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Normes et réformes éducatives à l'épreuve des résistances
Diop Amadou
ACADEMIA
23,00 €
Épuisé
EAN :9782806106858
L'enchâssement des politiques publiques nationales d'éducation dans le nouvel ordre imposé par les instances supranationales a-t-il conduit à l'érosion de la marge d'autonomie des Etats dans les réformes éducatives en Afrique ? En répondant d'une manière affirmative à cette question, cet ouvrage veut montrer, en prenant l'exemple du Sénégal, comment l'ingénierie réformatrice néolibérale a imposé une homogénéisation des politiques d'éducation et de nouvelles logiques de gouvernement de l'école à la quasi-totalité des pays africains. La dynamique "des ajustements mutuels" marque le triomphe de la fabrique exogène des réformes éducatives en Afrique. La thèse centrale de cet ouvrage est que ces réformes suscitent des stratégies de résistance qui se manifestent par des manifestations et des grèves ou encore par des choix de modèles de socialisation alternatifs au paradigme scolaire.
L'intérêt porté à la crise des postulats et des stratégies de développement en Afrique a permis une sédimentation des théories africanistes du développement, avec des efforts de théorisation sans réelle unité ni cohésion. L'objet de cet ouvrage est d'examiner ces différentes théories, de repérer les idéologies, les paradigmes et les logiques sous-jacentes qui irriguent leurs cadres analytiques, mais surtout de suggérer, en toute humilité, un déplacement des problématiques vers des alternatives esquissées en termes de ruptures. L'opposition prévalant dans cet ouvrage confronte à juste titre la vision cartésienne à la vision de la complexité des systèmes humains : la première suppose l'universalité des solutions, le déterminisme et donc le caractère prédictible des thèses, la domination du modèle occidental (rationnel) où tout comportement s'appuie sur la raison. L'auteur y oppose la diversité des trajectoires inhérentes aux situations humaines, l'imprévisibilité et donc la non-généralisation des solutions pour résoudre les problèmes du développement. C'est sur un chantier infini que débouche l'hypothèse centrale de cet ouvrage, et le nombre de questions qu'il soulève, de façon directe ou indirecte, est le signe incontestable de la complexité des thématiques abordées. La question de fond, à laquelle l'ouvrage convie les spécialistes des sciences sociales africaines, est celle de savoir comment, pour le siècle post- bipolaire, opposer à "l'invention de l'Afrique" une "invention du monde" par l'Afrique.
Choix de vie n'est plus noble que celui de s'investir dans la prise en charge de la santé des humains, du diagnostic aux soins de qualité, en passant parla prévention des maux et le partage des connaissances durement acquises. Impactant l'individu, les familles et la société, la quintessence et les objectifs majeurs de ce métier sensible et à risque ne seront atteints que si le médecin, l'agent de santé au sens large, développe et préserve des qualités humaines et professionnelles de très haute facture. Et comme la seule maîtrise des concepts et techniques ne suffit pas, il faut toujours essayer de les accompagner de chacune des branches des sept étoiles illustratives, soit trente-cinq qualités, caractéristiques, attitudes ou états d'esprit, dans le but sacerdotal d'être au service de la personne souffrante, de rapprenant, des communautés et de l'excellence.
Ce livre est un hommage destiné au professeur Issiaka Prosper L. Lalèyê : épistémologue, socio-anthropologue, philosophe, humaniste, spécialiste des études africaines. Les contributions qui y sont rassemblées proviennent de collègues, amis et anciens étudiants du professeur. Elles touchent divers champs d'expertises qu'il a développés tout au long d'une prestigieuse carrière universitaire consacrée fondamentalement à une meilleure connaissance et un développement approfondi des sciences de l'homme en société en Afrique. La diversité des contributions révèle l'étendue des intérêts scientifiques du professeur Lalèyê. De même, témoins d'une pensée et d'une écriture foisonnantes, elles essaient de rendre audible la pensée de ce Maître à penser de Saint-Louis, de l'honorer au moment où le souffle de l'existence lui accorde la pleine sérénité. C'est en ce sens que les lecteurs peuvent ressentir à chaque ligne de l'ouvrage, le profond respect et la dette de reconnaissance des contributeurs envers le destinataire de même que le plaisir qu'ils ont à prendre part à cette oeuvre. Véritable attestation de la personnalité du récipiendaire, de respect, de gratitude et d'amitié, ce livre traduit à travers le murmure des textes qui le structurent le mérite d'un grand penseur qui nous exhorte à penser l'Afrique, à procéder à une relecture des cultures et sociétés africaines à partir d'un point de vue africaniste.
