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Oeuvres. Discours aux Rhodiens (Or. XXXI)
Dion De pruse dit dion chrysostome ; Pouderon Bern
BELLES LETTRES
49,00 €
Épuisé
EAN :9782251006703
Généralement daté du début du principat de Vespasien, c'est-à-dire dans la période qui précéda l'exil de Dion, le discours XXXI Aux Rhodiens se présente comme le premier d'une série de discours aux villes (respectivement Rhodes, Alexandrie, Tarse, Célènes-Apamée de Phrygie et Corinthe). L'ensemble de ces discours, prononcés devant des assemblées de citoyens, est resté groupé dans la tradition manuscrite ultérieure, signe que leur parenté de genre et de thème a été communément perçue. Des discours aux villes proprement dits (Orr. xxxi à xxxvii), le premier de la série, le Rhodien, est le plus long et sans doute le plus représentatif. Sous l'apparence d'une oeuvre d'apparat, il ne s'inscrit pas moins dans la vie politique de la cité d'accueil, puisqu'il dénonce devant une assemblée municipale le déplorable usage du remploi des statues honorifiques. Les Rhodiens avaient en effet l'habitude de remployer certaines des statues de la ville afin d'honorer de nouveaux bénéficiaires - pratique en fait usuelle, à l'époque, dans tout le monde grec et latin. Si le Discours aux Rhodiens s'annonce comme un discours délibératif - Dion vient "conseiller" les citoyens de la ville sur un sujet d'intérêt commun -, d'emblée son projet de "redresser" un mauvais comportement l'inscrit dans un cadre plus étroit, celui du discours dit apotreptique. Et, en prévenant par avance que son discours risque de déplaire à son public, il le place dans une autre perspective, celle du blâme : c'est le thème même de l'intervention de Dion qui l'impose, la condamnation d'une pratique jugée scandaleuse. Le discours Aux Rhodiens s'inscrit ainsi dans un double cadre rhétorique : appartenant sans conteste au genre délibératif, ne serait-ce que par ses destinataires (une assemblée civique) et son objet (une décision qui implique la cité), il relève aussi du genre épidictique par la topique utilisée, celle de l'éloge et du blâme. Une abondante introduction revient sur la carrière de Dion de Pruse, les discours au ville, le contenu du discours Aux Rhodiens, le genre rhétorique et la portée et la finalité de ce discours.
Nous sommes en 97 ap. J. -C. C'est depuis le temple même de Zeus que Dion prononce son discours devant un public nombreux, rassemblé à Olympie lors d'une des éditions des célèbres jeux. A mi-chemin entre l'hymne en prose et la diatribe, le Discours olympique de Dion repose sur une défense philosophique. Les performances de l'esprit sont élevées au même rang que celles du corps. Le philosophe vagabond entreprend ainsi de départager l'artiste Phidias du poète Homère, couronnant, contre toute attente, Phidias. Dans le discours intitulé A Athènes, sur sa fuite, Dion revient sur ses années d'errance, loin de Rome et de sa chère patrie. Il en propose une relecture sur le mode philosophique dans un texte dont le faciès particulier a suscité et suscite encore la discussion.
Grandpré François de ; Carufel Sylvain de ; Dion J
Résumé : Une rocambolesque aventure d'horreur victorienne où trois patients d'asile tentent d'échapper aux griffes d'une horrible directrice corrompue. Abusés, humiliés et soumis à d'horribles expériences illégales, nos trois anti-héros devront plonger dans les profondeurs labyrinthiques de l'asile s'ils veulent garder leurs cerveaux entiers. Une histoire sombre mais colorée, violente mais hilarante, L'Asile de Saint-Iscariote vous traînera de force dans l'univers de Jardin Mécanique jusqu'à ce que vous ne puissiez qu'en redemander plus.
Résumé : Le livre du film réalisé par Cyril Dion et Mélanie Laurent. Un voyage dans dix pays, des dizaines de solutions pour construire le monde de demain.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »