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Jeanne de France et l'Annonciade
Dinet Dominique ; Moracchini Pierre
CERF
49,00 €
Épuisé
EAN :9782204073431
Au cœur des réformes qui marquent le début du XVIe siècle, Jeanne de France (1464-1505), fille de Louis XI, et son confesseur, le père Gabriel-Maria (1462-1532), franciscain de l'Observance, fondent conjointement l'Ordre de la Vierge Marie, plus connu sous le nom de l'Annonciade. Cet ordre a connu un réel développement au XVIIe siècle. À la veille de la Révolution, il compte une cinquantaine de monastères dans la France actuelle (Aquitaine, Lorraine, Nord, Ile-de-France...), ainsi qu'en Belgique et en Allemagne. Au XIXe siècle, l'Annonciade se reconstitue et donne également naissance à une branche apostolique. Aujourd'hui, sept monastères (six en France, un en Belgique), plusieurs congrégations apostoliques et une Fraternité séculière continuent de vivre du charisme de sainte Jeanne de France : plaire à Dieu en vivant l'Évangile à la manière de la Vierge. Cette spiritualité a marqué les origines des Bénédictines du Saint-Sacrement (leur fondatrice, Catherine de Bar, ayant été d'abord une annonciade) et celles de l'ordre religieux polonais des Mariens, fondé au début du XVIIe siècle. Le colloque international qui s'est tenu à l'Institut catholique de Paris les 13 et 14 mars 2002 a cherché à renouveler l'historiographie de l'Annonciade et de ses fondateurs : ancrage franciscain, contexte social et politique, iconographie, architecture, rayonnement.
Issues d'une journée d'études, ces douze contributions, placées sous le signe de l'histoire sociale et culturelle de la santé visent à dépasser le cadre traditionnel de l'histoire de la médecine et des hôpitaux. Comme ces derniers n'ont jamais eu l'exclusivité du soin des corps et des âmes, il paraît judicieux de dresser une ébauche typologique des autres lieux et pratiques de santé, de s'interroger sur leur fonctionnement et de voir comment ils se situent entre médecine et santé, entre "Cure" et "Care" pour reprendre l'expression des anglo-saxons. Hors des sentiers battus, l'approche novatrice de plusieurs jeunes historiens sollicités par Scarlett Beauvalet et Marie-Claude Dinet-Lecomte trace une direction de recherche prometteuse. Sur la longue durée, il s'agit ainsi de réévaluer en termes de tension ou de complémentarité l'offre de santé, son évolution par rapport à la médecine "officielle", à la religion, aux besoins de sociabilité ou, au contraire aux situations d'urgence en temps de guerre. De la prison au cabinet d'une princesse, en passant par la maison médicale du roi, les infirmeries monastiques, la logistique sanitaire dans les armées, le thermalisme, l'assistance aux vieillards ou aux femmes enceintes, le lecteur trouvera un premier inventaire de lieux parfois inattendus où la médicalisation n'est pas un vain mot.
Après avoir interrogé les problèmes de définition et de délimitation, notamment entre érotisme et pornographie, ce numéro abordera les principaux domaines d?expression (littérature, arts plastiques, cinéma, mode, danse, ou encore discours et conduites au quotidien) qui seront analysés par un collectif d?auteurs. Il s?agira de repérer certains processus majeurs, des évolutions, des transversalités, et aussi quelques énigmes dont il faudrait dégager le sens psychosocial.
Marc DINET a vécu une bonne période de sa vie en Guyane Française, en Amérique du Sud et en Caraïbes où il s'est imprégné, à son insu, de toute la culture afro-caribéene ambiante. De retour à Paris en 1996, il se lie d'amitié avec le milieu caribéen de la capitale et tout naturellement trouve dans la salsa l'ambiance qui lui fait défaut. Les Cubains viennent d'arriver en France. Sortis de Cuba après la période spéciale, ils enseignent leur salsa pour survivre à leur exil. Ils dansent à leur manière, cela surprend, ce n'est pas goûté par tous les danseurs latinos de cette époque (on a relaté des rixes à la sortie du Monte Cristo). La manière de danser la salsa "à la cubaine", différente, se répand assez vite dans la capitale puis en province ; elle est plus simple, moins conventionnelle, et peut se danser partout sans complexes. Auparavant, on dansait la salsa, certes, mais soit en style colombien ou dans le style américain du Nord. New York ou Los Angeles. Le style cubain, par sa simplicité, sa convivialité, sa richesse chorégraphique, prend le dessus et se répand. Aujourd'hui, le phénomène est devenu planétaire. Après plusieurs années où il apprend et se perfectionne comme danseur, Marc DINET se lance dans l'enseignement dans la Sarthe, où il réside. Mais son cours reprend une logique repensée à la mesure des échecs et des incompréhensions qu'il a vécues. Englobant les facteurs psychologiques et l'étude logique des gestes humains, il redécouvre la danse de couple et repense son enseignement de façon toute personnelle. Ce n'est pas non plus du goût de tout le monde et cela dérange bien des routines. Son observation reflète les endroits où il a pu danser, tous les lieux de France et d'Europe, les Antilles et la Guyane, Cuba bien entendu où il compte de nombreux amis grâce à des séjours fréquents. Retour de chose inattendu, cela lui arrive souvent d'enseigner ou de donner des conseils à Cuba même, de par la demande spontanée des Cubains et des Cubaines. Cet essai se place dans une pédagogie de réflexion qui veut sortir des sentiers battus et rabâchés, en allant au vrai but et à la réalité du potentiel social de cette danse de couple et de bal. Un enseignement de la salsa revisité et pris par le bon bout, pour une fois.
