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Disparue
Barsics Catherine
ARBRE A PAROLES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782874066870
En mars 1998, Suzanne Gloria Lyall, dix-neuf ans, disparaît dans l'état de New York. Je prends connaissance de cette disparition au travers du travail photographique de Virginie Rebetez, publié chez MetaBooks. Ces images me marquent durablement. Je recueille des informations autour de ce fait divers, et j'écris. Je me passionne pour les forums internet consacrés au true crime, pour les nombreux podcasts américains qui traitent de disparitions et d'affaires irrésolues. Ils enrichissent l'aspect documentaire de Disparue. Le fait divers mérite qu'on lui accorde une attention particulière, en tant que témoignage d'un lieu, d'une époque, en tant qu'interrogation sur l'individu et l'identité. Travailler cette matière de façon poétique permet de transmettre, par la structure et la musique du texte, la recherche d'identité perdue, les tâtonnements de l'enquête, la tentative d'approcher au plus juste la vie et les derniers instants connus de la disparue, et enfin de faire percevoir le vide envahissant de l'absence de Suzanne. L'enquête poétique offre au lecteur de trouver son propre chemin parmi les bribes de souvenirs et indices, de fabriquer sa propre idée du destin de Suzanne. Le recueil interroge aussi, de manière plus générale, notre rapport à l'enfance et à l'adolescence.
Pierre Coran est ce?le?bre de par le monde comme poe?te pour la jeunesse et fabuliste. Voici en ce livre un autre regard, un autre chemin, celui d'un homme qui e?crit a? l'aube, au milieu de sa fore?t, un peu comme autrefois Lu Yu ou Po Chu Yi, " loin des affaires " et " n'en faisant qu'a? sa te?te " mais pour une ode a? la vie. En souriant, je l'appelle souvent " mon poe?te chinois ". Ces aubes sont avant tout mosai?ques, e?clats de sens, courtes fugues, rimes le?ge?res, saisons d'e?corces comme de peau. Mais nul repli et pas seulement le poe?me pour "mettre sa nuit sur la table", comme le disait Cocteau. Pierre Coran y voit pluto?t "un horizon sans a?ge dont les ciels se partagent encore au gre? des jours a? nai?tre" (Carl Norac)
Elle est noire. La quarantaine. Féline divine. Puissante. Elle gueule. Cri de femme. Femme-enfant. Femme-mère. Femme fatale. Femme aux mots qui percent. Acérés. Lisette Lombé - du moins son héroïne - dévoile son cul, sa dentelle, ses fantasmes. Sans pudeur. Une venus ardente dans sa cité, une chatte brûlante et moite qui raconte ses quarante années. Son corps de femme. Les doigts qui effleurent, les doigts qui serrent, les doigts qui montrent, les doigts qui écrivent, les doigts qui pleurent à poings fermés. Et tu te retrouves, toi, dans cette danse syncopée, dans ces couvertures souillées de soir d'été, dans ces fantasmes inavoués, dans ce corps blessé de machine à téter, dans ces ébats cachés de puberté. Ce livre, c'est l'histoire de toutes les femmes. De tous les clitoris de la terre. (Nastasja Caneve)
La première chose qui m'est venue à l'esprit en écrivant ce livre, c'était le souvenir de mon père qui m'apprenait à lire quand j'avais cinq ans, lui qui n'était pas allé plus de trois ou quatre ans à l'école primaire, lui pour qui l'écriture était "utile". Assise sur ses genoux, sage, docile, désireuse de savoir ce que cachaient ces signes mystérieux, je suivais le chemin de ses larges doigts sur les lignes de La petite chèvre turbulente. Il dissipait, avec le dévoilement de ce premier livre, la brume qui me cachait l'autre sens des mots quand ils sont fixés sur le papier. Il ouvrait les portes de mon émancipation. Il me montrait le chemin de mes futures évasions."