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Les hommes de l'ombre. Portraits d'éditeurs
Dosse François
PERRIN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782262037543
Les éditeurs, ces médiateurs culturels au rôle majeur dans le dispositif éditorial, sont des personnages à l?identité complexe, hybride, propre à leur position de passeur, intermédiaire entre l?auteur et le lecteur. Ces caractéristiques, on les retrouve dans les treize portraits composant ce livre: Christian Bourgois, José Corti, Claude Durand, Paul Flamand, Claude Gallimard, René Julliard, Robert Laffont, Jérôme Lindon, François Maspero, Maurice Nadeau, Charles Orengo, Jean-Jacques Pauvert, Françoise Verny. Ces itinéraires personnels s'articulent autour de la grande mutation que connaît l?édition dans les années 1960-1970. Ces « 20 Glorieuses » (Patrice Cahart) ont vu en effet l?explosion du livre de poche qui, en 2005, représente presque la moitié du chiffre d?affaires de l?édition, l?apparition de lectorats nombreux et exigeants, la concentration du secteur avec la naissance de deux géants, Hachette et Editis. Dans cet ouvrage qui cerne l?évolution de l?édition sur trois décennies, on constate, à côté de mouvements de fond, l?importance du tempérament individuel, le poids des choix, adhésions, résistances et refus de l?éditeur, la très grande prégnance et complexité de la relation que celui-ci entretient avec l?auteur. Dans un monde qui a tendance à uniformiser ses pratiques, l?éditeur reste ce qu?il est, un accoucheur. Puissent ces itinéraires emblématiques donner un peu de lumière à ceux qui auront été, comme se qualifie elle-même Françoise Verny, des « stars de l?ombre ».
Résumé : 1. L?historien : un maître de vérité2. L?imputation causale3. Le récit4. Les déchirures du temps5. Le télos : de la Providence au progrès de la Raison6. Une histoire sociale de la mémoire
Jésuite et historien spécialiste du XVIIIe siècle et de la mystique, sociologue de la culture du quotidien, anthropologue, sémiologue et cofondateur de l'école lacanienne, Michel de Certeau est une figure singulière de l'histoire intellectuelle du XXe siècle. Célébré par le Tout-Paris lors de sa disparition en janvier 1986, il fut toute sa vie un franc-tireur. Position qui n'a sans doute pas permis de mesurer son apport au renouvellement des sciences humaines en général et à l'histoire en particulier. Jésuite fidèle à son engagement religieux, fortement interpellé par la "prise de parole" du mouvement de Mai 68, Michel de Certeau aura aussi accompagné le questionnement des chrétiens confrontés à la modernité et à la crise de l'Église.Dans cette biographie passionnée, François Dosse fait parcourir au lecteur les multiples lieux et milieux, laïcs et religieux, traversés par Michel de Certeau, dessinant le parcours singulier et fulgurant d'une figure attachante engagée dans tous les grands enjeux de son temps. L'auteur a conduit une vaste enquête auprès de deux cents témoins de la vie et de l'oeuvre de Certeau, restés à jamais marqués par le caractère lumineux de son rapport au monde.Ce livre restitue cet enchantement et entend faire partager le parcours incarné d'une pensée aussi forte qu'originale et qui, loin de sa dispersion apparente, semble animée par une mystérieuse quête mystique.
Résumé : Nul n'était aussi bien armé que François Dosse pour relever le défi : une histoire panoramique et systématique de l'aventure historique et créatrice des intellectuels français, de la Libération au bicentenaire de la Révolution et à la chute du mur de Berlin. Son Histoire du structuralisme en deux volumes, son attention à la marche des idées, ses nombreuses biographies (de Michel de Certeau, Paul Ricoeur, Pierre Nora, Cornelius Castoriadis) lui ont donné, depuis vingt ou trente ans, une connaissance assez intime de la vie intellectuelle de la seconde moitié du XXe siècle pour lui permettre de couronner son oeuvre par une tentative de cette envergure. Le premier volume, 1944-1968, couvre les années Sartre et Beauvoir et leurs contestations, les rapports contrastés avec le communisme, le choc de 1956, la guerre d'Algérie, les débuts du tiers-mondisme, l'irruption du moment gaullien et sa contestation : un temps dominé par l'épreuve de l'histoire, l'influence du communisme et la progressive désillusion qui a suivi. Le second volume, 1968-1989, va de l'utopie gauchiste, de Soljenitsyne et du combat contre le totalitarisme, à la "nouvelle philosophie", l'avènement d'une conscience écologique, la désorientation des années 80 : un temps marqué par la crise de l'avenir et qui voit s'installer l'hégémonie des sciences humaines. Ce ne sont là que quelques-uns des points de repère de cette saga, qui embrasse une des périodes les plus effervescentes et créatrices de l'intelligentsia française, de Sartre à Lévi-Strauss, de Foucault à Lacan. Le sujet a déjà suscité une énorme bibliographie, mais une fresque de pareille ampleur est appelée à faire date.
Résumé : La grande période structuraliste, qui prend son essor après la Seconde Guerre mondiale, fut celle des maîtres penseurs. Elle a instauré un nouveau regard posé sur une modernité désenchantée en privilégiant à la fois le caractère inconscient des phénomènes sociaux et le signe aux dépens du sens. De Claude Lévi-Strauss et Roman Jakobson à Michel Foucault, de Louis Althusser et Georges Dumézil à Roland Barthes, en passant par Jacques Lacan ou Jacques Derrida, François Dosse en retrace ici les enjeux théoriques, institutionnels et existentiels. Il distingue deux grandes périodes : celle de la montée vers cet apogée que fut l'année 1966, objet de ce premier tome, et celle du déclin, à partir de 1967, dans le second. Mais cette histoire n'est pas celle d'idées désincarnées. Elle est l'histoire de toute une génération intellectuelle, dont l'auteur a recueilli les témoignages en interrogeant plus d'une centaine d'acteurs des diverses disciplines des sciences humaines. Ce passionnant voyage au coeur du structuralisme permet de suivre les cheminements intellectuels des grandes figures de l'époque, et de leurs nombreux disciples. Il offre ainsi au lecteur un très utile guide intellectuel pour se repérer dans l'extraordinaire foisonnement pluridisciplinaire de ces années-là et pour comprendre, au-delà de l'échec du programme structuraliste, le rôle que continuent à jouer ces travaux dans le processus de recomposition des sciences humaines et sociales toujours en cours depuis lors.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.