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Les enveloppes transparentes
Fabre Dominique
ATTENTE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782362420726
Bonjour Franck, j'espère que tu vas bien. Comme je te le disais l'idée des enveloppes transparentes m'est tombée dessus à mon réveil, je me sentais d'une super bonne humeur et en ouvrant (peut-être) les yeux, j'ai vu une main qui me présentait une enveloppe, je pouvais voir à travers une lettre manuscrite écrite à l'encre violette, comme on fai(sai)t ado. Ca a duré quelques heures, assez longtemps en tout cas pour que je me mette à écrire les enveloppes. Ensuite il y a eu l'histoire du postier Antillais, et puis comme d'habitude des souvenirs enfouis de mon enfance. Pour ce qui est de l'écriture je veux de plus en plus m'orienter vers une sorte de pauvreté ou de dénuement. Voilà. Je suis ravi que tu publies ce livre, à bientôt ! En principe je vais à la fête du livre de Bordeaux, donc on pourrait se voir là-bas ? Amitiés Dominique
C'est un garçon de café. Il travaille à Asnières, près du tunnel de la gare. Il voit les voyageurs, toujours pressés, longer le café, parfois ils entrent. "Je ne regarde pas trop dehors, parce que tout ce qui m'importe dans la vie finit toujours par s'installer en face de moi à mon comptoir". Certains clients, Pierre les aime bien. Le jeune homme vêtu de noir qui ne boit que de la bière en lisant Primo Levi, la femme "perdue dans sa beauté" qu'il ne verra qu'une fois, le type qui se met à poil pour aller se jeter dans la Seine quand il a pris une cuite. Et puis il y a la serveuse, Sabrina, une fille courageuse, toujours pimpante pour ses deux gamins qu'elle élève seule. Il aurait pu l'aimer, peut-être, mais il y a si longtemps qu'il n'a pas emmené une femme dans son studio, et la dernière il l'a quittée, va savoir pourquoi... Sauf que son comptoir, bientôt, n'accueillera plus les gens du quartier. Les patrons ne vont pas fort en ce moment. Alors, pour le garçon de café, se profile peu à peu la vraie solitude: plus personne à qui prêter l'oreille. Et toutes ces histoires qui vibraient autour de lui, toutes ces vies qui palpitaient se font silence.
Ces nouvelles parlent d'enfance. De rêves enfermés dans un dortoir d'internat. De mères seules qu'emmènent pour un soir des hommes mariés, sous les yeux plein d'interrogations d'un fils sans père. Ces nouvelles parlent de la certitude précoce que rien ne sera jamais tout à fait facile, jamais tout à fait rose, que les appartements resteront toujours petits, et les trains de banlieue, poussifs. Ces nouvelles parlent d'amour. L'enfance y ressemble à l'apprentissage d'une solitude inéluctable, et pourtant, jamais naturelle. L'amour peut résoudre ce paradoxe. Et les personnages de Dominique Fabre l'attendent, le cherchent, l'espèrent. Sans savoir qu'ils l'ont déjà trouvé - chez leur auteur. Biographie de l'auteur Dominique Fabre a publié neuf livres. La serveuse était nouvelle (Fayard, 2005) vient de paraître aux Etats-Unis et n'y reçoit que des éloges.
Résumé : "J'ai connu Richard à 13 ans, à l'internat de banlieue où nous sommes restés jusqu'au bac. Nous avons continué de nous fréquenter toute notre vie. Il était notre ami plus que le mien seulement. L'amitié entre nous tous a été notre boussole bien souvent. Ce livre parle de Richard vissé à son lit d'hôpital, de moi réduit à l'impuissance, aussi de l'addiction et de la périphérie ouest de Paris où nous avons grandi, ensemble. Nous avons tous perdu des amis, mais je n'avais jamais ressenti si intensément la violence de cet arrachement au monde avant sa disparition".
Résumé : J'ai entendu parler du dancing de Lavorel, je devais Dominique Fabre avoir dix ans. Ca fait pas mal de temps que je veux y aller, du coup. Une nuit d'automne, j'ai rêvé que j'y retrouvais tous les gens que j'ai connus depuis mon enfance. Ils étaient encore tous là pour moi. Je suis allé chez Lavorel avec elle, les lui présenter. Bien sûr nous avons dansé, mais, surtout, ils m'ont parlé, j'ai dû noter tout cela. Nous nous serons beaucoup aimés, dans la vie. Je t'emmènerai danser chez Lavorel évoque cet amour-là. D.F. Enfance abandonnée, mélancolie des banlieues et de ceux qui se sentent condamnés à errer à la périphérie de la vie, les thèmes qui hantent l'oeuvre de Dominique Fabre trouvent dans sa poésie une expression poignante de sincérité et de simplicité qui révèle plus que jamais ses espoirs et sa soif d'amour. Dominique Fabre est romancier, poète et nouvelliste. Salués par la presse française, plusieurs de ses livres ont été traduits et très bien accueillis à l'étranger.
A la suite de Djinn jaune, se poursuit la fiction colorimétrique du poème. Un foisonnement de références — cinématographiques, littéraires, scientifiques — se mêle subtilement aux observations du quotidien pour sous-tendre l'ensemble de cette écriture au scalpel. En peu de mots David Lespiau nous transmet une intense réflexion, comme une fleur de papier comprimée qui va se déployer lentement et longtemps dans nos esprits.
C'est le temps des peurs. Des peurs sans nom. Des peurs globales, de l'autre, de soi, de moi, j'ai peur de moi, donc j'ai peur de l'autre, donc je déteste l'autre. De ces ruines volontaires de l'essere occidentalum, Frédéric Dumond dégage une ritournelle entêtante, inquiétante, glaçante et/ou hilarante et nous conduit, groggy, à voir la nudité du roi. La nôtre. C'est une colère du cogito. Dans ces temps de passivité imbécile, ça a la force, la dangerosité d'une émeute.(Emmanuel Adely)
Les vers libres (ou la prose poétique) de Diane Glancy ne sont jamais larmoyants. Souvent drôles et mordants, ils donnent une voix à ceux que l'on a rendus muets, les Cherokee, souvent à l'intersection de l'ancien monde et du nouveau. (Béatrice Machet)
Un bégaiement qui se marque clairement comme artificiel pour jouer avec et sur des mots qui font dériver le sens du récit vers quelque chose de totalement improbable, qui ne provient que de la langue, que de la proximité phonétique, donc d'un arbitraire total ou quasi. Michelle Grangaud, grâce à ce mécanisme de précision du marabout de ficelle amélioré, transforme une journée en une révélation linguistique hallucinatoire. (Eric Suchère, CCP n°4)