Résumé : De la pédophilie à l'inceste, du harcèlement moral ou sexuel en entreprise, en famille ou en groupe jusqu'aux relations mortifères que provoquent les "pervers narcissiques" : partout la perversion est un danger réel susceptible de culpabiliser, d'humilier, et même de détruire la personne. Certes, la psychologie apporte des outils de défense, mais la spiritualité peut, elle aussi, nous aider à "sortir par le haut" de situations inextricables. C'est ce que montre Lytta Basset en se fondant sur une exégèse originale de récits évangéliques pour répondre à dix facettes de la perversion (manipulation, harcèlement, humiliation...). Jésus, qui "ne juge personne" , a des paroles et des attitudes propres à déjouer les pièges, à désamorcer la violence, qui sont autant de sources d'inspiration quelles que soient nos croyances. Et qui nous révèlent à l'inverse que nous sommes tous, un jour ou l'autre, tentés d'asseoir notre pouvoir sur l'autre de façon perverse. Lytta Basset, philosophe et théologienne, a publié de nombreux essais chez Albin Michel, dont les derniers (Aimer sans dévorer, Oser la bienveillance...) explorent un genre littéraire nouveau, au croisement de la psychologie, de la spiritualité et de l'éthique.
Sarah et Angelina Grimké, actives militantes de la lutte contre l'esclavage au XIXe siècle, jouèrent un rôle majeur au sein du féminisme naissant aux Etats-Unis. Les arguments bibliques et théologiques qui leur permettent de défendre les droits du Noir face au Blanc servent ainsi à promouvoir la femme. Dans ces Lettres sur l'égalité des sexes, elles condamnent avec une cinglante ironie les traditions masculines et se livrent en particulier à une analyse libre et nouvelle d'un certain nombre de passages bibliques sur les relations entre l'homme et la femme.
Présenter simplement la pensée riche et complexe du Réformateur, théologien fécond, tel est l'objet de cette introduction à la pensée de Martin Luther. Tout en exposant les grands thèmes philosophiques, théologiques et pastoraux qui traversent son oeuvre, il s'agit de démêler cette pensée de celle de ses collègues théologiens et successeurs, notamment Philippe Mélanchthon. Sont abordés également les débats, en particulier avec les catholiques, qu'a suscités jusqu'à nos jours la pensée luthérienne ainsi que la lecture renouvelée de Luther, proposée récemment par différents spécialistes de sa théologie. Une occasion de redécouvrir cette grande figure non seulement du Protestantisme mais aussi de l'histoire de l'Occident.
Une réflexion, une méditation sur un des grands livres de la Bible - l'Ecclésiaste, appelé aussi Qohélet. Les premiers mots sont célèbres : "Vanité des vanités, tout est vanité". Elle a fait de l'auteur le modèle du sceptique ou du sage désenchanté, qui à la limite ne croit plus en rien et est proche du nihilisme. Jacques Ellul prend vigoureusement position pour un "croyant sage", ou pour la sagesse d'un homme de foi. De fait, le livre n'est pas d'un seul tenant, mais rempli d'affirmations contradictoires. Il dit et répète que la sagesse est du vent, mais ailleurs il met au-dessus de tout la sagesse. Il est souvent sceptique, mais il lui arrive d'être croyant. Où est le vrai ? Pour Ellul les deux sont vrais, et l'ensemble de sa méditation tourne autour de cette contradiction, qui lui est finalement prétexte pour élaborer un vrai petit traité de sagesse biblique. Qu'est-ce que le sage et le philosophe biblique dit de la vanité de la vie, du temps qui passe et qui lasse, de la "buée" inconsistante qui s'évanouit et renaît constamment, de la vie qui semble en permanence vouée à la mort ? Telle est la question, que l'auteur, philosophe et théologien, traite avec ses connaissances mais aussi avec passion, n'hésitant pas à contredire les nombreux commentateurs qui l'ont précédé.