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Corps et correspondances
Dirkx Paul
BORD DE L EAU
22,00 €
Épuisé
EAN :9782385191153
Le corps de l'écrivain ou de l'artiste est réputé ne pas entretenir de rapports "essentiels" avec son oeuvre. C'est plutôt dans ses échanges épistolaires qu'il expose sa corporéité, en évoquant son état de santé, ses affects ou les effets de son travail sur son corps. Les caractéristiques matérielles (type de papier, calligraphie, etc.) ou digitales de ces correspondances révèlent des traits tout sauf anodins de ce corps et de ses modes d'expression. Tout cela est à l'ordre du jour dans une première partie des études réunies dans le présent livre, où se croisent des corps d'écrivains tels que Joe Bousquet, Georges Perros, Albert Camus ou Anise Koltz, et des corps d'artistes comme Maria Casarès, Chen Zhen ou Antoine d'Agata. A y regarder de près, on s'aperçoit que ces données apparemment accessoires éclairent bel et bien les oeuvres - et pour cause : celles-ci sont autant de traces du même corps qui, certes, est à l'oeuvre dans des situations sociodis-cursives différentes. L'autre partie du volume prend le mot "correspondances" dans un sens plus statistique : elle se penche sur les corrélations entre les caractéristiques sociales des corps d'une population d'écrivains et le lexique corporel de leurs textes. Ainsi ce livre bat en brèche par deux fois la dichotomie entre le texte et le contexte liée à la séparation entre l'oeuvre "spirituelle" et le corps "matériel", dont l'oeuvre est pourtant issue. Il contribue de la sorte à une déconstruction en plein essor, celle du dualisme corps-esprit, persistant dans bon nombre d'études en lettres et en arts. Il le fait en s'intéressant, pour la première fois, au corps de l'écrivain ou de l'artiste tel que le dévoilent ses correspondances- épistolaires ou structurales - avec ceux et celles dont il se nourrit.
Sociologue hollandais nourri des idées de Pierre Bourdieu et de Norbert Elias, l'auteur s'est penché sur les origines de sa propre discipline, la sociologie. Le résultat débouche sur une histoire de l'intelligentsia française, du siècle de Louis XIV à la IIIème République. De cette histoire, que l'on croyait connaître (moralistes classiques, philosophes des Lumières, savants révolutionnaires, écrivains romantiques, penseurs positivistes), il propose un récit neuf qui rend raison des innovations conceptuelles en les faisant émerger des transformations sociales, institutionnelles et politiques du monde intellectuel.
L'évolution survenue en quelques décennies dans les conditions du vieillissement humain et de la vieillesse, dans l'expérience que l'on en a, dans l'interprétation que l'on en fait et dans la conduite que l'on adopte à leur sujet, en a modifié les aspects psychologiques. La psychogérontologie est l'approche scientifique qui permet d'en rendre compte. Cet ouvrage vise à donner un aperçu général de l'essor de ces connaissances et de leurs orientations en proposant une étude critique des concepts qui fondent la psychogérontologie. Il expose ses objectifs actuels, réalise une mise au point sur les obstacles qu'elle rencontre et précise les données acquises sur la cognition, la conation et l'affectivité de ceux qui vieillissent ou qui sont ou vont devenir vieux. Il informe sur leurs modes d'adaptation au changement et sur les représentations qu'ils se font d'eux-mêmes et de leur environnement. Il consacre une attention particulière à la psychogéragogie et à l'éthique en psychogérontologie. Dans cette deuxième édition actualisée, les chapitres sur l'adaptation et la santé dans le vieillissement ont été totalement réécrits en incluant les données les plus récentes sur les bases possibles d'une psychogérontologie de la santé. Un nouveau chapitre a également été introduit sur la personnalité de ceux qui vieillissent. Plus particulièrement destiné aux psychologues, cet ouvrage devrait également intéresser les gérontologues, les psychiatres, les gériatres, ainsi que les médecins praticiens et tous ceux qui se préoccupent des comportements à travers les âges de la vie et de leur prise en soin.
