relationnelle, son hétérogénéité et comment il a pu servir à des stratégies diverses (d'ordre politiques ou professionnelles).T. Jaulin porte son attention sur le rôle joué par les émigrés et leur statut dans l'élaboration du Pacte national libanais, en insistant sur le rôle essentiel des statistiques démographiques dans l'élaboration du compromis socio-politique. Sur ce thème de l'usage de la mesure, Y. Rumpala se penche sur la question du développement durable et sur la construction de ses indicateurs, montrant en quoi cette démarche, éminemment politique, conduit à de nombreux allers-retours entre connaissance et action publique et à des modifications dans la production des données chiffrées.
DARK VADOR, Chevalier Jedi et Seigneur Sith, est le personnage central de la célèbre saga cinématographique Star Wars, développée par George Lucas dès 1977. Son apparence effrayante, son charisme intimidant et son terrible destin en ont fait l'une des plus grandes icônes de la culture populaire et l'incarnation du Mal absolu. Mais l'intérêt de la figure réside peut-être davantage dans ses ambivalences. Pour le comprendre, il faut croiser les regards sociologiques et esthétiques, politiques et poétiques, qui permettront de suivre tant le processus de radicalisation spirituelle du personnage que sa métamorphose physique. Dark Vador est un autre Prométhée moderne, une autre créature de Frankenstein, qui transgresse les limites humaines, les lois naturelles et les principes divins. Du jeune et impétueux Anakin Skywalker, dévoré par une colère romantique, au cyborg terrifiant en quête de rédemption, Dark Vador est l'un de nos grands mythes modernes qui raconte autant nos phobies que nos fantasmes contemporains. Car qui n'a jamais été tenté par le côté obscur ? Björn-Olav Dozo enseigne la sociologie des littératures populaires, les humanités numériques et les études vidéoludiques à l'Université de Liège. Il a collaboré à de nombreuses publications sur la bande dessinée et les cultures de masse. Il lui arrive parfois de se déguiser en Wookie ; il grogne alors de joie. Dick Tomasovic enseigne les théories et pratiques du cinéma et des arts du spectacle à l'Université de Liège. Il est l'auteur de nombreuses publications sur le cinéma et la culture populaire, dont Batman, une légende urbaine dans la même collection. Le soir tombé, il construit en cachette une nouvelle Etoile de la mort.
Résumé : Qui sont les écrivains belges francophones de l'entre-deux-guerres? De quoi vivent-ils? Que publient-ils? Chez quels éditeurs? Dans quelles revues ? Sont-ils isolés, entièrement dédiés à leurs oeuvres ? Prennent-ils part à une vie littéraire fondée sur des logiques d'opposition de groupes, comme en France ? Peut-on dégager des profils-types ? Existe-t-il des écrivains sans ?uvre ? Quel est leur rôle spécifique ? Ce livre aborde ces questions à partir d'une approche socio-statistique et relationnelle. Celle-ci met en évidence l'importance, pour les auteurs belges, de s'inscrire dans un réseau de relations afin d'exister comme écrivain. L'approche permet également de souligner la rupture socioprofessionnelle qui a lieu après la Première Guerre, entre la génération symboliste et les entrants en littérature, qui renouvellent esthétiques et thématiques. Le livre dresse enfin un panorama de la vie littéraire de l'époque, en situant les grands parmi les minores et en interrogeant ce que retient l'histoire littéraire. Mais au-delà du cas belge, l'ouvrage propose une réflexion sur la construction d'une étude quantitative socio-historique de la littérature, sur ses enjeux et sur ses modes opératoires. Comment définir un corpus ? Comment choisir et construire des variables descriptives ? Comment interpréter des résultats graphiques ? Cette étude en acte offre des solutions pragmatiques sans ignorer les questionnements épistémologiques qui sous-tendent ce type d'approche.
