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Une succession en démocratie. Les Sénégalais face à l'inattendu
Diop Abdoul Aziz ; Tall Abdoul Aziz
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782296085619
Près d'une décennie après le départ du président Senghor du pouvoir, Abkulaye Wade, dans l'opposition, suggéra clairement : "l'Afrique doit régler le problème du pouvoir par le consensus" et se posa opportunément deux questions cruciales : "Comment accéder au pouvoir ? Comment quitter le pouvoir ? " Les Sénégalais lui réglèrent le problème de l'accès en l'élisant démocratiquement en mars 2000. Depuis peu, les mêmes savent qu'ils ne peuvent plus le révoquer par les urnes. Quand l'opposant Wade soutenait avec force : "si [la] question [du déport du pouvoir] n'est pas réglée, n'importe qui peut utiliser n'importe quel moyen pour accéder au pouvoir et le conserver", il ne savait pas que ses écrits dans Un Destin pour l'Afrique le rattraperaient un jour. Nous y sommes ! Depuis bientôt cinq ans, le président Wade prépare l'opinion et les institutions à une "succession de père en fils" contre laquelle s'organisent déjà de larges franges de la société attachées à la forme républicaine de l'Etat. L'ambition du présent ouvrage est de conquérir les faits sur les préjugés en retraçant des parcours qui concernent aussi bien les choses que les hommes sur une période courte (2004-2009), mais particulièrement riche d'enseignements.
A l'issue du référendum du 20 mars 2016, 15 points de réformes constitutionnelles furent adoptés par le peuple souverain. Plus tard, de nouveaux auteurs critiques tentèrent de faire connaître des oeuvres parmi lesquelles figure un éloge de la politique par dix jeunes espoirs qui prenaient ainsi le contre-pied de ceux qui ne pensent que du mal de la façon de faire de la politique. C'est à ceux-là d'abord que l'auteur destine cet opuscule qui invite chacun d'eux à se décider à investir le champ des idées politiques et de l'action. Aux républicains indécis de toutes les périodes, l'auteur suggère de penser le présent dans son historicité pour construire l'avenir.
(...) Qui peut contester qu'au Sénégal, lorsqu'on parle du "Professeur" , sans autre précision, nos compatriotes pensent à Iba Der Thiam ? (extrait de la préface du Professeur Mamoussé Diagne). Ces Mélanges à lui dédiés, articulés autour de 4 axes : Religions, économie et croyances ; Langues, cultures et sociétés ; Espaces archéologie et patrimoine ; Impérialisme, colonialisme et post-colonialisme, est un hommage que lui rend la communauté historienne africaine qu'il a participé à former.
Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy emprunta la voie communicationnelle du pouvoir en s'appuyant sur les grands groupes médiatiques contrôlés, pour l'essentiel, par les milieux économiques. Sur des thèmes aussi cruciaux que la démocratie, la République, la "valeur travail", le "pouvoir d'achat", l'immigration, l'Europe, l'Afrique, etc. le candidat Sarkozy usa, dans sa communication, des formes de persuasion rusées grâce auxquelles il engrangea, le 6 mai 2007, les suffrages de près de 20 millions de Français. Pourquoi changer de méthode après un succès aussi net? En visite à Dakar le 26 juillet 2007, le nouveau président français prononça à l'Université Cheikh Anta Diop un discours qui suscita, partout en Afrique au sud du Sahara, une vive controverse. Le présent ouvrage passe au crible "le viol par le langage", les ?illères du fils d'immigré, les causes profondes de l'immigration clandestine, les conditions de l'arrimage au "monde réel", etc. A Dakar, l'invite à une "rupture", qui n'en est manifestement pas une, augure de beaux jours pour la Françafrique. Selon l'auteur, la vraie rupture dont les Africains veulent débattre, pour l'avènement d'un "monde commun" acceptable pour tous, passe néanmoins par la prise en compte de la responsabilité des élites au pouvoir en Afrique Biographie: Abdoul Aziz Diop est diplômé de l'École doctorale régionale africaine (EDRA) de droit et de science politique de l'Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar. Chargé de cours à l'Institut supérieur des sciences de l'information et de la communication (ISSIC) de Dakar. M Diop est l'auteur du recueil de chroniques Nous avons choisi la République
En consacrant l'ouvrage que vous avez entre les mains à l'analyse, sous le prisme de la théorie sociale du care (sollicitude, prendre soin, etc.), de la politique de protection sociale universelle du président Macky Sall, l'auteur fait le pari d'un parti pris "juste et informé" susceptible d'entraîner la majorité présidentielle et l'opposition dans un débat de fond sur la santé, l'aide sociale, les retraites, le handicap, etc. Avec, en toile de fond, la politique économique. Le moment choisi n'est pas neutre, mais il a le mérite de s'affranchir d'un énième dithyrambe qui agace plutôt que d'enthousiasmer. C'est à ce moment d'élévation du langage — loin des querelles stériles entre camarades d'un même parti ou entre adversaires politiques — que sont conviés les lecteurs.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.