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Le Marquis de la Dèche
Dorgelès Roland
ALBIN MICHEL
26,95 €
Épuisé
EAN :9782226325426
Cet étourdissant personnage tenant de l'arsouille et du grand seigneur est l'un des plus pittoresque qu'ait imaginé ou peut-être rencontré le célèbre chroniqueur du Montmartre d'autrefois. L'impécunieux marquis, dénué de tout scrupule et connaissant le secret de vivre sans travailler, est devenu l'homme de confiance d'un musicien poète, et le marquis nous fait passer d'un pigeonnier bourdonnant de chansons à l'atelier où deux hors-la-loi se livrent à un mystérieux travail. Le chansonnier plus aimé qu'il n'aime devient malgré lui le complice d'une jeune voisine traquée par la police. Le soir, on danse dans le grand monde et, au petit jour, on se retrouve au Dépôt, toujours aux accents de la guitare et de l'accordéon. Le marquis ayant sans le vouloir déclenché un drame ne se montrera digne de son titre qu'à la dernière chanson.
L'auteur a séjourné chez les Moï et, après son livre "La route mandarine" , il a exprimé le désir de s'attarder davantage sur eux et donne ici au lecteur de plus amples précisions sur cette population vivant sur les hauts plateaux du Vietnam et du sud du Laos, restée fermée à toute pénétration pendant des siècles. (pour mémoire, ce livre a été écrit en 1930)
Un récit où l'humour souvent acerbe, côtoie les descriptions précises d'un voyage à travers l'Indochine dans les années 20. Roland Dorgelès piétine les clichés et ne s'attendrit pas le moins du monde sur le glorieux passé colonial. Cette Indo-Chine, transfigurée par un demi-siècle d'occupation, bouleversée par nos découvertes, offre tout autant d'imprévus que "l'Extrême-Orient momifié dans sa robe de soie jaune..."
Raisonnons un peu. Nous sommes tous enclins à considérer comme impénétrables les êtres que nous ne comprenons pas. C'est le cas en Chine. C'est le cas ici. Rien que l'aspect suffit à nous abuser. Ils ne s'habillent pas comme nous, donc ils sont différents. Mais est-ce bien certain ? Si je commence par débarrasser ces inconnus de leurs oripeaux - caftans, djellabas, burnous -, et si je donne aux personnes et aux choses de simples noms de chez nous, tout aussitôt paraît moins compliqué. Un taleb, c'est un étudiant, la medersa le collège, et attarine peut se traduire par épicier. Je me trouve alors en présence de personnages dont je connais les réactions. Un petit provincial qui prépare sa licence a remarqué, par la fenêtre, la femme du boutiquier du coin et se demande comment il pourra l'approcher sans tomber sur le mari. Il ne reste qu'à combiner un premier rendez-vous à la fontaine Médicis, qui s'appellera bassin de l'Aguedal. Le procédé est vulgaire, mais il rapproche de la vérité. C'est tout cet orientalisme de bazar qui nous trompe. La guitare en coulisse, l'esclave noir aux aguets, l'odeur de jasmin. Ils s'aiment, voilà tout, et notre ignorance seule nous pousse à embrouiller leurs sentiments.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.