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La couleur du pouvoir. Géopolitique de l'immigration et de la ségrégation à Oakland, Californie
Douzet Frédérick
BELIN
27,10 €
Épuisé
EAN :9782701144986
Extrait de l'introduction: «Oakland est probablement le secret le mieux gardé aux Etats-Unis.» Ishmael Reed Le débat sur le port du voile islamique à l'école en 2004 et les émeutes urbaines de novembre 2005 ont suscité une prise de conscience des problèmes d'intégration auxquels la France doit faire face. On découvrait enfin, ou plutôt, on acceptait de débattre des processus de ségrégation à l'oeuvre dans nos quartiers sensibles et des ressentiments, voire du fondamentalisme qu'ils pouvaient nourrir. Les taux de chômage très élevés dans ces quartiers, même pour les diplômés, prenaient ainsi un sens particulier en raison de leur dimension «ethnique». En essayant enfin de sortir du discours sécuritaire pour se pencher sur les dynamiques urbaines et démographiques, on mesurait ce qu'aucun outil de recensement ne permet de cartographier en France: une «ethnicisation» de la pauvreté, une corrélation puissante entre immigration de première et deuxième génération et difficultés d'insertion économique sur des territoires largement stigmatisés où émergent une culture et une identité propres. Quelques ensembles de logements sociaux, voire des communes entières, sont devenus des quartiers répulsifs pour des habitants de plus en plus mobiles qui perçoivent souvent le territoire comme une ressource dans la quête d'une meilleure qualité de vie et d'une réussite professionnelle et sociale pour eux-mêmes et leurs enfants. Ces mêmes quartiers assistent, au fur et à mesure de leur dégradation, au départ de populations financièrement stables pour accueillir essentiellement celles qui s'y installent par nécessité économique plus que par choix. Parmi elles, on compte une proportion substantielle d'immigrants récents. Dès lors, les comparaisons et les amalgames avec la situation américaine se sont multipliés. La référence aux villes américaines a longtemps servi d'épouvantail ou de prophétie de malheur, ce qui se passe aux États-Unis arrivant inéluctablement dix ans plus tard en France... Au-delà de la dénonciation, la recherche de réponses a pourtant conduit nombre d'intellectuels, d'hommes politiques, de leaders associatifs et d'élus européens à se tourner vers le modèle américain. Puisque le modèle républicain français d'intégration ne permettait plus l'assimilation des jeunes issus de l'immigration, et plus spécifiquement des jeunes beurs, il importait de le réformer, d'autant que ces jeunes semblaient subir une discrimination à l'embauche particulièrement prononcée. Peut-être était-il temps de revoir le vieux modèle jacobin d'une nation indivisible qui laissait si peu de place aux minorités de tous ordres dans un contexte mondial de montée des communautarismes ethniques et religieux, et des revendications identitaires, régionalistes ou linguistiques. Peut-être fallait-il envisager une représentation politique pour chacune de ces communautés et créer des outils spécifiques de rattrapage des inégalités. Ainsi Nicolas Sarkozy proposait-il, fin 2003, d'importer le modèle américain de discrimination positive (affirmative action) alors que le président de la République Jacques Chirac répliquait de façon ambiguë, déclarant que la discrimination positive ne serait «pas convenable» tout en étant préalablement intervenu pour exiger du ministère de l'Éducation nationale qu'il propose un recteur «d'origine maghrébine». Ces positions ont déclenché un vif débat au sein du gouvernement et la fureur du Haut Conseil à l'intégration qui a tenu à redéfinir la politique d'intégration sur la base du «contrat républicain» et de «l'action positive». En 2000, le Conseil de l'Europe avait élaboré des directives faisant de la lutte contre les discriminations une priorité. La France s'était alors dotée d'un arsenal juridique de lutte contre les discriminations mais en plaçant le critère ethnique sur le même plan que le genre, les orientations sexuelles ou encore les opinions politiques. Or certains de ces critères sont susceptibles d'évoluer, une personne pouvant très bien changer d'opinion politique ou d'orientation sexuelle, plus difficilement de couleur de peau ou de genre. Cette conception de la discrimination place donc le débat au niveau de l'individu et non du groupe. D'autres initiatives ont alimenté le débat, comme celle de l'Institut d'études politiques de Paris (IEP) qui a choisi de cibler des territoires pour atteindre les populations. Suivant l'idée que la ségrégation territoriale est un