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Terre de femmes. 150 ans de poésie féminine en Haïti
Doucey Bruno
BRUNO DOUCEY
19,80 €
Épuisé
EAN :9782362290084
Une moisson de prix littéraires et le séisme du 12 janvier 2010 ont permis à un large public de découvrir la vitalité de la littérature haïtienne. Des écrivains comme Dany Laferrière, Lyonel Trouillot ou Gary Victor ont rejoint Jacques Roumain et René Depestre au Panthéon des identités créoles, toutes masculines. Mais qu en est-il des femmes? Quelle place leur poésie occupe-t-elle en Haïti? Pour la première fois, un éditeur répond à cette question. Trente-cinq voix, venues d Haïti, des États-Unis, du Québec et de France conjuguent la poésie de langue française au féminin... Et au pluriel, tant sont diverses leurs tonalités et leurs sources d inspiration. De Virginie Sampeur, née au milieu du XIXème siècle, à Kettly Mars, de Yannick Jean à Emmelie Prophète, chacune d elles ouvre le chemin d une nouvelle espérance: celle qui permet, dans le chaos que l on sait, de « dessiner des portes de sortie ».
Résumé : "Eh bien, voilà ce qu'est l'exil, se dit Pablo Neruda tandis que ses compagnons cheminent avec prudence sur la piste escarpée. Une marche clandestine en direction de la frontière. (...) Une errance que l'on nomme évasion, avec le fol espoir d'atteindre un pays où l'on pourra vivre libre. (...) Mais personne ne quitte sa maison avec plaisir ! Per- sonne ne laisse sa vie derrière soi, personne n'abandonne un métier, une terre, des amis, sa famille parfois, pour aller tirer un quelconque avantage d'un pays d'accueil ! Mettre son existence entière dans un baluchon et partir. Franchir des cols enneigés. Traverser des déserts. Monter sur un bateau et voir la rive s'éloigner à jamais. Risquer sa vie. Etre de passage, toujours de passage. Trembler de peur d'être arrêté au premier contrôle d'identité. (...) Ah ! Dans l'exil, même les rayons du soleil ressemblent à des barreaux..."
Résumé : Répartis dans 3 océans, les 11 territoires qui constituent l'Outremer français, aux multiples statuts administratifs, totalisent une superficie de 120.000 km² pour une population de 2,2 millions d'habitants. De la Nouvelle-Calédonie à Saint-Pierre et Miquelon, de la Martinique à La Réunion, en s'attardant à Saint-Martin ou Pointe-à-Pitre, cet album est une invitation au voyage, à la rencontre. Rencontre avec des paysages "étrangers", rencontre avec des hommes avec lesquels nous partageons une langue qui est à la fois, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre.
Résumé : Le 11 septembre 1973, à Santiago du Chili, Augusto Pinochet prend le pouvoir et installe une dictature à la place du gouvernement démocratique du président Allende. Ce jour-là, Victor Jara, un jeune auteur-compositeur proche des socialistes, est arrêté et emprisonné avec des centaines d'autres personnes dans le stade de Santiago. Il y sera exécuté, non sans avoir eu les mains écrasées par un militaire. Mais son chant de protestation continuera à résonner longtemps dans le stade... La dictature a plusieurs visages : celui de Pinochet, qui finit par mourir à un âge avancé sans avoir répondu de ses crimes. Ou bien celui de la junte militaire birmane, qui séquestre le prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi et élimine tous ses opposants. Ou tant d'autres encore à travers le monde.
La valise serrée contre ses jambes, il avait laissé ses pensées prendre le large pour apaiser l?angoisse que faisait monter en lui la présence des militaires. Pas un carnet dans la valise, pas un crayon qu?on lui aurait immédiatement confisqué. Non, mais des poèmes par centaines, dans la tête et dans le c?ur, que rien ni personne ne parviendrait à lui enlever. Quelle chance, après tout, d?avoir choisi la poésie, et non la peinture ou le piano ! Dans les camps, dans les prisons où on les jette, le peintre privé de toiles et de pigments vit un enfer, le musicien sans piano se voit amputé de la meilleure part de lui-même, mais moi, poète sans stylo, ni papier, de quoi me prive-t-on que je ne puisse trouver en moi ? Les doigts coupés, la langue arrachée, je continuerais à sentir la vibration du poème. Elle est la corde tendue de mes nerfs. Ma résistance."4e de couverture : " La valise serrée contre ses jambes, il avait laissé ses pensées prendre le large pour apaiser l?angoisse que faisait monter en lui la présence des militaires. Pas un carnet dans la valise, pas un crayon qu?on lui aurait immédiatement confisqué. Non, mais des poèmes par centaines, dans la tête et dans le c?ur, que rien ni personne ne parviendrait à lui enlever. Quelle chance, après tout, d?avoir choisi la poésie, et non la peinture ou le piano ! Dans les camps, dans les prisons où on les jette, le peintre privé de toiles et de pigments vit un enfer, le musicien sans piano se voit amputé de la meilleure part de lui-même, mais moi, poète sans stylo, ni papier, de quoi me prive-t-on que je ne puisse trouver en moi ? Les doigts coupés, la langue arrachée, je continuerais à sentir la vibration du poème. Elle est la corde tendue de mes nerfs. Ma résistance."
Du haut des montagnes les hirondelles Se sont jetées sur notre balcon Elles ont construit leur nid avec la paille du silence Et lorsque la famille fut au complet, elles s'envolèrent. Voilà leur histoire".
Il regardera longtemps l'eau et saura qu'il faut construire le bateau léger comme le souffle, le bateau qui ne cherche aucune route, qui ne porte rien, que lui et la parole nue".
Résumé : "Je sais que tu m'as inventée, Que je suis née de ton regard, Toi qui donnais lumière aux arbres, Mais depuis que tu m'as quittée, Pour un sommeil qui te dévore, Je m'applique à te redonner, Dans le nid tremblant de mes mains, Une part de jour assez douce, Pour t'obliger à vivre encore".