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31, rue de l'Aigle
Djemaï Abdelkader
FOLIO
7,60 €
Épuisé
EAN :9782070411504
Je continue de fouiller, de dénuder, de creuser plus loin, toujours plus loin, plus profond, jusqu'à l'os. La patience est une vertu, un moyen de faire ployer le temps, d'en faire un allié, une arme décisive. Une façon aussi de ménager son souffle, d'aiguiser la lame, le jugement, la sentence. Tout peut servir: l'émotion, la nostalgie, les rancoeurs, la haine, la culpabilité, la fatigue et le dégoût des autres. Sans oublier les histoires de fesses, la délation, le ressentiment et la peur. Surtout la peur qui grignote, qui dévore, qui liquéfie. En somme, je m'intéresse à tout ce qui fait la matière, la trame, la fibre, les faiblesses, les failles des individus." Ainsi commence le rapport cynique et froid d'un enquêteur anonyme, membre d'une étrange police, qui officie dans une villa discrète et isolée, au 31, rue de l'Aigle.
«?Un matin, comme si elle voulait lui présenter un membre de la famille qui lui était cher et que Mokhtar ne connaissait pas, Aïchouche le prit par la main et l'emmena au pied du figuier qu'elle aimait, lui dit-elle, pour sa bonté et sa générosité. Avec les yeux encore vierges et étonnés de la petite enfance, Mokhtar vit d'abord le tronc, tellement plus haut et plus vieux que lui. Il était aussi plus robuste que son grand-père et n'avait pas besoin de s'appuyer sur un bâton en bois d'olivier. Malgré son âge, ses cicatrices et les traces de sève qui ressemblaient à du sang blanc coagulé, il était solidement planté sur le sol en terre battue où cheminaient, au milieu des feuilles mortes et des brindilles d'herbes, des fourmis. En regardant les fourmis, Mokhtar imagina que les racines descendues du tronc se mettaient elles aussi à marcher, à courir sous la maison avant de se disperser et de se perdre dans le grand ventre de la terre qu'il croyait brûlant comme le four en boue séchée d'Aïchouche.?»
Comme "Les Vacances de M.Hulot', le film de Tati, constituait une évocation de la France d'après-guerre,"Camping', dont le héros est un petit garçon, donne à voir, avec tendresse et drôlerie, l'Algérie du peuple, juste avant les déchaînements islamiques.
Dans ces quinze nouvelles où une guêpe hargneuse provoque un assassinat et des prunes suaves la mort d'un tueur, tout est possible - surtout le pire. Un jeune a décidé, pour rencontrer enfin Dieu, de couper le monde comme un citron. Un autre tentera de franchir clandestinement la montagne d'un pays opulent pour vivre au paradis. Un chauffeur de taxi va, lui, rencontrer un drôle de passager alors qu'un pacifique transporteur de pastèques aura le malheur de renverser un politicien de haut vol. Ces récits, qui font aussi la part belle au rêve, à travers l'histoire dune actrice de cinéma, d'un figuier maternel ou d'un nourrisson " vieux " de cinq heures, mettent en scène des personnages confrontés à des situations insolites et parfois cruelles où la fantaisie côtoie l'inattendu.
Résumé : Le 17 juin 1965, trois ans après l'Indépendance de l'Algérie, Pelé et la mythique Seleçào débarquent à Oran pour disputer un match amical contre l'équipe nationale, en présence du président Ahmed Ben Bella. C'est une ville encore traumatisée par les années de guerre et les exactions de l'OAS, mais ivre de toute sa nouvelle liberté, que nous découvrons à travers les yeux du jeune Noureddine. Le temps d'un match, l'adolescent va passer par tout le spectre des émotions. Jusqu'au dénouement final qui ne voit pas seulement la victoire des Brésiliens, mais le coup d'Etat du colonel Boumediène. En l'espace de trois jours, Noureddine aura grandi et perdu un peu de son innocence.
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»