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Ciels de traîne
Dourguin Claude
CORTI
19,25 €
Épuisé
EAN :9782714310613
Livres, moments, ici-bas regarder, s?occuper de la terre, écrire, voyager, musiques, paysages,peintures, rencontres qui ont ébranlé, perturbé, il s?agit de traces laissées et de ce qui vient après,perspective neuve, décapée, mieux visible, déroutante parfois, ce qui s?installe à leur suite: desrêveries et leurs cours. Il s?agit de bonheur, l?esprit trouve là son plus heureux régime, rapide, vifplein de surprises, et de reconnaissance. Car le mouvement, l?élan, davantage, le pouvoirgerminatif c?est à l?extérieur de soi qu?il se trouve, presque toujours c?est à d?autres que nous ledevons. Aussi vers, réflexions, nulle lassitude jamais à les faire revenir, les écouter, se laisserhabiter par leurs « petite(s) phrase(s) ». Le ciel de traîne est une fête. Il est singulier que l?on ne fasse plus qu?un usage technicien des « textes » que sont devenues les oeuvres, au lieu de lire celles-ci et d?en tirer plaisir parce qu?elles nous aident à vivre. On souscrit bien sûr sans réserve à l?apostrophe de Mallarmé à Degas: « Ce n?est point avec des idées, mon cher Degas, que l?on fait des poèmes. C?est avec des mots ». Mais on aimerait rappeler une condition, qu?il y ait sous leur enveloppe un coeur battant, le coeur battant des choses, de la réalité et non une simple forme sonore; et une conséquence, que le livre (beau ou pas d?ailleurs) soit fait pour aboutir au monde et non l?inverse. (Ceci après avoir dû éclaircir la défiance à l?endroit de ce poète ou plutôt l?absence d?intérêt sinon forcé à son endroit, en raison de son formalisme autant que de sa dramatisation de l?acte d?écrire). Idée venue en considérant la cave et, d?autre part, le déballage des libraires, pêle-mêle effroyable: chacun, lecteur d?abord, n?aurait-il pas à gagner à exiger que sur le livre-produit, soit inscrit la mention « de garde » pour certains (équivalents des grands crus), et, pour les autres, la date limite de consommation? Chacun, ainsi, choisirait selon son usage.
Résumé : A travers le portrait qu'en livre un tableau illustre, l'homme qui s'appela Federico da Montefeltre, sa cité ; des images, des présences - une vieille maison au fond de la Russie, une autre en terre de mémoire, les loups, les vaisseaux de haut bord et leurs équipages -, des sites, en plein désert ou en orée d'Himalaya ; les mousses et les lichens, des figures emblématiques - saint Jérôme, Guillaume le Taciturne - : autant, parmi d'autres, de chemins offerts à la promenade, au voyage, d'écarts à hanter, docile aux surprises, aux contraintes et aux bonheurs de ces voies, de ces lieux de détour et de secret. Voici donc, par bribes, la topographie d'un imaginaire.
Résumé : Le Donegal, Ouessant, les Scilly, Brest ou Alesund... Voici un livre de mer, voué à quelques-uns de ses rivages, évocateur de ports, d'îles, de périples et d'horizons contemplés. Dans le vent, les changeantes lumières, les odeurs, le goût du départ se lie à l'appel des paysages. Mais cet ailleurs, cette énigme que promettent les horizons marins, le sens profond des lieux - leur vérité peut-être -, la peinture, seule, a vocation et pouvoir de l'explorer, de les révéler : voici un livre hanté par les peintres, qui va, comme son auteur des Lofoten à Boudin ou à de Staël, de rives en tableaux.
Résumé : Ce livre est né de dix années d'affût, et d'un si long regard que l'oeil qui observait s'est peu à peu identifié à l'oiseau qu'il pourchassait. Chasseur pacifique, chasseur d'images, qui a épié les faucons pèlerins dans une vallée débouchant sur les marécages de l'estuaire de la Tamise, entre octobre et avril, quand les étangs désertés se chargent des brumes et des silences de l'automne, des soleils pâlis et des drames de la nature, et qui, à son tour devenu proie, s'est fondu dans le paysage mouillé, s'est fait lui-même roman, journal, livre de nature, poème-jeté, comme l'oiseau, point dans le ciel, parole dans le silence. Ce livre, d'abord publié au Mercure de France, en 1968, était épuisé, nous le rééditons enrichi d'une postface de Francis Tabouret, dans la traduction d'Elisabeth Gaspar, revue.
Le Sauvagerie est une épopée totale concernant l'enjeu le plus brûlant de notre époque : la crise écologique, la destruction massive des écosystèmes. A partir de dizains d'abord commandés à cinquante poètes contemporains, aux voix reconnues ou émergentes, francophones et anglophones, Pierre Vinclair a composé cet ensemble monumental : douze chants explorant les rapports variés que nous entretenons avec les autres vivants, les catastrophes passées et présentes comme les moyens dont nous disposons pour envisager un avenir commun? sur la Terre qui pour nous doit être, comme la DELIE pour Scève, "l'objet de plus haute vertu". Dans ce livre de combat, toutes les ressources et tous les registres poétiques sont mobilisés : les poèmes se font tour à tour tombeaux de la sauvagerie perdue et refuges pour les espèces à protéger, description des catastrophes et chansons à la gloire des héros de l'écologie, méditation face à un arbre, souvenirs de paysages disparus, descente aux enfers, prophéties.