frein à l'intégration, l'IEP a mis en place, en septembre 2001, un recrutement préférentiel de lycéens de ZEP (zones d'éducation prioritaires) dans le but clairement avoué de diversifier sa population étudiante composée dans sa très vaste majorité d'enfants de cadres supérieurs blancs. Calquer les réponses du modèle américain sur les problèmes d'intégration en France impliquerait de franchir un pas qui ne l'a pas été jusqu'ici, à savoir la prise en compte politique et juridique du critère ethnique. Autrement dit, l'étape préalable à toute action visant des groupes de populations victimes de discriminations et non plus des territoires est la création de catégories de population, de minorités. Elle implique aussi l'évaluation de l'oppression de ces minorités, la création de droits spécifiques et la hiérarchisation des revendications et des droits. Début 2004, France Télévision, avec le soutien du Haut Conseil à l'intégration (HCI) et du Conseil supérieur de l'audio-visuel (CSA), présentait un plan pour améliorer la représentation des «minorités» à la télévision. Avec la volonté de donner plus de couleur aux «écrans pâles» et d'améliorer la diversité culturelle et la présence de personnes issues de l'immigration à l'antenne, France Télévision affichait comme objectif que le dixième des personnes présentes à l'écran appartienne à une minorité visible, c'est-à-dire essentiellement à la population issue de l'immigration hors européenne en France. Cela n'est bien entendu qu'une estimation, les instruments de mesure faisant défaut. Outre le caractère illégal d'une telle disposition, la question de sa mise en pratique reste entière. Les critères de mise en oeuvre n'existent pas juridiquement, pas plus qu'un consensus politique sur l'opportunité et la manière de les élaborer. Malgré toutes les difficultés théoriques, philosophiques et politiques, il se dessine cependant en France un consensus sur la nécessité de lutter de façon plus active et efficace contre la discrimination à rencontre des personnes issues de l'immigration et de parvenir à réduire les inégalités qui alimentent des représentations politiquement néfastes. Et l'une des pistes est le modèle américain.
La collection 40/4 propose au lecteur trois buts : connaître, comprendre, construire une réflexion. - Quarante questions pour connaître l'?uvre dans ses grandes lignes et dans ses détails, l'action et les personnages, le contexte culturel et historique. - Quarante réponses pour comprendre la signification de l'?uvre, sa portée symbolique, les intentions de l'auteur. - Quatre études pour construire une réflexion sur les enjeux majeurs de l'?uvre. La collection 40/4 est particulièrement destinée à la préparation de l'oral du baccalauréat de français, notamment de l'entretien après l'explication de texte. Elle permet également de s'exercer à la dissertation de l'épreuve écrite.
La Californie est l'une des plus grandes puissances économiques du monde, notamment dans le secteur de l'agriculture et des hautes technologies, tout en restant une référence internationale en matière d'enseignement supérieur. Toutefois, alors que Barack Obama termine son second mandat de président, la Californie résume aussi à elle seule les maux de la société américaine : endettement, inégalité, surexploitation des ressources (notamment de l'eau), accès au logement et à la santé...
La collection CRFPA est conçue pour faciliter une acquisition rapide et progressive des connaissances indispensables à l'examen d'entrée en Centre de formation professionnelle des avocats. Cet ouvrage se compose de 50 fiches comprenant chacune trois rubriques avec trois niveaux de lecture et d'approfondissement différents : - L'essentiel : résumé du cours en quelques lignes ; - Les connaissances : synthèse et rappel des connaissances indispensables (textes, jurisprudence, points clés) ; - Pour aller plus loin : repères bibliographiques pour approfondir des points de cours. Elaborés avec le concours de psychologues, les ouvrages de la collection CRFPA sont conçus pour stimuler la mémorisation du lecteur. Un arrêté du 2 octobre 2018 (JORF n° 0238 du 14 oct. 2018 texte n° 39) marque le grand retour du droit fiscal parmi les épreuves écrites de l'examen d'accès au centre régional de formation professionnelle des avocats (CRFPA). L'une des quatre épreuves d'admissibilité à cet examen est une épreuve (dont la note est affectée d'un coefficient 2) destinée à vérifier l'aptitude à résoudre un ou plusieurs cas pratiques ou à rédiger une ou plusieurs consultations, d'une durée de trois heures, qui parmi sept matières au choix du candidat peut porter sur le droit fiscal.
