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Dieu n'est même pas mort
Doux Samuel
JULLIARD
19,00 €
Épuisé
EAN :9782260020363
Jeune trentenaire parisien, Elias apprend, non sans soulagement, que sa grand-mère maternelle, femme culpabilisante et anxiogène, vient de mettre fin à ses jours. Contraint de se rendre à Poitiers, qu?il exècre, pour organiser les funérailles, il découvre que la vieille dame juive s?est volontairement suicidée lors de Yom Kippour, jour du Grand Pardon. Si le geste est déjà chargé de symboles, le cauchemar ne s?arrête pas là, car la date ne dit pas la manière, et sur ce sujet tout le monde se tait? Elias se lance alors dans la recherche fiévreuse d?une bague sertie de diamants dont il doit hériter, témoignage d?une histoire séculaire. Trois jours durant le jeune homme suit le jeu de piste laissé par sa grand-mère, prépare sans conviction la cérémonie d?adieux, prévient des gens indifférents, tout en essayant de faire taire les fantômes familiaux. Finalement, il se prend les pieds dans le tapis de son histoire, celle qu?il connaît comme celle qu?il ignore.Trois autres récits croisent alors celui d?Elias pour l?éclairer d?un nouveau jour. Son arrière-grand-père, Moshe Herschel, nous raconte sa Pologne natale et les horreurs quotidiennes infligées aux populations juives par les soldats du Tsar. Vingt ans plus tard, exilé en France, il échappe à la barbarie nazie, mais le reste de sa famille est décimé. Paul Serré, le grand-père d?Elias, remonte, lui, le fil de sa jeunesse sous l?Occupation, découvrant avec inquiétude son goût pour les hommes. Enfin, vient le récit d?Emmanuelle, la mère d?Elias, jeune femme exaltée qui se jette à corps perdu dans l?euphorie des années soixante, et nous dit sa soif de vivre, trop tôt brisée par l?arrivée d?un cancer.Roman choral, Dieu n?est même pas mort alterne différentes voix, toutes issues d?une lignée que l?Histoire ou le destin se sont acharnés à tordre. Avec un point de vue critique sur le poids des origines, le narrateur revendique un droit au bonheur et à la légèreté que le passé de sa famille semble lui avoir dénié. Il sait pourtant que jamais il ne pourra se départir de ses racines. Comment échapper au roman familial? Voilà la question que pose ce récit dont la construction originale n?est pas le moindre des charmes. Un regard neuf sur la mémoire et sur son mode de transmission.
Comment réagir lorsqu'on se retrouve nez à nez avec un père qu'on n'a pas revu depuis dix-sept ans ? " Le samedi matin il venait nous chercher vers dix heures. Je me souviens de ces quelques minutes, ma mère ouvrait la porte-fenêtre. Posant le pied sur le gravier, je découvrais mon père de l'autre côté de la grille en métal orange. Je voyais son visage dans le rétroviseur. Juste à ce moment-là, notre famille existait à nouveau, je voulais faire durer cet instant pour me rappeler qu'à un moment nous avions été le fruit d'une union. Puis le moteur de la voiture se mettait en route. Une sorte de boule envahissait mon ventre, elle ne me quitterait plus. Pour moi les week-ends avec mon père n'étaient rien d'autre que de longs dimanches soir. " S'il est un sujet qui passionne Samuel Doux, c'est bien la famille. Dans ce nouveau roman d'une justesse implacable, on retrouve toute l'originalité de ton et d'écriture d'un auteur dont l'univers singulier mêle toujours humour distancié et sensibilité exacerbée.
Résumé : Comment opère l'irrésistible attraction d'IKEA. Le slogan, à l'entrée des gigantesques hangars de tôle jaune et bleu, se veut plein de promesses : " IKEA, bien plus qu'un marchand de meubles ". Mais comment nommer, délimiter, appréhender ce monde que dessine la marque ? Quelles valeurs véhicule-t-elle ? s'interroge l'auteur tandis qu'il déambule, comme nous, dans les allées de son magasin favori. Eclatant modèle de réussite économique, IKEA vend avant tout un intérieur idéal, un mode de vie chaleur eux, responsable, soucieux de l'environnement, bref, suédois. Ce tableau vertueux résiste-t-il à l'examen critique ? Bonheur en kit, uniformisation des goûts, rupture avec la dimension historique des objets, bas salaires et contrôle des employés, passé nazi du fondateur et constitution d'un empire financier colossal : tout mythe a son revers de médaille. IKEA ne fait pas exception.