Dirkx Paul ; Détrez Christine ; Fabre Gérard ; Dub
Le dossier "Le corps de l'écrivain" de la revue "Sociologie de Art" réunit un ensemble d'études dont chacune met en valeur une ou plusieurs caractéristiques sociohistoriques du corps de l'écrivain - ou plutôt, car il faut se garder d'essentialiser ce phénomène, des corps des écrivains Le point de départ est à chaque fois un terrain bien délimité, composé de textes, de métatextes et/ou d'entretiens. Le présent volume (Opus 19) se concentre sur "Le corps en amont", c'est-à-dire que l'accent est mis sur le corps de l'écrivain avant et pendant l'acte d'écriture. Dans une première contribution, Christine Détrez montre à quel point ce corps écrivant détermine l'écriture littéraire dans ses conditions d'existence même, en prenant comme exemple le discours des écrivains féminins maghrébins sur leurs propres pratiques scripturales. Ecrire en tant que femme en Algérie et au Maroc continue d'avoir un coût social et physique élevé. Gérard Fabre offre une version plus textuelle de certaines des observations faites par Détrez, sous forme d'une analyse d'un poème du Québécois Gérald Godin, où celui-ci évoque son incarcération en 1970 pour agitation indépendantiste. Le corps écrivant y est central : non seulement la forme singulière du poème s'éclaire-t-elle en la rapportant au corps captif du poète, mais ce n'est qu'en établissant ce lien que l'on voit le poème livrer une part insoupçonnée de sa signification. L'expérience somatique de l'écrivain est ici manifestement au fondement de l'acte littéraire. A travers le cas du dramaturge français Bernard-Marie Koltès, Jérôme Dubois entend montrer ensuite qu'une sociologie du corps de l'écrivain gagnerait à relier la poétique d'un écrivain et la façon dont celui-ci envisage le corps en général et le sien en particulier. Il s'agit d'examiner le corps de l'écrivain comme source d'inspiration ou, plus exactement, d'imagination. A cet effet sont convoqués des outils sociologiques et psychanalytiques.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Ovnis, enfants indigo, agroglyphes (Crop Circles), Petits-Gris, Géants du passé, artefacts antédiluviens, Mu, Reptiliens, pyramides en Antarctique, anges, Hyperboréens, Terre creuse, Pléiadiens, abductions, yéti (almasty, bigfoot), Shambhalla, channelling, Vénusiens, Atlantide, Mantes (Mantis), bases US secrètes à technologie Alien, Illuminati, planète X, êtres de la nature (élémentaux), Ummites, mégastructures lunaires, sirènes, énergie libre, Agartha, réincarnation, Hubrides, orbes... Le réseau planétaire Internet met en contact des témoignages ou expériences insolites, que l'on dit "extraordinaires ". Montent en puissance des nouvelles croyances qui heurtent nos préjugés les plus fondamentaux, touchant à ce qui est réel ou irréel, possible ou impossible. Cette déstabilisation est un défi pour la philosophie d'aujourd'hui, non pour pointer la "démocratie des crédules", travail déjà fait et bien fait, ni, à l'inverse, pour accréditer des récits extravagants, mais pour redéployer par degrés et sur nouveaux frais une confiance dans le réel telle que l'esprit puisse s'ouvrir à l'"impossible".
Comment expliquer qu'un mode d'organisation capitaliste - fondé sur un principe d'accumulation continue - autorise la perpétuation d'activités qui obéissent à une autre logique et paraissent lui poser des limites ? Pour résoudre cette énigme, l'ouvrage évalue les clés de lecture disponibles et formule de nouvelles propositions. Pour nombre d'auteurs, le capitalisme procède de forces économiques naturelles et autonomes, accompagnées ou canalisées dans un second temps par quelques politiques publiques. Il se heurte parfois à une résistance - que le terme serve à désigner une force d'obstruction passive ou une capacité de mobilisation. L'ouvrage invite à inverser la perspective et à considérer plutôt les rapports de force politiques qui débouchent sur la représentation d'un ordre économique naturel et qui expliquent le développement du capitalisme. Il examine sur ce mode les activités des entrepreneurs, mais aussi les affrontements entre chercheurs et les luttes qui ont cours au sein des administrations publiques. Dans leur ensemble et par leur articulation, différents champs composent ainsi les structures politiques de l'accumulation. Dans certains cas et sous certaines conditions, des activités non capitalistes s'en trouvent dans le temps confortées : de multiples agents les perçoivent comme extérieures à l'ordre économique naturel ; ils anticipent leur disparition et se persuadent qu'il suffit de laisser la nature accomplir son oeuvre. Nul ne travaille à leur élimination ni ne pousse à l'organisation d'un mouvement qui en prendrait la défense. Pour mesurer la portée de ses propositions, l'auteur retient l'exemple de l'agriculture en Roumanie : il s'efforce d'expliquer la coexistence sur ce terrain de grandes exploitations capitalistes et de petites propriétés qui entretiennent des pratiques d'autoconsommation, sans prêter à la moindre forme d'accumulation. Au-delà de ce cas d'étude, l'ouvrage affiche une visée pédagogique et offre une présentation actualisée des théories du capitalisme. Il pose par ailleurs les bases d'un nouveau programme de recherche en économie politique.
Passer de l'immobilité à la plus rapide possible des mobilités : cette obsession humaine est immémoriale. De tous temps les humains ont cherché à se mouvoir le plus vite possible, à quitter le statut d'êtres immobiles, posés là quelque part à la surface du monde, pour conquérir celui d'êtres mouvants, en déplacement — un déplacement autant que faire se peut exceptionnel par sa vitesse. par la distance parcourue en un éclair, par la capacité à faire valoir l'espace contre le temps et le temps contre l'espace. Le dragster, dans cette entreprise anthropologique, est le vecteur par excellence approprié. Qu'il compte deux, trois ou quatre roues, cet engin mécanique né avec le XXe siècle est conçu pour l'accélération et pour elle seule. Le dragster, ce sont des prises de vitesse insensées, un parcours sur piste, en ligne droite, réduit au minimum (quelques centaines de mètres tout au plus) et, pour son pilote, des sensations à la fois brutales et complexes. Brutales, car le corps du dragstériste, lors du "run", peut encaisser en quelques secondes 7 G — sept fois la charge de son propre poids — ou plus encore. Complexes, car la compétition dragstérienne vise cet objectif aussi héroïque qu'absurde, annuler le temps écoulé en ne gardant que l'espace conquis.