Ce guide d'identification décrit environ 3 000 espèces, parmi lesquelles plus de 1 400 sont illustrées par des photographies, ce qui constitue un record absolu parmi les guides de champignons, même au niveau mondial ! En feuilletant ce guide, le lecteur se rendra compte de l'incroyable diversité des champignons. Il y trouvera par exemple des fiches pour plus de 50 bolets et 160 cortinaires, presque 130 russules 40 coprins, près de 50 entolomes, 40 inocybes et 70 lactaires... Une partie introductive précède les fiches descriptives. Les auteurs y expliquent d'une façon claire et didactique les principaux caractères des champignons : anatomie, écologie, biologie et classification y sont présentées, ainsi que le rôle crucial des champignons dans les divers écosystèmes. Plusieurs pages décrivent aussi les symptômes des principaux types d'intoxication par les champignons, et présentent les espèces les plus toxiques, comment les reconnaître et comment éviter de les confondre avec leurs éventuels sosies comestibles. Je souhaite à ce guide le succès qu'il mérite, en espérant qu'il créera des vocations auprès de nombreux amateurs naturalistes. "
Durant plus de 130 ans de présence française, de 1830 à 1962, colons et Algériens se sont côtoyés, croisés, affrontés, haïs, aimés... Durant plus de 130 ans, ils ont vécu sur la même terre et été les acteurs volontaires ou désignés de la domination coloniale. Draria, aujourd'hui faubourg d'Alger, a été l'une des premières implantations françaises. En une dizaine d'années à peine, ce hameau agricole s'est peuplé de familles de paysans et d'artisans venus de France ou d'Europe. Les nouveaux arrivants ont pris possession des lieux et établi les règles d'une coexistence qui s'est achevée avec la guerre d'indépendance de l'Algérie. Colette Zytnicki se penche sur un siècle de vies partagées dans le village de Draria. Elle suit, génération après génération, l'histoire quotidienne des familles de colons et d'" indigènes ". Elle révèle les bouleversements les plus profonds et les histoires banales ou hors du commun qui dessinent les contours de la vie d'un village à l'heure coloniale.
Résumé : Ce guide complet décrit près de 600 espèces d'oiseaux nicheurs ou migrateurs, soit l'ensemble des oiseaux observables en France, Belgique et Luxembourg. Chaque oiseau fait l'objet d'une fiche détaillée, avec une description précise pour bien l'identifier, des données sur sa biologie et son comportement, des informations sur où et quand l'observer, avec une carte de répartition. Enfin, des indications sont apportées sur les espèces ressemblantes afin d'éviter toute confusion avec une autre espèce. L'ouvrage, riche d'un millier de photos de grande qualité, est précédé d'une introduction très graphique, qui, à l'aide de nombreux dessins, initie le lecteur au monde des oiseaux, éveille sa curiosité et apporte des explications sur leur mode de vie. Sa couverture plastifiée en fait un vrai guide d'identification sur le terrain. En outre, le chant ou le cri de près de 400 espèces est accessible directement via un Q-R Code. "Un rare concentré de données pédagogiques [...] Certainement le guide idéal pour l'ornitho débutant !" (Nat'Images, 2015).
Résumé : Futile ou lourde de sens, aimée ou décriée, la mode vestimentaire marque les esprits, transforme les corps, suscite le désir, dicte les choix économiques et culturels. Outil de séduction et marqueur social, la parure est le lieu des consommations les moins raisonnées. Du port de la ceinture à Athènes aux accessoires de luxe, de la sandale antique à la chaussure médiévale, de la garde robe de Catherine d'Aragon à l'utopie esthétique nazie, Audrey Millet propose une histoire globale de la mode, entre enjeux économiques, esthétiques sociaux ou culturels. Loin de la seule description, cette histoire de la mode et du luxe explique pour quelles raisons l'habillement, adulé ou décrié, neuf ou de seconde main, occupe une place aussi importante dans les imaginaires.