Résumé : L'Islande reste une terre mystérieuse aux confins de l'Atlantique Nord, une île de volcans, de glaciers et de Vikings qui parlent une langue que personne ne comprend et tricotent d'épais pulls en laine. Passé ces lieux communs, le pays surprend par son histoire et ses us et coutumes. La capitale Reykjavík est gagnée chaque week-end par une étrange fièvre du samedi soir. Les 400 000 habitants partagent leur territoire avec les elfes, trolls ou revenants de l'huldufólk, et avec près de 800 000 moutons en été, qu'ils lâchent au printemps dans la nature et mettent des jours à rassembler à l'automne. Ils font pousser des bananes sur la lave, laissent leurs enfants dehors pour la sieste, appellent le président par son prénom et ne se lassent pas de lire les sagas écrites au Moyen Age. L'un de leur rituel séduit toujours : la baignade en pleine nature dans des hot pots à 40 °C.
Dans une démocratie idéale, les secrets n'existent pas. Vraiment ? Dans un lointain futur, la ville de Nimrod ne survit que grâce à l'énergie vitale du feu. En apparence, c'est un modèle de démocratie où les citoyens élaborent et votent les lois en toute transparence. Mais le feu, qui alimente la cité et la protège de créatures menaçantes, reste un secret jalousement gardé. L'étrange disparition d'un jeune homme, la multiplication des vols de torches et l'apparition d'un énigmatique graffiti contestataire vont changer la donne. Cham, enquêteur, doit faire toute la lumière sur ces événements aussi mystérieux qu'inhabituels. Entre science-fiction, thriller et anticipation écologico-politique, ce roman à l'imaginaire débordant nous plonge dans un univers atemporel qui interroge en creux les failles et les faux-semblants des sociétés démocratiques.
Depuis trente ans, Paul a fait de son histoire familiale, et du désastre que fut son enfance, la matière même de ses romans. Une démarche que ses frères et soeurs n'ont pas comprise, au point de ne plus lui adresser la parole pendant de longues années. Et puis arrive le temps de la réconciliation. Paul décide de réunir à déjeuner, dans la maison qui est devenue son refuge, tous les protagonistes de sa tumultueuse existence : ses neuf frères et soeurs, leurs enfants et les siens, et même ses deux ex-femmes.Viendra qui voudra. Et advienne que pourra.Le temps d'un singulier repas de famille, Lionel Duroy parvient à reconstituer tous les chapitres essentiels de la vie d'un homme. Avec sa profondeur psychologique habituelle et l'élégance de son style, il livre ici un récit vibrant de vérité sur les liens indestructibles de l'enfance, la résilience et la paix enfin retrouvée.
Rentrée littéraire 2020.Lorsqu'une femme claque la porte et s'en va, elle emporte le monde avec elle. Adem Naït-Gacem l'apprend à ses dépens. Ne supportant pas le vide laissé par le départ de son épouse, l'instituteur abandonne ses élèves et, tel un don Quichotte des temps modernes, livré aux vents contraires de l'errance, quitte tout pour partir sur les chemins. Des rencontres providentielles jalonnent sa route : nain en quête d'affection, musicien aveugle au chant prophétique, vieux briscards, galériens convalescents et simples d'esprit le renvoient constamment aux rédemptions en lesquelles il refuse de croire. Jusqu'au jour où il est rattrapé par ses vieux démons.À travers les pérégrinations d'un antihéros mélancolique, flanqué d'une galerie de personnages hors du commun, Yasmina Khadra nous offre une méditation sur la possession et la rupture, le déni et la méprise, et sur la place qu'occupent les femmes dans les mentalités obtuses.
Résumé : "Cette année-là, j'avais vingt-deux ans et j'allais, au même moment, rencontrer l'insaisissable Paul Darrigrand et flirter dangereusement avec la mort, sans que ces deux événements aient de rapport entre eux. D'un côté, le plaisir et l'insouciance ; de l'autre, la souffrance et l'inquiétude. Le corps qui exulte et le corps meurtri. Aujourd'hui, je me demande si, au fond, tout n'était pas lié." Après Arrête avec tes mensonges, Philippe Besson poursuit son dialogue avec les fantômes de sa jeunesse et approfondit son souci d'exprimer sa vérité intime.