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La grande fumisterie
Dobbin Murray,Boulanger Geneviève
ECOSOCIETE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782921561662
La démocratie est en danger, au Canada comme ailleurs dans le monde. Les États sont en train de perdre leur capacité à servir la population, et ce, au profit de leur nouveau maître : la grande entreprise transnationale. Motivées par l'appât du gain, ayant pour objectif de maximiser les profits de leurs actionnaires dans un contexte où la plupart des entraves à l'investissement sont en voie d'être abolies, ces entreprises font peu de cas de la culture, de l'environnement et des lois des pays où elles sont installées. Elles sont d'ailleurs devenues, au fil des années, aussi puissantes que de nombreux États et y ont acquis un statut de " supercitoyennes " sans précédent. Au Canada, ce phénomène a pris de l'ampleur dès les années 1980 avec l'Accord de libre-échange canado-américain, puis dans les années 1990 avec l'entrée en vigueur de l'ALENA. Ces traités ont peu à voir avec le commerce : ils constituent plutôt une " charte des droits " des entreprises leur permettant d'empêcher les gouvernements d'agir à l'encontre de leurs intérêts. Dans ce livre où il relate 20 ans d'histoire canadienne récente, Murray Dobbin pose son regard sur les stratégies utilisées par les grandes sociétés pour accroître leur influence. Il questionne ce dogme de notre époque voulant que le marché et la grande entreprise pourraient, si l'on suit leurs recommandations, apporter la prospérité à tous. Il démontre qu'il s'agit bien d'une grande fumisterie.
Döblin Alfred ; Litaize Maryvonne ; Hoffmann Yasmi
Pendant la guerre, ils n'ont pas osé montrer le bout du nez. Tout n'était que poudre aux yeux afin que nous portions les fusils à leur place. Et vendredi, sans armes, nous descendions la rue. Eux étaient en embuscade avec des mitrailleuses, ils ont tiré et se sont repliés. Ce sont des bandits qui ont mis notre patrie en coupe réglée. Je n'ai rien de commun avec eux. Et j'aimerais savoir où tu en es. Réfléchis bien: comment obtiendrons-nous la paix si les cyniques qui nous considèrent comme leur proprité, leur bien héréditaire, se retrouve en haut? Te taire, c'est te rendre complice.
Des champs plats passent furtivement, de petites forêts. Au bord d'un cours d'eau, sous un pont de bois, une paysanne va pieds nus, foulard blanc sur la tête. Qu'est-ce que cela? Troupeaux de boeufs. De nouveau des terres cultivées. Beaucoup d'oies blanches. C'est la Pologne." Un matin de septembre 1924, par la fenêtre du train qui l'emmène de Berlin à Varsovie, Alfred Döblin pose pour la première fois le regard sur la campagne polonaise. Il parcourra le pays pendant deux mois, mû par le désir de comprendre cet Etat voisin, tout juste sorti des cendres de la Première Guerre mondiale et qu'il connaît mal. Posant sur toutes choses un regard curieux, notant au fil de ses promenades les impressions qui feront la matière de ce livre, il interroge sans relâche ses interlocuteurs: "Quelles forces, quelles puissances organisent l'Etat? Qui gouverne, officiellement ou non? Qui a faim, et qui est rassasié?" Alerté par la montée de l'antisémitisme à Berlin depuis le début des années 1920, Döblin accorde une attention toute particulière à la population juive. Le mode de vie de ce peuple ayant sa propre langue, sa propre religion et sa propre culture bouleverse le voyageur, lui-même d'origine juive. Ce monde décrit par Döblin a cessé d'exister: la guerre et la barbarie nazie ont anéanti la culture juive polonaise et bouleversé à jamais la physionomie du pays. Le témoignage de l'écrivain, façonné par le style puissant qui fait de lui l'un des plus grands auteurs allemands du XXe siècle, retrace les contours d'un monde disparu.
Döblin Alfred ; Litaize Maryvonne ; Hoffmann Yasmi
« Voici l'heure du discours de Rosa, son chant du cygne. Mais qu'a-t-elle donc ? Tous regardent ce petit bout de femme. Ils la regardent avec amour et émotion, même ceux qui ne sont pas d'accord avec elle. Ils savent qu'elle est la flamme qui brûle pour eux depuis des décennies. Elle est à présent épuisée, fragile. La prison l'a affaiblie. Elle parle, elle est dans son élément. Elle dit toute la vérité. Karl Liebknecht est assis parmi les délégués. La voix de Rosa Luxemburg résonne, claire et précise... » En dehors de Berlin Alexanderplatz, toute l'oeuvre d'Alfred Döblin reste pratiquement à découvrir. Écrit en 1942 depuis un exil dont l'auteur ne peut espérer la fin tant le nazisme semble triompher, Karl et Rosa donne le dernier acte de l'évanouissement d'un espoir : que l'ordre ancien disparaisse avec la fin de la Grande Guerre. Personnages historiques et de fiction se croisent ici pour rendre le drame de l'écrasement de la révolution spartakiste, prélude funeste au siècle qui commençait.
