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Politiques de la diversité. Sociologie des discriminations et des politiques antidiscriminatoires au
Doytcheva Milena
PETER LANG AG
50,10 €
Épuisé
EAN :9782875742902
Cet ouvrage prend appui sur plusieurs enquêtes conduites dans le champ des politiques de lutte contre les discriminations et de diversité au travail, depuis le début des années 2000, dans le contexte français en particulier. Mettant en perspective les politiques françaises avec les travaux européens et les démarches pionnières de firmes étatsuniennes et canadiennes, il propose une analyse critique des démarches des acteurs économiques et politiques français autour de deux hypothèses : l'articulation insuffisante des approches entrepreneuriales de la diversité aux perspectives antidiscriminatoires sous-jacentes, d'une part ; le flou et les incertitudes propres à la notion même de diversité, au contenu de plus en plus polysémique, d'autre part. Des tendances qui favorisent ainsi dans le contexte français la réémergence d'une situation historique, analysée dans l'ouvrage, que marquent l'évitement et l'occultation des catégories d'ethnicité et de " race ". Se dessinent ainsi les contours d'une diversité sélective ou d'une bonne diversité au travail qui prend en charge certaines formes d'inégalités et de discriminations, mais pas toutes, au risque y compris de recouper des situations et des logiques discriminatoires.
La discrimination positive, tout en demeurant controversée, se banalise aujourd'hui dans le débat public et les pratiques institutionnelles. D'autant que la France est fière d'avoir inventé un nouveau mode d'action publique, la discrimination positive territoriale, instrument ingénieux de gestion de l'ethnicité qui permettrait à la fois d'agir en direction des minorités et de conserver le principe républicain de neutralité de l'État. Cette équation entre territoire et ethnicité, qui fait aujourd'hui l'unanimité, est cependant à interroger. C'est ce que propose de faire cet ouvrage à travers une étude historique et empirique des politiques de la ville, à qui on doit en France la construction des quartiers sensibles en catégorie de l'action publique. Il explore plus particulièrement trois champs problématiques : le développement et l'institutionnalisation des pratiques de discrimination positive territoriale, l'arrimage au territoire des politiques d'intégration puis de lutte contre les discriminations, et enfin le soutien public aux organisations communautaires des migrants et de leurs descendants. A partir d'une enquête de terrain, l'auteure met notamment en évidence le caractère incertain des catégories territoriales, construites de manière aléatoire au fil des transactions politiques. Et elle montre comment, dans les interventions publiques, l'ethnicité est souvent contournée, occultée ou instrumentalisée, mise au service de valeurs légitimes comme la citoyenneté, la culture, le lien social. Alors qu'il se pose en faire-valoir d'une république soucieuse d'équité et de diversité, le territoire perpétue de fait un phénomène de déni républicain. . . Milena Doytcheva est maître de conférences en sociologie à l'université de Lille-III et chercheuse au GRACC (Groupe de recherche sur les actions et les. croyances collectives). Elle est l'auteure de Le Multiculturalisme (La Découverte, coll. Repères . 2005).
Résumé : Au XVIe siècle, la paisible vallée bulgare d'Elindenya est soumise à une islamisation forcée. Un berger héroïque, Manol, entraîne tous ses compagnons dans une résistance aussi fière que désespérée. Deux témoins se font les récitants de cette geste violente et terrible. Puissant, coloré, épique, mettant en scène des personnages hors du commun et des événements d'une dimension extraordinaire, Les Cent Frères de Manol éclaire de manière inoubliable la mémoire de la zone balkanique.
Dès l'Antiquité, la réflexion sur le politique s'articule autour de celle du vivre-ensemble, cherchant à concilier la pluralité des valeurs et des cultures humaines. Depuis 20 ans, la question se pose désormais en termes de multiculturalisme , projet de reconnaissance équitable des différentes cultures dans l'espace public. En tant que projet de reconnaissance et de réévaluation des processus de minorisation à l'oeuvre dans la société, le multiculturalisme a été soumis à de rudes critiques ces dernières années. Dans le contexte sécuritaire et répressif de l'après-11 Septembre, sa fin, voire sa mort furent annoncées, y compris par des gouvernements qui ne l'ont jamais expérimenté. Pourtant, les enjeux qu'il revêt demeurent toujours d'une grande actualité : comment vivre ensemble, comment " faire société " ? Faut-il araser ou consacrer les différences ? Comment penser l'altérité à l'aune des questions fondamentales d'égalité et de justice sociale ? Ce sont ces champs problématiques que l'ouvrage propose d'explorer au prisme de débats philosophiques, d'une étude historique de l'intégration et de la citoyenneté, de l'examen critique des politiques nationales, à l'intersection d'une valorisation proclamée de la diversité et du renouvellement des processus de racisation et d'exclusion sociale.
