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La transition écologique. Ici et maintenant !
Dorival Camille ; Viveret Patrick
PETITS MATINS
14,00 €
Épuisé
EAN :9782363833167
Ce 4e opus de notre collection " Mondes en transitions ", s'intéresse aux initiatives citoyennes relevant de l'économie sociale et solidaire (ESS) en matière de transition écologique : énergie, transport, logement, etc. La transition écologique, ce n'est pas seulement des lois, des politiques et de grands sommets internationaux. C'est aussi, en France, une myriade d'initiatives de terrain. Ici et maintenant, on protège la biodiversité, on rénove des bâtiments, on met en place des mobilités douces, on produit de l'énergie renouvelable, on cultive durable... Tout en créant des emplois dignes et du mieux-être pour la collectivité. Innovantes et variées, ces activités ont un point commun : elles sont largement portées par des acteurs de l'économie sociale et solidaire. Ancrées dans les territoires et répondant à leurs besoins spécifiques, elles font en sorte que la transition écologique aille de pair avec la lutte contre la précarité et le renforcement du lien social. Les exemples relatés ici doivent se multiplier et se développer - à côté des politiques impulsées par les acteurs publics - si les humains veulent pouvoir
Découvrez la collection " Réussir son BAC " d'Alternatives Economiques. Ce hors-série, destiné aux élèves de Première et Terminale pour la préparation des épreuves du bac est entièrement rédigé par des enseignants d'histoire-géographie . Au sommaire : les synthèses des programmes les notions essentielles à connaître et des schémas pour comprendre des études de cas des graphiques et cartes commentés des quiz pour vérifier ses connaissances des corrigés et des conseils méthodologiques
Résumé : A peine séchée l'encre de la loi NOTRe, qui redéfinit le périmètre des régions et étoffe leurs compétences, les Français sont appelés en décembre prochain à choisir les nouveaux élus de ces collectivités. Pourtant, on peut parier que les débats de fond portant sur les stratégies proposées et les moyens de leur mise en oeuvre ne seront pas au centre de la campagne électorale. Car l'enjeu majeur de ce scrutin est ailleurs, dans la montée du Front national et sa possible victoire dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Au-delà des spécificités régionales, c'est dans la " France périphérique " croquée par Christophe Guilluy, France du périurbain, des villes petites et moyennes, de la campagne plus ou moins urbanisée, que le FN moissonne les voix. Au contraire, comme le montrent les cartes établies par Jacques Lévy, il est beaucoup moins présent dans les grandes villes. De là à dire que les métropoles sont des concentrations de nantis bien installés dans le train de la mondialisation et le reste du territoire peuplé de laissés pour compte subissant de plein fouet les mutations économiques, il n'y a qu'un pas qu'il ne faut pas franchir : des territoires non métropolitains se portent bien et la désespérance sociale touche aussi les grandes villes. Pourtant, la géographie du vote FN nous envoie un signal qui pose de sérieuses questions sur la dynamique de nos territoires.
Au moment de son élection, Emmanuel Macron a été présenté comme l'homme d'un " nouveau monde " qui devait remplacer les pratiques anciennes. Mais, du point de vue des rapports avec la presse, c'est au contraire avec un très ancien monde que ce jeune président a d'emblée voulu renouer. Par son caractère impérieux et sa verticalité assumée, sa communication s'inscrit en effet dans une histoire longue des relations entre pouvoir et médias. Emmanuel Macron marche dans les pas des monarques républicains qui l'ont précédé - le nom " Jupiter " est d'ailleurs emprunté au double septennat de François Mitterrand. Mais ses modèles se situent aussi plus en amont, puisqu'il a lui-même revendiqué à plusieurs reprises sa fidélité à un héritage monarchique et impérial. Après un quinquennat marqué par des échanges incessants entre la presse et un président trop " normal ", la volonté d'Emmanuel Macron de tenir à distance les journalistes a dans un premier temps été bien accueillie. Cet ouvrage montre cependant les dangers que présente une telle attitude. Elle a conduit l'actuel président à un extrême verrouillage de sa communication et, comme en témoignent l'affaire Benalla et le mouvement des Gilets jaunes, certaines dérives ont fini par susciter la lassitude ou la colère. L'expression " président jupitérien ", qu'Emmanuel Macron n'a pourtant employée qu'une seule fois, est ainsi associée désormais à son quinquennat et à une conception du pouvoir jugée trop autoritaire. Il est vrai qu'il ne peut exister d'équilibre parfait dans les relations entre un président et la presse : du général de Gaulle à François Hollande, tous les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ont hésité entre la bienveillance et la dureté, entre la séduction et la défiance. Cet essai montre en outre que chacun d'entre eux, à un moment ou à un autre, a été tenté de mettre les journalistes au pas. Mais le risque est réel, lorsque Jupiter cherche à imposer ses vues à Mercure, de saper les fondements de sa propre légitimité. La capacité d'Emmanuel Macron à réinventer sa relation avec la presse sera ainsi l'un des enjeux de la fin de son quinquennat, et plus encore de son éventuelle réélection.