Cet ouvrage donne la parole à des praticiens-chercheurs chevronnés, immergés dans des "lieux d'exils", où vivent des populations mises au ban du social, marquées par un entrelacs de relégations et de discrédits. Qu'elles soient migrantes, immigrées ou autochtones, elles vivent différents exils qui ont des répercussions sur leurs parcours, leurs relations sociales, leurs économies psychiques et affectives. Ces auteurs "font savoir", à partir des vécus d'expérience. Issus de divers secteurs (santé mentale, aide sociale, sans-abrisme, enseignement et aide à la jeunesse), ils inventent une pratique anthropologique et clinique innovante, qui rend visible l'invisible, crée des passerelles entre les mondes et les disciplines. Leurs enquêtes de terrain donnent à penser ; elles créent les conditions de trouvailles, d'expérimentations, adaptées aux conditions de vie, aux codes et supports sociaux des groupes et des personnes, à leurs sensibilités et aspirations.
Résumé : Sur un apparent coup de tête, une femme quitte sa famille. Clara, sa fille de seize ans, ne l'accepte pas et la renie : quand on aime, on ne quitte pas ! Huit ans plus tard, un inconnu lui envoie un carnet portant le nom de sa mère et l'exhorte à le lire. Le passé peut-il tout justifier ? Les incendies des âmes s'éteignent-ils toujours, à l'image de ceux des forêts ? Roman de fureurs et de douleurs, de passions et d'abnégations, Soie et Métal est avant tout un roman d'amour. Sur fond de guerre du Vietnam, l'auteure nous plonge dans un récit captivant. Sa plume nous invite à un voyage au coeur des émotions.
Cet ouvrage tente de défricher un espace encore à peu près vierge: celui d'une réflexion systématique sur l'ancrage empirique des énoncés dans les sciences sociales qualitatives. Dans la mesure où toute enquête de terrain (sous forme d'insertion prolongée du chercheur) produit des données discursives et observationnelles, on doit s'interroger sur la nature du lien entre le "réel de référence" et ces données, comme sur le lien entre ces données et les énoncés interprétatifs et autres "théories" figurant dans le texte écrit final. Comment définir une "politique du terrain"? Que signifie comprendre ou exprimer "le point de vue des acteurs"? Sur quelles procédures repose l'observation? Quelles sont les conditions de la rigueur dans les approches qualitatives? Quel est leur régime de véridicité ou de plausibilité? Quelle place accorder à la subjectivité du chercheur? Peut-on minimiser les pièges de la sur-interprétation ou les biais des idéologies scientifiques? Ce livre s'adresse aux étudiants avancés, aux doctorants et aux chercheurs. Il propose, en termes accessibles et sans jargon, une réflexion de fond originale, solidement documentée et argumentée, appuyée sur quarante ans d'expérience de l'enquête de terrain. Biographie de l'auteur Jean-Pierre Olivier de Sardan est professeur (directeur d'études) à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (France). Il vit et travaille au Niger, où il est un des membres fondateurs du LASDEL, une structure de recherche en sciences sociales qui regroupe une vingtaine de chercheurs béninois et nigériens autour de l'étude empirique, par des méthodes qualitatives de type socio-anthropologique, des diverses formes de délivrance et de gestion des services et biens collectifs ou publics.
Vrancken Didier ; Thomsin Laurence ; Boujasson Lau
L'analyse des politiques sociales met de plus en plus en scène des individus saisis à travers leurs trajectoires, leurs parcours d'emploi, de vie, de formation ou d'insertion. Au cours de ces dernières années, de nouvelles politiques sociales se sont surtout adressées à des publics largement fragilisés par la montée des multiples insécurités d'existence. A ces mêmes publics, il s'est souvent agi d'assurer une continuité des droits alors qu'ils connaissaient des trajectoires discontinues et de plus en plus incertaines. Ces récentes évolutions traduisent sans doute une orientation biographique des politiques sociales annonçant un profond mouvement de dérégulation de l'héritage providentiel. A terme, un nouvel ordre social plus incitatif tend à se mettre en place. Passant de politiques protectionnelles dites "passives" à des politiques plus incitatives, nous serions dorénavant entrés dans l'ère de l'activation des politiques sociales. On assiste à l'émergence de toute une nouvelle rhétorique de l'action publique. Elle en appelle aux récits singuliers, à la mobilisation des capacités individuelles, à l'autonomie, à l'engagement. Dans ce contexte, le recours par les sciences sociales aux notions de parcours, de trajectoires, de bifurcations, de carrières doit être interrogé. Il s'agit de poser le cadre des évolutions politiques actuelles, tout en essayant d'éclaircir la portée de ces notions.