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Histoire Romaine. Livres 36 et 37
DION CASSIUS
BELLES LETTRES
63,00 €
Épuisé
EAN :9782251005942
Le livre 36 est le premier qui nous soit parvenu par la tradition directe, et, comme le livre 37, il comporte très peu de lacunes, mais elles amènent à discuter deux questions, celle de la suture entre 36 et 37 et celle de la rédaction originelle du récit concernant les affaires de Crète. Ces deux livres, qui couvrent les événements des années 69 à 60, peuvent être qualifiés de "pompéiens". Ils correspondent, sur le plan extérieur, à la dernière phase de la guerre de Mithridate et à la conquête pompéienne de l'Orient grec, et, à Rome, à l'affirmation de la puissance de Pompée, et à la montée des oppositions qui vont le conduire à se rapprocher de César et de Crassus pour former le "premier triumvirat". Ces événements sont connus par d'autres textes, et l'originalité de ces livres ne se trouve pas dans l'information elle-même, quoique sur certains faits, d'ordre institutionnel notamment, elle soit sans équivalent. Nous présentons un tableau détaillé des concordances avec les récits parallèles : Cicéron (discours et correspondance), Salluste (Histoires et Catilina), Plutarque (Vies de Lucullus, de Pompée, de César, de Cicéron), Tite-Live (pour cette période uniquement les Periochae), Appien (Guerre mithridatique et Guerres civiles). Cette comparaison permet d'évaluer le travail de Dion, d'analyser ses choix narratifs, de repérer des allusions littéraires et de se rendre compte des informations qu'il est le seul à donner. Bien que la trame annalistique et la distinction entre affaires intérieures et affaires extérieures soient présentes, l'analyse du travail de composition montre que Dion évite l'impression d'hétérogénéité en constituant des ensembles narratifs, notamment pour le récit des campagnes militaires, et en articulant événements extérieurs et événements de Rome. En tant qu'historien des campagnes de Lucullus et Pompée, Dion se distingue généralement de ses prédécesseurs par la sobriété de son récit, mais certains passages sont très marqués par la rhétorique et la dramatisation, comme la bataille décisive livrée contre Mithridate et sa mort. Les digressions (par exemple à propos du siège de Jérusalem, de l'augurium salutis ou de l'étendard du Janicule) sont en relation directe avec le cours des événements. En outre, il fait preuve d'une certaine originalité quand il accompagne son récit de réflexions et d'énoncés sentencieux. Une réflexion historique de grande ampleur est vraiment le fil conducteur. Si l'année 69 sur laquelle s'ouvre le livre 36 est marquée par l'élargissement des conflits en Asie (Tigrane et Mithridate), le véritable tournant se produit en 67, avec le commandement extraordinaire attribué à Pompée. C'est pourquoi le vote de la loi Gabinia occupe une grande partie du livre et fait l'objet d'une rédaction particulièrement soignée, avec un ensemble exceptionnel de trois discours, dont l'argumentation et les aspects formels sont étudiés avec précision (celui de Pompée est sans doute fictif). Ces discours soulignent le caractère décisif, selon l'historien, de cette étape du passage de la République au Principat et manifestent son intérêt pour les questions institutionnelles. De même la conjuration de Catilina forme une part importante du livre 37, et permet à Dion de livrer une réflexion très critique sur l'affaiblissement du Sénat. La place accordée aux personnages est cohérente avec la perspective d'ensemble des livres républicains : par exemple, le contraste entre l'échec de Lucullus et la réussite de Pompée anticipe sur sa domination politique future, et la présentation de Pompée, César et Cicéron est conçue de façon à préparer les événements ultérieurs. Les effets de contraste et d'ironie et les comportements politiques comptent bien plus que le souci de cohérence psychologique.
Les livres 78, 79 et 80 sont les trois derniers livres de l'Histoire romaine de Cassius Dion. Ils couvrent les années 216 à 229, soit la fin du règne de Caracalla, les règnes de Macrin et d'Elagabal et le début du règne de Sévère Alexandre, empereurs pour le moins controversés. Et Cassius Dion "fait l'histoire" de cette période à un double titre : non seulement en tant qu'auteur, mais en tant qu'acteur, au sommet de l'Etat, aux côtés des empereurs. Ces livres sont d'autant plus passionnants que non seulement ils constituent un témoignage de premier ordre sur les quatre règnes, mais ils permettent en outre, par leur aspect autobiographique, de reconstituer la carrière de Cassius Dion. Les livres 78, 79 et 80 ont été transmis par la tradition indirecte, comme la majeure partie de l'Histoire romaine, c'est-à-dire les livres 1 à 35 et 61 à 80 (seuls les livres 36 à 60 sont transmis par la tradition directe). Mais, chose unique parmi les 55 livres de la tradition indirecte, il existe un morceau de tradition directe, qui couvre presque tout le livre 78 et le début du livre 79. Le témoin, le Vaticanus gr. 1288, est exceptionnel : il s'agit d'un manuscrit de parchemin, en onciales, datant de la fin du Ve siècle, soit environ deux siècles et demi seulement après la rédaction de l'oeuvre, fait rarissime dans la transmission des textes anciens. Mais il est gravement mutilé, ce qui rend son édition particulièrement délicate.
Le livre 53 de l'Histoire romaine de Dion Cassius retrace les événements des années 28 à 23 à Rome et hors de Rome, et s'attarde en particulier sur l'année 27 et la confirmation au pouvoir d'Octave après la bataille d'Actium. Dion Cassius imagine un discours de prétendu renoncement au pouvoir du futur empereur, qui assure en réalité à ce dernier le Principat puis le titre d'Auguste. L'historien se livre ensuite à une analyse très fine et extrêmement renseignée des institutions au moment du passage de la République au Principat. Cette étude se conclut notamment avec le récit de l'année 23, dont l'importance pour la mise en place du nouveau régime est bien mise en évidence par Dion. Le présent volume est issu de la thèse de Doctorat de Marion Bellissime - codirigée par Valérie Fromentin et Paul Demont et soutenue à l'Université Bordeaux Montaigne en 2013 - qui portait sur les livres 52 et 53 de l'Histoire romaine de Dion Cassius. Il est le fruit de la collaboration entre Frédéric Hurlet et Marion Bellissime.
Résumé : Les livres 48 et 49 de l'Histoire Romaine de Dion Cassius présentent les événements de 52 à 32 avant J-C, en particulier la guerre de Pérouse, la guerre contre Pompée et la campagne d'Antoine chez les Parthes. Ce volume offre à la fois une édition critique s'appuyant sur l'ensemble de la tradition manuscrite, directe et indirecte, une traduction fidèle de l'historien grec de Rome (la première en français depuis le XIXe siècle) et un commentaire historique qui fait le point sur les principaux problèmes de la fin des guerres civiles. Un index et une Cartographie en couleurs apportent un complément précieux.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.