Heinrich Bernd ; Homassel Anne-Sylvie ; Indoukaeva
Dans En été - Une saison d'abondance Bernd Heinrich parvient à nous communiquer son sens inépuisable de l'émerveillement en nous faisant partager la vénération qu'il éprouve pour le foisonnement du vivant, à partir de ses observations sur le terrain comme de ses recherches scientifiques. Qu'il s'agisse de réflexions sur les guerres entre les fourmis, des particularités prédatrices des guêpes, des rituels de séduction des pics verts ou de sa description de la découverte d'une route encombrée de grenouilles des bois, En été nous offre un panorama d'une beauté évidente sur les interactions complexes entre le règne animal et le règne végétal, entre le réchauffement estival et la luxuriance de la nature. Comment des cigales parviennent-elles à survivre - et à prospérer - à des températures allant jusqu'à plus de 46° C ? Les oiseaux mouches savent-ils à quoi ils seront confrontés avant d'entreprendre leur migration vers le Golfe du Mexique ? Pourquoi certains arbres cessent-ils de grandir alors qu'ils disposent encore d'une période de trois mois de temps chaud ? Avec un sens de l'émerveillement et une compétence incomparable, Heinrich étudie une centaine de questions de ce type. On comprend aisément que Heinrich soit considéré aux Etats-Unis comme le digne successeur de Thoreau, parmi les écrivains américains contemporains de la nature.
Ces "essais sur le roman" constituent la première manifestation théorique de l'école du "nouveau roman". Nathalie Sarraute y expose ses propres conceptions qui ont exercé une influence profonde sur les jeunes auteurs. De Dostoïevski à Kafka, de Joyce à Proust et Virginia Woolf, Nathalie Sarraute scrute l'oeuvre des grands précurseurs du roman moderne et examine leur contribution à la révolution romanesque de nos jours.
Vers l'autre flamme s'inscrit bien au c?ur d'une actualité dont les débats idéologiques et culturels confirment la pertinence du regard que portait Istrati sur l'Occident et «Octobre rouge».Un regard contemporain dont l'acuité est révélée par un présent qui n'en finit pas de reproduire son passé... De prisons en ghettos, d'asiles psychiatriques en lois martiales, la gangrène totalitaire exerce ses ravages sans distinctions idéologiques. À de rares exceptions près, nos sociétés, qu'elles se proclament prolétariennes ou libérales, violent impunément les droits et les libertés élémentaires de l'homme. Un homme asservi et exploité par l'homme. À quoi s'ajoute cette tare congénitale des sociétés modernes : la bureaucratie, expression maligne du pouvoir d'État.
Résumé : "Leurs yeux se rencontrèrent" : ces scènes de première rencontre qui font la force des grands romans, de Madame Bovary, de La Chartreuse de Parme, surgissent aussi entre les livres et nous. On m'a souvent demandé : "Comment avez-vous connu Proust ? " comme si j'avais pu l'aborder (ce que je n'aurais jamais osé faire), comme si j'avais été un témoin privilégié de sa vie, comme s'il avait été un de ces amis dont on écrit l'histoire. Ami, on l'est sans doute plus quand on ne connaît que l'oeuvre que lorsqu'on ne connaît que l'homme. Ce recueil rassemble dix ans de critique proustienne. Le hasard des commandes, ou des envies, dessine "à l'horizon peut-être, une constellation". C'est l'occasion de développer des thèmes, de Pompéi aux jardins, des contemporains à peine entrevus, Romain Rolland, une voisine du boulevard Haussmann, un prince monégasque, de reparler des personnages du roman. Des promenades, des variations, des découvertes : une photo inconnue et qui bouleverse notre connaissance de la biographie, une lettre inédite et mystérieuse. Le premier volume du cycle de "La Petite Histoire" de Lenotre, passion de mon enfance, portait le titre de Napoléon : Croquis de l'épopée. C'est ce que je propose ici, au sujet de Proust, parce que l'écriture de la Recherche et le livre lui-même en furent bien une : des croquis de l'épopée.
Résumé : Qui n'a rêvé de traverser le Saint-Laurent à bord d'un beau traversier ? De parcourir l'Amérique sur le pouce ? Ou l'Afrique en car rapide, en vélo poum poum, ou aux côtés d'une mama Benz au volant de sa Mercedes, cela tout en évitant, au passage de la Belgique, les grenailles errantes sur la route ? Qui ne souhaiterait faire une halte, en Suisse, au bar à talons pour faire réparer sa chaussure, avant d'enfiler ses sentimentales toutes pimpantes pour aller ambiancer à l'appel de la SAPE, la Société des ambianceurs et des personnes élégantes ? Ce Nouveau Dictionnaire insolite des mots de la francophonie donne à entendre une langue française souvent délurée et joyeuse, révélatrice des richesses du français parlé hors de France.