Levy Hanni ; Kosmala Beate ; Althoff Jens ; Broude
Hanni Weissenberg n'a même pas 19 ans quand, le 3 février 1943, elle parvient à échapper à la Gestapo, venue arrêter les locataires juifs de l'immeuble où elle réside, à Berlin. Quelques semaines auparavant, elle a vu sa grand-mère bien-aimée, la seule famille proche qui lui reste, partir en déportation. Elle s'est juré à ce moment-là de tout faire pour ne pas subir le même sort. Commence alors une vie de "sous-marin", comme les Juifs cachés s'appellent eux-mêmes. A la rue, sans argent, l'étoile jaune sur le manteau, vers qui se tourner ? Mue par une farouche volonté de vivre et une confiance en l'autre dépourvue de naïveté, la jeune fille trouvera sur son chemin plusieurs personnes pour l'aider, la soigner, l'héberger... L'auteure de ce récit est décédée le 23 octobre 2019, à 95 ans. Avec ce livre, elle rend hommage aux "héros silencieux" à qui elle doit sa survie et se remémore les amis de jeunesse et les parents disparus. A la suite de son témoignage, enrichi de nombreuses photographies, un éclairage historique nous en dit plus sur ces "héros de l'ombre" qui lui vinrent en aide et sur le destin des Juifs berlinois durant la Seconde Guerre mondiale.
Les violences sexuelles envers les femmes n'apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas partie de la "nature humaine" ni ne sont le résultat d'incontrôlables pulsions masculines. Elles ont des causes sociales - impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité, inégalités structurelles - qui forment ce que l'on appelle une "culture du viol". Cela va de remarques apparemment anodines qui culpabilisent les victimes à un traitement trop fréquent des viols comme des délits plutôt que comme des crimes devant les tribunaux ; de formules pour excuser les agresseurs à une remise en cause systématique de la parole des femmes qui dénoncent des agressions. En France, chaque année, environ 94 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Et les viols ne représentent que la partie émergée d'un iceberg : celui des violences sexuelles, à la maison, au travail ou dans la rue. Or ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confiance et limitent la liberté par la peur qu'elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine. Mais cette situation n'est pas une fatalité. C'est pourquoi il est important d'identifier les éléments culturels qui servent de justification et de terreau à ces actes, afin de proposer des pistes qui permettront d'y mettre fin.
La croissance : un remède à tous les maux ! Tel est le discours martelé par nos dirigeants depuis des décennies, qu?il s?agisse de réduire le chômage, de régler le problème des retraites, de résorber les inégalités ou de surmonter la crise écologique. Et si la croissance n?était pas la solution, mais le problème ? Elle est désormais un facteur de crise, une menace pour la planète et un obstacle au progrès. Faut-il pour autant nous résoudre à une austérité punitive ? Certes non, affirme Jean Gadrey, qui prône une société privilégiant le "mieux-être" et non le "plus-avoir". Une société qui doit, et peut, viser le plein-emploi ainsi qu?un haut niveau de protection sociale pour tous. C?est le chemin d?une autre prospérité qui est ici proposé, plus juste, moins violente et donc réellement durable.