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Libéralismes. La route de la servitude volontaire
Douérin Matthieu
VERDIER
12,17 €
Épuisé
EAN :9782906229532
Plus que jamais, le néo-libéralisme affiche une domination éclatante, et semble désormais faire cavalier seul au banquet de la fin de l'histoire. Dans une perspective d'histoire sociale et de sociologie historique des idéologies, ce livre présente le néo-libéralisme contemporain dans sa double dimension institutionnelle et symbolique. La dimension institutionnelle prend en compte le travail politique des Think Tanks anglo-saxons, véritables producteurs/diffuseurs des discours libéraux, à partir des enjeux et des productions intellectuelles propres à la science économique. Elle souligne aussi la formation longue, continue, répétée d'une éducation au libéralisme et le rôle prédominant des nouveaux professionnels du libéralisme dans l'inculcation de cette vision réductrice du monde social. La dimension symbolique, elle, déconstruit les rhétoriques sous-jacentes et les formes de pensée propres à la microéconomie sans oublier les usages déshistoricisés, c'est-à-dire idéologiques ou religieux, de l'histoire ou de la morale. Elle analyse également le couple indissociable utopie/idéologie que représente de manière idéal-typique le modèle de la société libertarienne ou anarcho-capitaliste sans Etat.
Cet ouvrage, par son approche à la fois didactique et attrayante des trois œuvres au programme, est l'outil indispensable à la préparation aux concours. Il est composé de trois parties: L'étude de la problématique propose une réflexion sur le thème au programme, l'amitié, en explicite l'importance dans notre culture, en suit les variations et en expose les enjeux éthiques. Cette analyse doit permettre de questionner les trois œuvres et de mieux comprendre la façon dont chacune aborde le thème et l'illustre. Elle doit également préparer au travail de synthèse qui permettra aux candidats de traiter les sujets de dissertation. L'analyse approfondie des trois œuvres permet d'en appréhender le sens général comme d'en construire une approche minutieuse ; le commentaire d'ensemble est enrichi par l'éclairage des points particuliers les plus importants, et complété par le parallèle avec d'autres œuvres une bibliographie renvoie aux ouvrages, articles ou études qui permettront d'approfondir la connaissance de chacune des trois œuvres. La partie méthodologique donne des conseils de préparation aux concours. Les techniques pour aborder au mieux la dissertation, le résumé et l'oral sont complétées par des sujets de devoirs et des exercices corrigés. Un tableau général des écoles fournit toutes les informations concernant les épreuves.
Comment, à partir d'une minuscule cellule unique, est-il possible d'obtenir un organisme aussi complexe que celui d'un être vivant ? Quel phénomène fascinant mène-t-il de l'embryon à l'Homme ? Ces interrogations ont accompagné Nicole Le Douarin tout au long de son parcours scientifique. Cette grande biologiste française s'est notamment distinguée par ses travaux sur les chimères, ces êtres " hybrides " qu'elle a elle-même conçus en associant in ovo des cellules de deux espèces d'oiseaux, la caille et le poulet. Ces manipulations ont permis des avancées remarquables dans la compréhension du développement et de la différenciation des cellules. Dans cet ouvrage, elle revient sur son parcours, ses travaux, sa passion, et nous introduit de manière claire à la biologie du développement, et plus généralement, aux secrets de la vie.
Cet ouvrage a été conçu de manière à permettre aux élèves des classes préparatoires aux Grandes Écoles Scientifiques de maîtriser parfaitement et dans les meilleurs délais à la fois les pratiques (comment construire sa réflexion et la présenter en bonne adéquation avec ce qui est attendu du candidat), le savoir (quelles sont les lignes de force de la réflexion sur la quête du bonheur, que faut-il retenir des oeuvres au programme) et les exigences de performance personnelle (comment faire la différence...) pour réussir l'épreuve de français/philo des concours.
Le fil de ce récit déroule l'histoire d'une rencontre entre une jeune femme, l'art de Piero della Francesca et un peintre d'aujourd'hui, qui s'appelle lui aussi Piero - un homme aperçu pour la première fois dans un café, au détour d'une place, à Rome. Cette vie à trois devient vite une danse si enivrante, sous la chaleur antique de l'Italie, que souvent l'on ne sait plus au bras de qui l'on danse. "C'est comme l'univers, on ne peut pas dire je le connais. Mais il habite à tel point les nuits et les jours, colore les heures même de repos, s'insinue dans tous les regards jetés, s'immisce dans tous les traits vus, au point qu'un soir, cela devient envahissant, doit naître, et ne cesse plus d'avoir un lieu en moi".
Bashõ est l'une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son oeuvre, il a imposé dans sa forme l'art du haiku, mais il en a surtout défini la manière, l'esprit : légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême attention à la nature. Le haiku naît donc au bord du vide, de cette intuition soudaine, qui illumine le poème, c'est l'instant révélé dans sa pureté.La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans, il apprend auprès d'un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l'actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l'habit de moine, et s'installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un bashõ, offert par l'un de ses disciples - ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie est dès lors faite de pauvreté, d'amitiés littéraires et de voyages. Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s'alimenter, brûle de l'encens, dicte son testament, demande à ses élèves d'écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un bashõ.
Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel ? C'est quelqu'un sans doute dont le trop violent appétit d'élévation sociale s'est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler : telle est l'aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya. Ce peut être aussi un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance : j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. C'est encore quelqu'un qui tôt ou tard doit faire son deuil des maîtres, de l'art et de son histoire, et apprendre que tout artiste pour sa part est de nouveau seul, face à un commanditaire écrasant et peu définissable, dans ces régions arides où l'art confine à la métaphysique, sa pratique à la prière : et j'ai voulu qu'un obscur disciple de Piero della Francesca soit confronté à cela.
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.