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Cité 15
Djungu-Simba Charles
L'HARMATTAN
11,50 €
Épuisé
EAN :9782738401151
Poto-Poto, une capitale africaine en pleine convulsion. Une capitale qui ne peut pas, qui ne veut pas loger décemment tous ses habitants. Aux laissés-pour-compte du régime de choisir entre peupler les cachots de Fula-Fula, squatter ou s'exiler. A l'occasion de la future réinvestiture du Camarade Président, les autorités décident de rendre Poto-Poto belle. Que faire ? Vider toutes les poubelles, cacher toutes les plaies, c'est-à-dire raser tout simplement la Cité 15, ce bidonville dont les habitants ont eu l'arrogance de voter contre son Excellence Félicité-Fortuné Aroumbayard. Mais nul n'ignore à Oyombokate que toute crise porte en elle-même les germes de son éclatement. Et ici la roue de l'arbitraire a tellement tourné dans le sens contraire à l'histoire, que la mécanique s'est rouillée. Alors que peuvent les excavatrices, les bâillons ou les baïonnettes devant la ferme détermination de vivre qui habite ces hommes et ces femmes trop longtemps marginalisés humiliés ?. Ce n'est peut-être pas la Cité 15 qu'il fallait détruire, mais cet article mystérieux de la constitution oyombokatoise, l'article 15 qui, dit-on, stipule : " Débrouillez-vous ! ". D.S.K
Dans ma culture, la chèvre constitue un bien précieux. On la mange rarement. Elle est en effet davantage gardée pour intervenir dans les transactions relatives à certaines cérémonies initiatiques et surtout dans la composition de la dot. (...) C'est dans la capitale congolaise, que j'ai retrouvé la chèvre dans tous ses états ! Elle était vraiment partout : dans les petits et grands marchés, aux carrefours des grands axes routiers menant vers les deux provinces alentour du Bas-Congo et du Bandundu, aux abords des bâtiments de la Fonction publique, dans la cour intérieure des villas cossues de Binza où ses bêlements rivalisaient avec les musiques tonitruantes des fêtards perpétuels, sur les rôtissoires à côté des nganda, ces brasseries intarissables à l'abri des auvents ou sous les paillotes en chaume qui pullulent à Kinshasa. Elle intervenait en tout. L'espèce la plus courante était naine et provenait du Bandundu où le petit peuple l'avait carrément surnommée " l'Intellectuelle ", parce que , grâce à elle, n'importe quel problème trouvait solution... " Curieuse symbolique que celle de la chèvre africaine qui permet à l'auteur de revisiter le passé récent de son pays et de baliser son propre parcours littéraire...
Il doit y avoir d'autres façons d'être prudent que de s'exiler, répliqua Clet. Vivre à l'étranger (…) n'a jamais été une sinécure, croyez-moi, à moins d'avoir amassé beaucoup d'argent. Moi, ce que je crains, ce sont les règlements de compte ". Passant d'une longue dictature d'un Maréchal moribond, aux griffes d'un certain aventurier catapulté par les voisins de l'Est et autoproclamé Président, les compères kinois se demandent à quelle sauce cette fois ils seront mangés.
Djungu-Simba Charles ; Bisanswa Justin ; Rubango N
Un isotope file et traverse toutes les nouvelles, celui de la guerre qui affecte surtout l'est du Congo à partir de 1996, après la guerre du Rwanda qui a déversé les réfugiés au Kivu. Mises bout à bout, ces nouvelles écrivent une Histoire, l'histoire du Congo de Mobutu aux Kabila père et fils. Elles gardent ainsi mémoire d'une succession d'époques et de régimes politiques sans beaucoup de hiatus. Mais il faut convenir que c'est là une mémoire très incidente et dont la relation aux événements réels est toujours biaisée : la censure veille. (...) Lutte de classes, misère, conflits de classements, émergence de groupes nouveaux, montées foudroyantes, déchéances brutales et parfois mortelles : c'est bien ainsi que l'on a lu les nouvelles, pour autant que l'on ait bien voulu les tenir sous un regard d'ensemble. Et leur vision structurée de la société, qui parle de pouvoir, de domination, d'argent, d'échange, garde toute son authenticité. Voici donc un recueil de nouvelles qui n'ont pas la prétention de tout dire sur l'est du Congo, Bukavu et ses environs, mais qui, plus modestement, voudraient jeter un regard sur l'histoire récente du Congo, une histoire qui n'a pas encore été écrite, une histoire en demi-teinte, bien ancrée dans l'air du temps - le sien, le nôtre.
Pour obtenir le séjour en Europe, les candidats demandeurs d'asile doivent produire un récit flamboyant sur leurs tribulations. Ils viennent chaque jour solliciter l'expertise d'Achille Passy-Mingi, leur "écrivain" . Celui-ci, après un premier mariage raté, est sur le point de refaire sa vie avec Léa Misser, une Belgo-française. Il lui faudra auparavant régler un problème assez cocasse : dans le dessein d'appuyer sa demande d'asile, l'un de ses compatriotes qui l'a précédé en Europe, s'est, à son insu, approprié non seulement son identité mais aussi son histoire.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.