Van Reybrouck David ; Borrenbergs Monique ; Préaux
A travers toute l'Europe l'écart entre les personnes peu scolarisées et celles très cultivées se creuse. D'un côté, les cosmopolites qui sirotent leur verre de chardonnay en vantant les mérites de la mondialisation, alors que de l'autre côté une classe "tatouée" se saoule des chansons populaires locales et, souvent, soutient de nouvelles formes de nationalismes. Les travailleurs peu qualifiés ont du mal à pénétrer au parlement. Leur majorité démographique est réduite à une minorité démocratique. Plus que quiconque, les partis populistes portent aujourd'hui la voix des personnes peu qualifiées dans nos sociétés. Selon David Van Reybrouck, le populisme n'est pas nécessairement un danger pour la démocratie. Ce populisme exprime, parfois maladroitement, un désir constant d'engagement politique de citoyens peu instruites. Il est devenu essentiel de se pencher sérieusement sur les réflexions que l'auteur soulève. Un meilleur populisme est nécessaire, pas forcément moins de populisme...
Pourquoi cette question ? N'est-elle pas incongrue ? Peut-on concevoir un autre destin pour l'intéressé que de finir ses jours muré dans sa cellule ? Et dans un isolement dont rien, ou presque, ne doit le sortir ? Ce livre nous rappelle, avant tout, les tenants et aboutissants légaux qui régissent notre système de justice pénale, tâche nécessaire en regard des lieux communs, voire des légendes urbaines, qui circulent aujourd'hui. Ensuite, répondre à cette question, c'est ouvrir un débat qui en sous-entend nombre d'autres : Que signifie l'abolition de la peine capitale ? La perpétuité réelle a-t-elle un sens ? A quelle aune mesurer les peines ? Quelle est leur vocation ultime ? Nos prisons remplissent-elles leur office ? Quelle place réserver aux victimes ? Ainsi, le cas particulier de Marc Dutroux nous renvoie à des interrogations fondamentales sur l'exercice du "droit de punir" . Enfin, alors que chacun s'autorise à exprimer son opinion sur le sujet - tant il a été médiatisé, et depuis si longtemps - l'auteur a tenu, par cet essai, à s'adresser directement au citoyen qui souhaite se forger un avis éclairé. Le fait que la répression s'exerce en son nom justifie à lui seul qu'il s'estime concerné. Mais suppose aussi qu'il accepte la controverse. Les arguments qui n'abondent pas dans le sens d'une répression accrue (pour laquelle nous éprouvons tous un penchant instinctif) méritent d'être entendus. Pouvoir en débattre sereinement est l'objectif à la fois accessible et nécessaire de ce livre.
Il se fait que la cause du socialisme a besoin d'une articulation politique, et que cette articulation politique, bien que ne relevant pas exclusivement des partis, nécessite néanmoins l'instrument d'un parti. Aussi utiles et efficaces que puissent être d'autres éléments de pression dans le système politique - les syndicats, les mouvements de femmes, de Noirs, les écologistes, les militants pour la paix et beaucoup d'autres - ils ne peuvent pas ni, pour la plupart, ne souhaitent remplir la tâche principale des partis socialistes, qui consiste à injecter un "courant de tendance socialiste", par la parole et par l'action, dans le système politique et culturel de leurs sociétés. Ces partis sont bien sûr concernés par les questions immédiates, les griefs et les revendications, mais ils sont aussi, au-delà de cela, concernés par la dissolution effective des structures de pouvoir de la société capitaliste et leur remplacement par un ordre social fondamentalement différent, basé sur la propriété sociale et le contrôle des principaux moyens de l'activité économique, et gouverné par des principes de coopération, de liberté civique, d'égalitarisme et des arrangements démocratiques de loin supérieurs aux structures étroitement conditionnées par une logique de classe de la démocratie capitaliste. De nombreux partis de la gauche ont préconisé ces principes au fil des ans. Pour les raisons mentionnées ci-dessus, ils ont également souffert de grandes faiblesses, qui ont réduit ou annulé leur efficacité. Au plus vite ces faiblesses seront affrontées et surmontées, meilleures seront les perspectives de la progression socialiste.
Le sexe et la fin du monde sont-ils liés ? En 2046, de Bruxelles à Calvi, une gigantesque puanteur envahit l'Europe. La cheffe d'orchestre Rose Apari, aussi militante écologiste, enquête à ce propos et découvre l'existence d'une tribu aux moeurs particulières. Alice (une amie de la musicienne) chronique les évènements à sa manière joyeuse et sauvage : très animale, en somme... Il s'agit ici d'un " roman-pamphlet " dénonçant les excès de l'humanité. Il mêle thriller, étrange et poésie...