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Les pratiques culturelles des français à l'ère numérique. Enquête 2008
Donnat Olivier
LA DECOUVERTE
20,30 €
Épuisé
EAN :9782707158000
Depuis les années 1970, l'enquête Pratiques culturelles du ministère de la Culture et de la Communication constitue le principal baromètre des comportements des Français dans le domaine de la culture et des médias. Les résultats de 2008 révèlent, plus de dix ans après ceux de 1997, l'ampleur des effets d'une décennie de mutations induites par l'essor de la culture numérique et de l'internet. Au moment où plus de la moitié des Français disposent chez eux d'une connexion à haut débit, où plus d'un tiers utilisent l'internet quotidiennement à des fins personnelles, comment les nouvelles formes d'accès en ligne à la culture s'articulent-elles avec la consommation des anciens médias (télévision, radio, presse écrite) et avec les pratiques culturelles traditionnelles? Comment se portent la lecture de livres, l'écoute de musique ou la pratique en amateur d'activités artistiques? La fréquentation des salles de cinéma, des théâtres ou des salles de concert a-t-elle baissé ou augmenté et le profil de leurs publics a-t-il évolué? Le présent ouvrage restitue les résultats sectoriels de l'enquête dans le domaine de la télévision, de la musique, du livre et de la presse, des sorties et visites culturelles et des pratiques en amateur, en soulignant chaque fois les permanences mais aussi les lignes de rupture qui se dessinent sous la poussée d'une culture numérique déjà très présente dans le quotidien des jeunes générations.
Leon Donna - Desmond William Olivier - Bertin Rena
Donna Leon manie l'humour en naviguant dans les eaux troubles de corruption. Ne tardez pas à adhérer à son fan-club". Alexandre Fillon, Madame Figaro Le commissaire Brunetti, enquêtant sur la mort d'un célèbre avocat, arpente les quartiers malfamés de Venise et tombe sur la piste d'un trafic international de prostitution. Avec l'aide inattendue de la délicieuse signorina Elettra, la nouvelle secrétaire du vice-questeur, le commissaire Brunetti va découvrir un commerce plus ignoble encore qu'une "traite des Blanches" post-rideau de fer... Donna Leon rend hommage à l'atmosphère unique de la Cité des Doges. On retrouve l'univers attachant de son héros, mari et père dévoué, fin limier, citoyen en lutte contre la corruption d'une ville dont le sens moral semble se détériorer plus vite que les palaces. Après Mort à la Fenice, Mort en terre étrangère et Un Vénitien anonyme, Le Prix de la chair est la quatrième enquête du commissaire Brunetti.
Des ossements humains. Peut-on imaginer plus insolite découverte dans un paisible village de la campagne vénitienne ? De ce puzzle macabre, on reconstitue un corps ; tout porte à croire qu'il s'agit d'un fils de bonne famille disparu deux ans plus tôt. Le commissaire Brunetti est chargé d'exhumer cette affaire un peu vite enterrée. Mais les secrets aristocratiques de Venise sont bien gardés, noblesse oblige...
En ouvrant la porte de l'appartement de sa vieille patiente Maria, le docteur Carlotti est loin d'imaginer ce qui l'attend. Assassinée, la femme gît à terre. Pour la police, le doute n'est pas permis : c'est l'oeuvre de la femme de ménage. Mais les révélations d'un témoin bouleversent ce scénario trop simple. Le commissaire Brunetti, toujours fidèle au poste, reprend alors le dossier...
Pourquoi l'homme désire-t-il tant se cacher de la vérité ? Parce que la vérité peut-être ne se plie-t-elle pas suffisamment à son désir. Cela voudrait-il signifier que, si le désir génère l'histoire, si elle y prend une part de sa source, s'il l'inspire au fond pour quelques notes ou procédés, s'il pense la porter dans son lit, l'histoire ensuite s'en émancipe, n'y est pas contrainte, loin s'en faut. Nous sommes irresponsables. Plongés au coeur de l'histoire que nous faisons et qui se fait sans nous. Notre vie nous échappe à peine s'établit-elle en nous... De qui ou de quoi sommes-nous les otages ? D'un essaim de criquets ? D'un violon ? D'une capsule spatiale ? De l'amour ?
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.