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Ainsi va le jeune loup au sang
Donner Christophe
GRASSET
20,55 €
Épuisé
EAN :9782246652519
Nous sommes passage Odessa, près de Montparnasse, à Paris dans les années 60. C'est le début de l'urbanisation à outrance, des engagements politiques et des faux révolutionnaires. Picasso est encore vivant, il répond aux lettres de peintres inconnus. On déloge des familles pauvres pour construire des tours. On s'envoie en l'air et de célèbres écrivains homosexuels "baisent" déjà ? toujours ? dans des saunas, sous l'?il de leurs admirateurs. Les chiens des concierges survivent avec une pile à la place du c?ur, les veuves s'essaient tragiquement à la psychanalyse et les femmes mal mariées découvrent la jouissance avec des fils spirituels. Un nouveau monde arrive. Pour Samuel, le "jeune loup qui va au sang", ces années sont le chemin quasi initiatique qui le mènera à sa vie, à son destin ? l'écriture.C'est à travers les yeux de cet enfant unique, dont le père est mort en tombant du toit de la maison menacée d'expropriation, que se découvre ce monde violent. L'écriture, vive, précise comme une lame, pénètre chaque individu, chaque situation avec clairvoyance et acuité. Le regard de Samuel est étonnant, sa personnalité aussi. Il en ressort une solitude, une fulgurance d'analyse et une dimension du tragique que l'on doit au héros et évidemment à son auteur, Christophe Donner. Car, dès les premières pages, le lecteur a du mal à ne pas imaginer derrière l'histoire de Samuel celle de Christophe. Ce destin littéraire aurait de quoi inspirer le cinéma, tant il ressort des situations, parfois extrêmes, un sentiment de justesse et de vérité. Et la maison menacée de Samuel et sa mère ? dernier rempart de l?enfance perdue ? devient le lieu de l'apprentissage : en se battant pour continuer à y vivre, Samuel livre sa bataille pour acquérir son indépendance, son identité. Plus il s'enfonce dans ses propres méandres, plus il apprend qui il est. Plus il aura ce besoin vital de raconter. Plus il sera écrivain. La tromperie, la mort, la pauvreté, la drogue, le sexe, le viol, la déroute? tout semble inéluctable et pourtant, il ressort de ce livre une détermination à vivre et à écrire plus forte que tout.Christophe Donner signe, avec ce quatrième ouvrage, un roman fort, passionnant, profond. Une plongée hors du commun dans une époque en mutation. Et la naissance d?une personnalité trouble, riche, perverse et naïve à la fois. Visconti et Fassbinder auraient adoré à coup sûr. --Marine Segalen
Dix histoires qui transposent les lois bibliques dans notre siècle: dix histoires véridiques, advenues en France, en Amérique latine ou en Russie. Dix histoires dont le héros est un enfant.
Le père d'Henri écrit des livres pour enfants. Un jour, il n'a plus envie d'écrire des livres pour enfants, il est dégoûté par ce travail, et par la vie en général. Henri et Denise, les héros de " La nouvelle voiture de papa ", vont tout faire pour redonner à l'écrivain le goût d'écrire des livres pour enfants. Ils vont s'engager dans une aventure assez périlleuse, dans les souterrains de Paris, et peut-être en Afrique... Tout ça pour quoi ? Pour avoir quelque chose à raconter en revenant, quelque chose de suffisamment extraordinaire pour que le père du petit garçon ait envie d'en faire un livre, un dernier livre pour enfants.
Elle a seize ans, se prénomme Solange, vit à Laval (Mayenne) et s'intéresse d'abord à son corps qu'elle juge (à son bon droit) superbe. Un homme la remarque. Il cherche de " vraies jeunes filles d'aujourd'hui " pour une série télévisée. Solange devient Léa et monte à Paris. Boîtes, rencontres, castings, studios, bouts d'essais... la montée vers la gloire d'une native de la Mayenne, jamais dupe. Né en 1956, aucun diplôme, Christophe Donner a débuté dans le cinéma comme acteur, puis comme monteur. Il commence à raconter sa vie vers l'âge de vingt ans et publie son premier roman chez Fayard, Petit Joseph. Auteur de nombreux livres pour tous les âges, il continue le récit de ses aventures personnelles au Mexique, aux Etats-Unis, en Russie, en afrique...
