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Les rimbaldolâtres
Djian Jean-Michel
GRASSET
14,45 €
Épuisé
EAN :9782246858362
Tout semble avoir été dit sur Rimbaud. Tout. De son vivant déjà, Verlaine l'avait rangé dans son recueil des Poètes maudits, et on n'avait jamais vu maudit si fameux. Le mythe s'augmentait de l'absence, le poète abandonnant la poésie et partant pour le Harar. Rimbaud est très vite devenu plus que Rimbaud, plus que sa poésie. Tout de suite sont apparus des "rimbaldolâtres", qui l'ont utilisé pour leur cause. Catholiques, surréalistes, révolutionnaires, rockers, tant d'autres ! En allant à la rencontre les rimbaldolâtres du XXIe siècle, biographes exaltés, essayistes maniaques, passionnés sincères, écrivains, cinéastes, hommes de télévision, jusqu'à Patti Smith qui, cent vingt ans après sa mort, lui a rendu un hommage public dans l'église Saint-Rémi de Charleville-Mézières, ce livre nous raconte la création d'une mythologie moderne. Seulement, plus on s'approprie Rimbaud, moins il est là. Plus on croit l'étreindre, plus il nous échappe. Cessant d'être poète, il est devenu, sous le regard érudit et jaloux des rimbaldolâtres une star, un extraterrestre. Son mystère est devenu la proie de tous les fantasmes. D'un style drôle et mordant, l'auteur nous révèle une face méconnue de ce continent littéraire, où prospère une légende dont on se demande qui elle sert le plus : l'idole ou ses dévots ?
Résumé : Dans le sillage du coup d'Etat du 2 décembre 1851, des républicains épris des idéaux de la Révolution française rêvent d'instaurer une véritable démocratie. Un jeune utopiste du nom de Jean Macé lance alors un appel à la mobilisation citoyenne pour "lutter contre l'ignorance". Ainsi naît en 1866 la Ligue de l'enseignement. Prônant une école obligatoire, gratuite et laïque, ce mouvement d'éducation populaire s'étend rapidement à tout le territoire, porté par un imaginaire républicain fécond. Ses fondateurs vont inspirer des lois dont l'actualité ne s'est jamais démentie : celles de 1881 et 1882 sur l'école, de 1901 sur les associations, de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Forte de ses milliers d'enseignants et militants associatifs, la Ligue élargit le périmètre scolaire en organisant à grande échelle aussi bien la pratique sportive que l'éducation artistique et citoyenne (ciné-clubs, colonies de vacances, auberges de jeunesse, séjours culturels à l'étranger, accueil de réfugiés, cercles Condorcet...). Aujourd'hui, si la Ligue de l'enseignement n'échappe pas à la crise de confiance qui s'est installée entre le pouvoir politique et la société civile, elle résiste cependant. En effet, quel mouvement citoyen peut se prévaloir, 150 ans après sa naissance, de réunir encore près de deux millions d'adhérents ? C'est donc tout un pan méconnu de l'histoire de notre République qui est ici raconté, grâce à des documents rares provenant des Archives nationales et des contributions inédites de penseurs et écrivains contemporains.
Résumé : Michel Rocard, portrait intime et informé d'un homme d'Etat contrarié Deux ans avant sa mort en 2016, Michel Rocard rédige un texte testamentaire intitulé " J'irai dormir en Corse " ; quelques pages d'une désarmante sincérité, destinées à tirer les enseignements d'une vie, crier sa colère contre l'aveuglement des puissants, déclarer son amour pour sa femme Sylvie et pour l'île de Beauté où il souhaite se faire inhumer. Grâce à la découverte de documents plus politiques et personnels (notamment ses carnets de scout rédigés pendant la guerre) et aux confidences recueillies du temps de leur complicité, Jean-Michel Djian révèle ici un Rocard méconnu, esseulé et farouchement déterminé à pratiquer son " parler vrai ". Un universaliste engagé qui en veut à tous ceux qui, au sommet de l'Etat ou dans les médias, ne cherchent plus à comprendre la complexité du monde ni à agir au nom de l'intérêt supérieur de l'humanité. Ce portrait, d'une finesse remarquable, est celui d'un " enchanteur désenchanté ", fatigué, à l'entame du IIIe millénaire, de pratiquer un " métier de sauvage ", mais qui force aujourd'hui encore l'admiration pour ses pensées visionnaires et son intégrité.
Résumé : La première radio à lire. France Culture Papiers est le prolongement de la radio France Culture. Chaque trimestre, vous retrouvez ainsi une sélection des meilleures émissions au cours desquelles sont abordés tous les sujets, et où les grandes voix de notre époque ont la parole. Débats scientifiques, actualités politiques et artistiques ou questions de société : nous vous apportons le meilleur de France Culture, en couleurs ! À l'inverse d'une revue culturelle classique, France Culture Papiers n'impose pas une vision magistrale des sujets qu'elle traite. En choisissant de retranscrire - parmi deux mille heures d'antenne, plus d'une centaine d'émissions et de chroniques, près de trois mille cinq cents invités - des entretiens, des dialogues, des débats entre spécialistes et non-spécialistes, elle propose une approche libre et vivante du savoir. La présence de photos et d'illustrations, les notes d'informations sur les coulisses des émissions sont un véritable plus et participent à la richesse de la lecture. Grâce à France Culture Papiers, les auditeurs pourront enfin profiter, avec tout le recul que permet la lecture, des émissions qu'ils n'ont pas pu écouter.
Résumé : Voici une tout autre manière d'apprécier le café : le déguster par les mots, les photos, quelques chiffres où les zéros donnent le tournis. Mais qui mieux que des écrivains inspirés comme Douglas Kennedy, Claudio Magris, Zoé Valdés, Yves Simon ou Bernardo Carvalho peut en célébrer l'imaginaire, la poésie ? Qui d'autre que le Dr Le Plé, oublié mais ici ressuscité, peut nous convaincre des vertus médicinales de cette petite cerise "rouge" qu'il a, en 1877, étudiée jusque dans les moindres détails ? Mieux encore, les mots du café se déclinent désormais partout dans le monde, là où des planteurs, des agronomes, des torréfacteurs, des baristas, des industriels, des commerçants "équitables" ou simplement des garçons de café font métier de ce breuvage qui n'en finit plus de se renouveler. Enfin, comment mieux l'honorer qu'en confiant au "plus grand chef du monde", Pierre Gagnaire, le soin de nous concocter quelques recettes inédites à base d'arabica ? Voilà qui est fait et devrait suffire à nous le faire aimer un peu plus encore. Jean-Michel Djian, commissaire de l'exposition "Café In".
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.