Chaque année, l?Insee chiffre le nombre de pauvres en France (8,2 millions en 2011) sans jamais proposer toutefois de lecture sur l?organisation politique qui génère cette pauvreté. Les pauvres surgissent ainsi sur la scène sociale comme une masse importante que l?on va aider ou punir, selon les mérites ou les défauts de chacun, mais rarement comme le symptôme d?une défaite sociale. Tandis que la fraction la plus riche de la population ne cesse de s?enrichir, la pauvreté n?est plus un phénomène qui relève d?une responsabilité collective. C?est pourquoi Catherine Herszberg est allée demander à des inconnus non pauvres, selon le critère européen, pourquoi les pauvres sont pauvres. Cette démarche s?inscrit dans la continuité de celle qui l?a déjà poussée à observer le sort réservé aux fous emprisonnés (Fresnes, une histoire de fou, 2007). A nouveau, il est question d?hommes mis à l?écart de la société, qu?on est soulagé de ne plus voir, leur vie n?intéressant à peu près personne. Cette enquête pointe ainsi comment le phénomène de la pauvreté s?est détaché du politique, et de notions comme la justice ou l?égalité, pour relever au mieux d?un discours compassionnel, voire charitable. Ce divorce conduit à l?acceptation de ce fait social comme une fatalité, voire une nécessité. Acceptation renforcée par la certitude que le capitalisme mondialisé produit un surplus d?êtres humains "inutiles", surplus appelé à croître dans les années à venir. "Dès lors, la seule question qui se pose est celle-ci: qu?est-ce qu?on va bien pouvoir faire de ces hommes en trop?"
Et si notre civilisation s'effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d'auteurs, de scientifiques et d'institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu'elle s'est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d'éviter un tel scénario ?Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d'un possible effondrement et proposent un tour d'horizon interdisciplinaire de ce sujet - fort inconfortable - qu'ils nomment la "collapsologie". En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d'entre nous, ce livre redonne de l'intelligibilité aux phénomènes de "crises" que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd'hui, l'utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L'effondrement est l'horizon de notre génération, c'est le début de son avenir. Qu'y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre...Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d'effondrement, de transition, d'agroécologie et des mécanismes de l'entraide, il est l'auteur de Nourrir l'Europe en temps de crise (Nature & Progrès, 2014).Raphaël Stevens est éco-conseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est cofondateur du bureau de consultance Greenloop.Postface d'Yves Cochet, ancien ministre de l'Environnement et président de l'Institut Momentum.
Résumé : Parmi les espoirs et les craintes que suscite la numérisation de nos sociétés, la constitution de grandes bases de données confère une place de plus en plus centrale aux algorithmes qui gouvernent les comportements de chacun. L'ambition de ce livre est de proposer une exploration critique de la manière dont les techniques de calcul façonnent nos sociétés. Classement de l'information, personnalisation publicitaire, recommandation de produits, orientation des déplacements, mesures corporelles, etc., les calculateurs sont en train de s'immiscer, de plus en plus profondément, dans la vie des individus. Cet ouvrage voudrait montrer comment les techniques statistiques qui prennent leur essor avec les big data enferment des conceptions différentes de la société qu'elles calculent. Loin d'être de simples outils techniques, les algorithmes enferment un projet politique. La thèse défendue dans cet ouvrage est que la personnalisation des calculs est à la fois l'agent et la conséquence de l'individualisation de nos sociétés. Elle témoigne de la crise des catégories statistiques traditionnelles qui permettaient à la société de se représenter. Elle encourage le déploiement de la course méritocratique vers l'excellence, la compétition des individus pour la visibilité et le guidage personnalisé des existences. Comprendre la logique des nouveaux algorithmes du web, c'est aussi donner aux lecteurs les moyens de reprendre du pouvoir dans la société des calculs.
Servigne Pablo ; Stevens Raphaël ; Chapelle Gauthi
La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants. Ils ont publié Comment tout peut s'effondrer . Petit Manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015), Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015), Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015), Nourrir l'Europe en temps de crise (Babel, 2017) ou encore L'Entraide. L'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017).