Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Comme résonne la vie
Dorion Hélène
BRUNO DOUCEY
14,00 €
Épuisé
EAN :9782362291685
Il y a chez elle comme une clarté inquiète. Des mots de givre et de grands vents. De vastes espaces et des anfractuosités où la pensée s'engouffre. Des sentes qui partent de soi et mènent aux autres. Des brumes de mémoire et cette lumière étrange que l'inachèvement dépose sur les choses de la vie. Plus encore peut-être, un vacillement. Un trépignement. Une interrogation tenace sur les raisons de notre présence au monde. Car Hélène Dorion approche "le mystère qui nous hante" sans lâcher le fil qui lui permet d'habiter en poète "le labyrinthe des jours" . Fidèle à l'enfant qu'elle était, à l'écoute de la femme qu'elle devient, elle cherche le passage "vers l'autre saison" . Lisez-la, écoutez-la : vous sortirez fortifié de cette fragilité consentie. Comme moi, vous sentirez davantage "comme résonne la vie" .
Résumé : Son nom semble la relier à une constellation, mais sa présence au monde la rend indissociable des paysages qu'elle traverse : Hélène Dorion vit environnée de lacs et de forêts, de fleuves et de rivages, de brumes de mémoire et de vastes estuaires où la pensée s'évase. Dans ce recueil écrit au coeur d'une forêt, elle fait entendre le chant de l'arbre, comme il existe un chant d'amour et des voix de plain-chant. "Mes forêts... " , dit-elle dans un souffle qui se densifie de poème en poème. Et l'on entre à pas de loup dans une forêt de signes où l'on déchiffre la partition de la vie sur fond de ciel, sur fond de terre, sur fond de neige, de feuillages persistants et de flammes qu'emporte le vent, de bourgeons sertis dans l'écorce et de renouvellement. Un chemin d'ombres et de lumière, "qui donne sens à ce qu'on appelle humanité" .
Résumé : Par quelle lointaine croyance les êtres humains ont-ils associé le sentiment amoureux à l'organe vital qui bat en nous ? Un regard, et le coeur chavire. Une parole aimante, et la vie pulse plus intense et plus belle. Un enfant naît de notre union, le voici devenu notre chair, notre sang. A contrario, une rupture, une perte, et le coeur se brise. Le grand mérite d'Hélène Dorion n'est pas d'avoir pensé, en poète philosophe, les liens qui unissent le coeur à l'amour, mais d'avoir tenté, dans un entrelacs d'images et de résonances musicales, une approche du vivant dans laquelle l'amour et le coeur se trouvent associés au livre et à la poésie, aux paysages et au monde dans lequel nous vivons. Une approche sensible qui fait chanter, danser, battre la vie, ce miracle fragile. Jusqu'au vertige.
Les étoiles incrustées sous la chair / il faut vautour et rage / pour nous arracher / un peu / de ce qui brille / Et tant d'amour sans attendre pour garder la lumière".
« ? À tout hasard, serais-tu communiste ?? Non, pourquoi ? Je devrais ?? Ah, je m'en doutais ! Tu n'es pas communiste, tu es simplement poète, la bestiole la plus nuisible de la terre sud-africaine ! Ainsi, tu as des sentiments. Tu en as même pour des gens qui nous sont inférieurs, et tu oses me demander de publier ton torchon humaniste... Tout ça pour un nourrisson noir, un avorton dont la couleur et le sexe n'ont jamais compté pour personne. Es-tu devenue folle, Ingrid ? »1er avril 1960 : un bébé noir est tué par la police dans un ghetto d'Afrique du Sud. C'en est trop pour Ingrid Jonker. Cette jeune poète, fille d'un dignitaire de l'apartheid, écrit un poème bouleversant après ce drame.Mai 1994 : Mandela lit devant les députés médusés le poème d'Ingrid Jonker.Faisant alterner avec brio la grande figure de Mandela et la fragile silhouette de la poète, Nimrod nous entraîne dans la douloureuse tragédie d'un pays qui se mêle au mal de vivre d'Ingrid. Comment survivre quand votre père est une ordure et qu'il vous renie ?4e de couverture : « ? À tout hasard, serais-tu communiste ?? Non, pourquoi ? Je devrais ?? Ah, je m'en doutais ! Tu n'es pas communiste, tu es simplement poète, la bestiole la plus nuisible de la terre sud-africaine ! Ainsi, tu as des sentiments. Tu en as même pour des gens qui nous sont inférieurs, et tu oses me demander de publier ton torchon humaniste... Tout ça pour un nourrisson noir, un avorton dont la couleur et le sexe n'ont jamais compté pour personne. Es-tu devenue folle, Ingrid ? »1er avril 1960 : un bébé noir est tué par la police dans un ghetto d'Afrique du Sud. C'en est trop pour Ingrid Jonker. Cette jeune poète, fille d'un dignitaire de l'apartheid, écrit un poème bouleversant après ce drame.Mai 1994 : Mandela lit devant les députés médusés le poème d'Ingrid Jonker.Faisant alterner avec brio la grande figure de Mandela et la fragile silhouette de la poète, Nimrod nous entraîne dans la douloureuse tragédie d'un pays qui se mêle au mal de vivre d'Ingrid. Comment survivre quand votre père est une ordure et qu'il vous renie ?
Aide à la personne, soin, accueil, éducation... Prise en charge du corps de l'autre, des besoins de l'autre. Entretien des bureaux, des maisons, des écoles. Des femmes au travail. Ces textes ont été écrits comme des instantanés photos. Ici et maintenant".
Ceux du large? Qui Ananda Devi désigne-t-elle par ce titre ? La réponse nous est suggérée dès les premiers vers du recueil : "Dans des barques de feuilles mortes / Ils portent à bout de fatigue / Les enfants de leur faim", avant d'être assénée comme une gifle dans le dernier poème : "Ceux que la vie éventre / De son coutelas". Entre ces deux poèmes, elle suit l'errance des réfugiés, de tous ces êtres qui ont fui la terre où ils vivaient pour tenter d'atteindre une autre rive. Malgré la "terreur de l'eau", malgré la mort en embuscade. Et si l'auteure s'est donnée la peine d'écrire ce texte en trois langues ? français, anglais, créole ? c'est pour se prouver à elle-même qu'elle n'est pas restée "Tête baissée bras ballants "devant" Le film catastrophe" qui se déroule sous nos yeux.