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CONTRE LES HERESIES. Livre 2, Tome 1, Edition critique
Doutreleau Louis
CERF
50,00 €
Épuisé
EAN :9782204018975
On commence parfois la lecture du grand oeuvre d'Irénée avec le livre III, où il commence à exposer la théologie de la grande Eglise après avoir exposé et réfuté celle de la gnose. Mais on ne peut comprendre sa pensée sans connaître l'adversaire en face duquel il l'a lentement élaborée. C'est pourquoi la lecture du livre II, où Irénée réfute les grandes thèses de la gnose valentinienne (après les avoir exposées au premier livre), est importante pour éclairer la suite de l'ouvrage. On y trouve discutée point par point la cosmogonie gnostique et sa conception catastrophiste de la création du monde matériel, et réfutée de même la symbolique des nombres sur laquelle les gnostiques prétendaient s'appuyer. Le volume 293 des Sources Chrétiennes fournit le complément critique au texte lui-même donné dans le volume 294 : il s'agit d'expliquer l'histoire du texte, les principes selon lesquels ont travaillé les éditeurs de la version latine, et, autant que possible, de permettre au lecteur de remonter à l'original grec perdu d'Irénée.
Résumé : Elle est inconnue, elle a la grâce insolente des jeunes femmes de Saint-Germain-des-Prés. Il est le maître de la mode. Christian Dior l'observe longuement : "Vous serez mannequin, lui dit-il, et je vous nomme Victoire." Ainsi commence la carrière de celle qui va devenir le mannequin vedette des années 1950. A travers la plus célèbre maison de couture de Paris - donc du monde, puisque la Ville lumière est la capitale de la mode -, elle accompagne la valse des célébrités, de la princesse Margaret à l'impératrice du Japon. Elle découvre la frénésie des nuits parisiennes avec ses complices, des inconnus de 20 ans qui s'appellent Yves Saint Laurent et Karl Lagerfeld. Elle apprend à affronter la jalousie des femmes, la convoitise des hommes et les pièges de la gloire... Au fil de ses souvenirs, Victoire Doutreleau nous emmène dans les coulisses de la haute couture à sa plus grande époque. Un univers où se conjuguent la démesure, la folie, la gaieté, le talent, les exaltations et les blessures... Et, dans un entretien au titre révélateur, "Dialogue avec une muse contemporaine", Victoire se dévoile encore...
Marquèze, dans les Landes, est un écomusée de la Haute Lande qui maintient vivants des pratiques et des savoir-faire qui ont aujourd'hui disparu. Le train, la maison de maître et la maison du métayer, l'airial, les pins et les chênes, la rivière, le moulin, le poulailler perché, les boeufs, les brebis, la basse-cour, les traditions et les fêtes rythmant le calendrier paysan, la vie au temps de Félix Arnaudin, la transhumance, les jeux gascons, les échasses, la langue gasconne, les personnages - le meunier, l'apiculteur, le boulanger... Autant de thèmes et de pratiques que l'on découvre à Marquèze, qui font la joie des petits et des grands, et que l'on retrouvera dans cet ouvrage.
Inabordables, les Pères de l'Eglise ? Feuilletez ces " Mosaïques " : les Pères vous paraîtront aimables et savoureux. Pittoresques, même. Curieux de l'homme, penchés sur ses peines et ses joies, assurés de ses capacités de progrès, éveillant son espérance, sûrs du Dieu qui le mène. Ils n'ont pas tout dit, mais ils ont tout senti... A travers ces " Mosaïques ", consultez-les.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.