Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Conditions d'air. Politique des architectures par l'ambiance
Doutriaux Emmanuel ; Tixier Nicolas
METISPRESSES
34,00 €
Épuisé
EAN :9782940563623
Cet essai traite d'air, des conditions données par mais aussi faites l'architecture. L'air, cet "invisible par nature", n'est pas moins agent de respiration, véhicule du sensible et milieu relationnel, qu'il n'est physiquement mesurable. A la croisée de la conception, de la perception et de l'action des milieux que nous vivons, cet élément est ici replacé dans la théorie des ambiances. Ce fut, durant l'ère moderne, l'association critique du pan de verre étanche et de la respiration exacte, à l'Armée du Salut de Le Corbusier. C'est aujourd'hui le pari d'une variabilité aéraulique et d'une porosité des enveloppes, comme à la Mie de Pain parisienne. Deux abris de grande dimension, qu'en apparence tout oppose, font ici l'objet d'une enquête approfondie. L'Ecole d'architecture de Nantes est envisagée, par les contrastes de ses régimes climatiques, comme activatrice et métaphore d'une praxis combinant étude, fabrication et expériences "grandeur nature". Le vaste échangeur fluide que forme le Rolex Learning Center de Lausanne est compris comme l'agent et l'allégorie d'un relationnel multipliant les prises, les postures et les appropriations fugaces de ses occupants. Car cet ouvrage s'interroge, dans le contexte écologique, économique et technique actuel, sur la capacité des architectures à se donner en partage, par l'ambiance, à des sociétés d'usagers. Générosité ventilatoire versus sobriété énergétique, incertitude des programmes et liberté des pratiques, efficacité des systèmes et finesse des régulations : une nouvelle démocratie est à l'oeuvre, à la croisée de l'ambiance et du commun, où la délivrance de ces conditions d'air s'énonce comme un enjeu crucial.
Doutriaux Yves ; Lefebvre Maxime ; Kouchner Bernar
Yves Doutriaux, ancien ambassadeur, est conseiller d'État. Maxime Lefebvre est diplomate, conseiller à la Représentation permanente de la France auprès de l'Union européenne et professeur en questions internationales à l'Institut d'études politiques de Paris.
La construction européenne a été marquée depuis 1957 par six élargissements qui ont transformé la Communauté Economique Européenne des 6 membres fondateurs en Union Européenne à 27 Etats-membres (UE-27). Ces mutations ont permis à l’Europe de devenir le premier grand marché mondial de consommateurs, une puissance technologique majeure et un espace démocratique de 500 millions d’habitants. Mais ces transformations ont été ponctuées de crises institutionnelles, énergétiques, économiques, monétaires, financières, sociales, identitaires…, qui ont mis en lumière le cadre juridique complexe, l’espace économique fragmenté et l’environnement socio-culturel disparate de l’Union Européenne. Ces mutations ont également rendu plus difficile l’exercice du management des 30 millions d’entreprises présentes sur le « grand marché ». Cette problématique est d’autant plus stratégique que la création et le développement des entreprises – notamment des PME – constituent le principal levier de création d’emplois productifs et de croissance économique. Cet ouvrage s’efforce d’identifier et d’analyser les opportunités et les contraintes qui pèsent sur les décisions et les comportements des gouvernants des institutions et des managers des entreprises européennes. Il vient relancer le débat, initié dès l’origine de la construction européenne, sur la nature et le devenir de « l’euro-gouvernance » et de « l’euro-management ». Il propose des grilles de lecture croisée des institutions européennes, des modèles de capitalisme, des systèmes socio-économiques et des types de management qui co-existent – et souvent s’affrontent – au sein de l’Union européenne. C’est pourquoi il est issu d’un dialogue entre un juriste (conseiller d’Etat) et un économiste (professeur des universités issu d’un groupe industriel européen). L’ouvrage est organisé en deux parties. La première est consacrée aux institutions européennes, au sens de leur histoire, à leur organisation et à leurs rôles. La seconde partie analyse et compare les différents systèmes économiques (technologiques, concurrentiels, monétaires et financiers, socio-éducatifs) et les principaux modèles de management des firmes (anglo-saxon, « rhénan », scandinave, méditerranéen, de transition) qui sont appliqués en Europe.
Biographie de l'auteur Claire Doutriaux a découvert l'Allemagne enfant dans une famille de Düren où elle passait régulièrement des vacances. Plus tard, elle a vécu une quinzaine d'années à Hambourg et a rejoint Arte dès sa création. Karambolage est né de l'envie de réunir les fils d'une existence qui navigue entre deux pays.
La vie païenne me séduit chaque jour un peu plus. Si aujourd'hui c'était possible, je changerais de religion et j'embrasserais avec joie le paganisme poétique." C'est ce qu'écrivait Daniel Varoujan (1884-1915) en 1908. Dans cette veine, le poète allait écrire une grande partie de son oeuvre au cours des sept années qui lui restaient à vivre. S'agit-il d'un projet religieux qui appelle à une conversion, ou d'un projet purement littéraire ? Quel est le contexte dans lequel il a pu prendre naissance ? S'il s'agit d'un projet artistique, pourquoi l'art devrait-il se définir en référence à la religion ? Et quelle religion exactement ? Le présent ouvrage est une monographie sur Varoujan précédée d'une histoire de l'imagination nationale qui est aussi celle de la philologie nationale. Celle-ci fait écho à la double invention philologique du XIX siècle : celle du natif et celle de la religion mythologique. Il fallait prendre en compte les étapes de la philologie orientaliste dans lesquelles s'est inscrite l'auto-invention de la nation ethnographique la "néo-archéologie", l'"auto-ethnographie", le "principe esthétique". Le dernier épisode de cette histoire se passe en 1914 avec la revue Mehyan, à Constantinople, qui a regroupé avec Varoujan les grands noms à venir de la littérature arménienne en diaspora. Nous sommes à la veille de la Catastrophe. Cette génération s'en voulait la gardienne.
Entre l'art et le témoignage, au moins quatre générations d'écrivains de langue arménienne ont pratiqué une écriture contrastée pendant tout le cours du XXe siècle. Partagés entre le Pays et la Dispersion, entre le reniement et la fidélité, entre le communisme et l'idée nationale, ces écrivains se sont débattus avec leur temps aussi bien qu'avec le singulier destin de leur langue déchirée. Dans le même temps, ils ont su inventer une modernité pour leur propre compte, où intervenaient la Catastrophe, le deuil philologique, le débat continuel avec le témoignage, la critique acerbe de la révolution nationale et, bien sûr, la question récurrente : comment la littérature est-elle encore possible dans ces conditions extrêmes, au bord (ou au-delà) de l'effondrement ? Le présent volume inaugure une série d'études monographiques sur ces écrivains du bout du monde. Il traite de quatre auteurs (Yeghishé Tcharents, Gourgen Mahari, Zabel Essayan, Vahan Totovents) qui ont produit l'essentiel de leur œuvre en Arménie ou qui ont émigré sur le tard pour se voir emportés par la tourmente stalinienne en 1937.