20 ans après les premières impulsions, unanimement retenues comme actes majeurs de requalification des politiques publiques françaises d'intégration à lutte contre les discriminations, la 6e livraison des Cahiers de la LCD propose de revenir sur les évolutions et le chemin parcouru en deux décennies, et plus particulièrement au travail. En effet, le champ de l'emploi fait partie des tout premiers domaines d'intervention, ciblé dès 1998 par une série de mesures spécifiques. Point nodal des processus de solidarité et d'intégration sociale, il nous fait vivement ressentir tout écart à l'idéal méritocratique d'égalité et de justice sociale. Selon le baromètre du Défenseur des droits, en 2016, plus d'un tiers de la population active rapporte une expérience vécue de discrimination en emploi, alors que ce chiffre s'élève à plus de 60% pour des catégories particulièrement exposées. Sans prétendre épuiser ces enjeux, l'objectif de ce numéro sera d'interroger, au croisement des sciences sociales et du droit, le déploiement normatif, comme en matière de politique publique, du référentiel de la non-discrimination en emploi. Les contributions réunies proposent toutes à leur manière de jeter un éclairage sur le chemin parcouru en vingt ans, les réalisations accomplies, mais aussi les angles morts et les impasses, autour de trois thèmes forts : l'étude critique de l'évolution du dispositif juridique antidiscriminatoire, confronté au moment où son institutionnalisation arrive à maturité, à l'épreuve de son effectivité ; les freins demeurant à la reconnaissance juridique des discriminations, ainsi que la portée des stratégies judiciaires, et plus particulièrement en emploi ; l'articulation problématique enfin entre ce référentiel normatif, juridique de la non-discrimination et les initiatives portées par les acteurs sociaux, avec le soutien des pouvoirs publics, autour d'une régulation technique, via certifications et labels, de la diversité au travail.
Au-delà des deux dates charnières de 1973 et 1979, il importe de considérer les évolutions qui ont touché l'Europe de l'ouest comme des mutations nécessaires dans un monde de moins en moins bipolaire. A travers ses épreuves et ses hésitations, la Communauté européenne construit malgré tout un parcours original dans le domaine énergétique. Consciente de ses faiblesses, elle n'a pas toutes les armes pour dépasser ses contradictions. Mais la période 1960/1980 lui permet au moins de poser les bases de solutions adaptées aux réalités du Vieux Continent.
This volume is a collection of essays published between 1999 and 2015 in the review The Federalist Debate. The book highlights the issue of federalism intended as a theoretical paradigm to interpret the major problems of our age, and in particular the issues of peace and war in a world characterized by an uncontrolled globalization.
Vai Lorenzo ; Tortola Pier domenico ; Pirozzi Nico
This book is a collection of the contributions to the Governing Europe project, which tackles the current situation and the future developments of the European mechanism of governance, putting forward a series of policy and institutional recommendations for the medium and long term, aimed at improving the democratic nature and the effectiveness of the European decision-making processes.
Le Belge Edouard Empain obtient en 1898 la concession du Métro de Paris, qu'il construit et exploite. Pour alimenter son Métro en énergie, Empain devient producteur d'électricité et fonde la Société d'électricité de Paris. Déjà présent en France depuis les années 1880, le groupe Empain ne cesse dès lors plus de croître dans ce pays. Fleurons d'un empire industriel de dimension mondiale, ses entreprises comptent parmi les plus importantes du paysage économique français. La croissance du groupe Empain en France relève d'une saga à la fois industrielle et familiale. Trois générations se succèdent : un grand industriel européen, visionnaire et innovateur ; son frère ; ses fils. Des personnages hauts en couleur, très différents, reliés pour le meilleur et pour le pire par le sang et l'argent. Cette histoire, dévoilée de l'intérieur et jusqu'alors mal connue, a été enfouie dans la mémoire nationale sous les décombres de la Troisième République et éclipsée après Seconde Guerre mondiale par la nationalisation de l'électricité et la municipalisation du Métro.