Résumé : Aux courses, connaître le gagnant de la prochaine est à la portée de tout le monde. Ce qui est beaucoup plus difficile, c'est de le jouer. La plus grande catastrophe qui puisse arriver à un turfiste, c'est de rencontrer une femme et de se marier. C'est ce qui m'est arrivé. La peur s'est installée, et la honte de perdre. J'étais paralysé. Dans ces conditions, j'ai presque totalement renoncé à jouer. Et puis un jour, Lucia m'a montré un manteau à col de vison dans une vitrine, trois mille euros. Elle le voulait. Alors, je suis reparti en guerre.
Résumé : " Une petite fille nous aborde : Qu'est-ce que vous cherchez ? Elle a un regard joueur et curieux, je lui explique. Ici, il y a des années, sous le régime khmer rouge, c'était un hôpital, et j'ai enterré de très nombreux corps dans des fosses. Puis l'eau a englouti ce lieu, et on a bâti des maisons. Elle joue avec un petit bout de bois, un peu gênée : Je sais. On dort sur les morts. La nuit, parfois, on les entend parler. J'insiste un peu : Mais tu as peur ? Elle sourit : Non, on n'a pas peur, on les connaît. " C'est à un voyage hors du commun que nous convient Rithy Panh et Christophe Bataille, huit ans après leur livre L'élimination - un voyage vers l'enfance et vers les rizières où furent tués, par l'idéologie, la faim et la violence, 1, 8 millions de Cambodgiens. Le grand cinéaste cherche les lieux où furent enterrés les siens : le tombeau de son père, dans la glaise ; la fosse où furent englouties sa mère et ses soeurs. Mais aussi le grand banyan où il s'abrita, désespéré, à treize ans, avec ses boeufs - sur cette colline, les khmers rouges n'osaient pas s'aventurer. Rithy Panh et Christophe Bataille roulent à travers le pays, s'arrêtent, parlent avec les bonzes, questionnent les villageoises âgées, grattent la terre et trouvent des ossement, des tissus ensanglantés. L'oubli guette, et la négation. Et Rithy Panh poursuit son chemin, cherchant la paix avec les morts et tissant un rapport unique avec les vivants, qu'il côtoie, victimes, bourreaux, complices, anciens cadres khmers rouges : le travail de connaissance ne cesse pas, à hauteur d'hommes. D'une conversation écrite avec Noam Chomsky à des échanges avec le père Ponchaud, d'un entretien avec Robert Badinter aux lettres enfantines rangées dans une sacoche de cuir, d'une méditation sur l'idéologie aux visites aux femmes-devins, les auteurs nous offrent un grand livre.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
Résumé : A Vitry-sur-Seine, Sihem, jeune franco-algérienne de 23 ans, fait sa rentrée en première au microlycée, un établissement pour élèves décrocheurs. Elle loge à la résidence autonomie Auguste Blanqui, où elle fait la connaissance d'Emile, dit Zapata, un vieux révolutionnaire de 82 ans. Sihem ne croit pas en une société qui, pense-t-elle, ne lui offre pas d'avenir. Zapata cherche un sens à sa vie qui s'achève. Hélène, la professeure de français de Sihem, et Rose, la directrice de la résidence, sont les témoins complices de l'amitié naissante entre ces deux écorchés. A l'aube et au crépuscule de leur chemin, ils prendront ensemble leur envol. Sur l'autre rive de la Méditerranée, en Algérie, Achir rêve lui aussi de changement et de liberté... Un premier roman lumineux.