Plamondon Chantal ; Sinha Jay ; Gontard Nathalie ;
Le plastique est désormais omniprésent. On connaît tous ces images spectaculaires de tonnes de déchets flottant en mer ou de carcasses d'oiseaux le ventre rempli de plastique. On en retrouve aussi des particules microscopiques là où on s'y attendait le moins : dans les profondeurs marines jusqu'aux cimes des plus grands sommets en passant par l'ensemble de la chaîne alimentaire... et nos propres corps. Couramment utilisés dans une multitude d'emballages et de produits du quotidien, la plupart des plastiques peuvent en effet libérer des substances chimiques et persister très longtemps dans l'environnement. Pour atténuer les effets de ce matériau toxique et polluant, on fait miroiter les promesses du recyclage qui tiennent plutôt du mirage. Et si nous prenions le problème à sa source ? Et si nous devenions les protagonistes de notre consommation ? La surabondance de particules plastiques qui étouffent la nature et mettent en péril notre santé est telle que nous ne pouvons l'éradiquer complètement. Ce que nous pouvons faire, par contre, c'est freiner l'afflux de nouveau plastique dans nos vies, ce à quoi nous invitent justement les auteur.e.s de ce guide en nous donnant tous les outils pour y arriver. Ouvrage de vulgarisation qui nous permet de mieux connaître les différents plastiques et leurs dangers à court et à long terme, Vivre sans plastique est aussi une véritable boîte à outils pour parvenir à nous en passer au quotidien. Chantal Plamondon et Jay Sinha montrent comment analyser notre utilisation personnelle de plastique et donnent des idées de substituts sûrs, réutilisables et abordables, confirmant ainsi que nos choix personnels représentent une puissante force de changement.
Svarre Birgitte ; Gehl Jan ; Engle Jayne ; Hidalgo
Dans les villes du Nord et du Sud où l'humanité continue de se masser, il est certainement possible de concevoir des espaces publics plus viables et plus propices aux échanges, aux rassemblements, à la simple douceur d'habiter vraiment la ville. Mais pour pouvoir intervenir intelligemment, il faut d'abord savoir observer les comportements sur le terrain, constater l'usage que les gens font des rues et des trottoirs, de leurs ruelles, des terrains de jeu, des places et des terrasses, et comprendre les réussites et les échecs de l'urbanisme tels qu'ils s'imposent à nos vies au quotidien. Pourquoi certains lieux urbains respirent-ils la vie alors que d'autres, infréquentables, ne sont pour les piétons et les cyclistes que des déserts à franchir en vitesse ? Comment se fait-il que dans certaines rues tout le monde se connaisse mais qu'ailleurs on déplore la froideur de ses voisins ? Y a-t-il un seuil de fréquentation en deçà duquel on peut considérer que la conception d'un parc est hostile aux femmes, aux enfants ou aux personnes à mobilité réduite ? A toutes ces questions, Jan Gehl et Birgitte Svarre proposent ici de répondre avec les instruments de l'étude de la vie dans l'espace public, une pratique qui met l'humain au centre des préoccupations et qui est aujourd'hui responsable de succès éclatants dans les plus grandes villes du monde. Des méthodes d'investigation simples, accessibles, élaborées sur le terrain depuis 50 ans à partir du constat de l'échec du modernisme et du tout-à-l'auto, et qui fournissent des données quantifiées pour outiller les responsables politiques, les urbanistes et les citoyens. Un récit et une méthode, pour rêver et agir - et enfin bâtir des villes axées sur la mobilité, la lutte contre les changements climatiques et la justice sociale.
Est-ce que les idées et les pratiques défendues par l'anarchisme et le socialisme trouvent encore un écho aujourd'hui ? Ces courants de pensée nous aident-ils toujours à penser la domination et la transformation sociale ? Leurs visions opposées du rôle de l'Etat sont-elles irréconciliables ? Est-il possible de transcender leurs clivages historiques pour bâtir une gauche apte à relever les défis du XXle siècle ? C'est à cet exercice que se sont prêtés Marcos Ancelovici et Pierre Mouterde dans cette stimulante série d'entretiens dirigés par Stéphane Chalifour et Judith Trudeau. Héritage des luttes, stratégies politiques, pouvoir des urnes et de la rue, nation, horizons révolutionnaires, ces thèmes clivants sont au coeur d'un dialogue vigoureux et fécond. Une discussion franche, riche en références historiques, qui révèle l'actualité de ces perspectives politiques radicales et une volonté de tirer des leçons du passé afin de construire des ponts, de faire "cause commune".
Résumé : Alors que les écosystèmes se dégradent à un rythme sans précédent, on réalise que les humains confondent moyens et fins, argent et richesse, croissance économique et bien-être. Comment mettre l'économie au service du bien commun afin qu'elle opère à l'intérieur des limites planétaires ? Par où commencer pour transformer un système qui a institutionnalisé la cupidité? Au contact de citoyennes et de citoyens issu. e. s de tous les milieux, Laure Waridel trace les chemins d'une réelle transition vers une économie écologique et sociale. Son constat est clair : les solutions sont déjà là, à notre portée. L'auteure identifie les lignes de force qui permettent d'investir autrement, de tendre vers le zéro déchet, de se nourrir autrement, d'habiter le territoire intelligemment et de se mobiliser par tous les moyens. Elle met en lumière de nouveaux paradigmes qui transforment le monde en misant sur la création de liens entre les humains et avec la nature, cette nature que nous habitons et qui nous habite tout autant. On constate alors qu'il est possible de créer une richesse inconnue de la finance : une richesse qui ne ruine pas les bases de la vie sur Terre. Avec La transition, c'est maintenant, Laure Waridel nous démontre que tout est encore possible. Elle fait la preuve que nous avons tous et toutes un rôle important à jouer, quelle que soit la place que l'on occupe dans la société. A nous de choisir aujourd'hui ce que sera demain.