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Back office N° 3 : Ecrire l'écran. Edition bilingue français-anglais
Dimos Alexandre ; Masure Anthony
B42
20,00 €
Épuisé
EAN :9782490077120
Ce troisième numéro de Back Office revient sur des expériences de lectures à l'écran. Depuis plusieurs dizaines d'années déjà, ces mutations engagent de profonds bouleversements dont nous n'avons pas fini de prendre la mesure. A la suite d'une possible fin de l'écriture linéaire annoncée par le "communicologue" Vilém Flusser dès les années 1970, le philosophe Jacques Derrida réfléchit dans les années 1990 au "retrait du papier" en tant que support d'inscription primaire. La multiplication des écrans et les débuts du Web ouvrent la voie à des formes d'expression relevant d'une "graphosphère" élargie, que les normes et les figures du papier (la ligne, la feuille, la page, le paragraphe, les marges, etc.) continuent peut-être de dominer. La tâche des designers serait-elle d'accompagner sans heurts ce passage d'époques techniques ou plutôt de différer le passage du papier de l'écran ?
Résumé : En 1976, lorsque la région Ile de France lui commande le dessin de la carte de RER, c'est une première pour le designer suisse Rudi Meyer qui n'a jusque là jamais dessiné de plans de réseaux ferrés. Des logos, des affiches, des caractères typographiques, du mobilier, des scénographies d'exposition, des montres, des dispositifs de projection vidéo, oui. Mais des cartes ? Aucune encore. Il dut, pour relever ce défi, inventer quelques outils au passage. Rudi Meyer, en grand défricheur, a d'ailleurs été abonné aux premières : on lui doit la première carte géographique numérique (IGN) et le premier tableau de bord intégralement numérique (Renault) conçus en France. Sa capacité à décloisonner a fait de lui un inclassable et donc un marginal au sein du cadastre des champs disciplinaires, plutôt très perméables et hiérarchisés en France. On en est parfois venu à ne plus savoir exactement quel était son métier. Qu'à cela ne tienne. Ne prenant racine dans aucun pré carré spécialisé, il multiplia les incartades, les rencontres, les collaborations et autres fertilisations croisées, sans jamais se sédentariser ni s'attacher. Dans cet entretien, Rudi Meyer revient sur des moments fondateurs de sa carrière et donne à voir sa conception d'un design inclassable, sans cesse réinventé. Illustré avec une cinquentaine de photographies en couleur, l'ouvage permettra de donner à voir certains exemples représentatifs du travail de Rudi Meyer et intégrera plusieurs documents d'archive inédits (croquis, outils, prototypes, etc.). Il est complété par un index biographique permettant de remettre le travail de Rudi Meyer dans son contexte et de donner à voir les liens qu'il a pu nouer avec d'autres professionnels du monde du design ou d'autres milieux connexes au cours de sa carrière.
Résumé : Le numéro 7 de Back Cover répond à la requête du critique du design anglo-saxon Rick Poynor : "Il me semble nécessaire de réitérer une demande déjà formulée, B42 : offrez-nous davantage de sujets inédits (et historiques) sur le design français, s'il vous plaît" . Nous avons donc pris cette exigence au pied de la lettre. Sous différentes formes et dans un éclectisme certain, les propositions de ce numéro s'engagent sur la piste du design français que nous avons trop peu explorée depuis la création de la revue.
Schulman Sarah ; Burtin Zortea Julia ; Gross Josép
Dans cet essai, Sarah Schulman fait le pari de lier les relations intimes, les luttes contemporaines autour du racisme ou du sida et la politique internationale. Elle met en avant la persistance, ici et là, de fallacieuses accusations d'agressions mobilisées pour décliner la responsabilité de chacun dans une situation conflictuelle. Ce travail profond, aussi courageux qu'impertinent, montre comment la sanction et la répression prennent le pas sur l'auto-analyse à l'échelle individuelle et collective, et comment l'altérité sert de justification à la violence et à l'exclusion. En décrivant l'action de "groupes nuisibles" dans les mécanismes de l'engrenage de la violence, Schulman expose la manière dont les groupes affinitaires, les communautés, les familles, ainsi que les groupes religieux, ethniques ou nationaux tissent des liens à travers leur refus, partagé, de changer leur manière de se percevoir mutuellement. Elle montre également comment les comportements dominants et les comportements traumatisés se rapprochent par leur commune incapacité à tolérer les différences des autres. Le Conflit n'est pas une agression est un livre à la fois militant, géopolitique, témoignage historique et essai féministe. Pouvant aussi bien servir de manuel comportemental pour la vie en collectivité que de guide militant permettant de comprendre les grands enjeux sociétaux de ces dernières années, il analyse en détail des événements tels que le conflit israélo-palestinien, Black Lives Matter, ou encore la lutte contre le sida et fait remarquablement écho à des événements antérieurs à sa publication, comme l'affaire Weinstein et le mouvement Me too. Plus largement, cet ouvrage tente d'offrir des solutions à une question complexe : comment désamorcer un conflit ? En distinguant le conflit de l'agression, Sarah Schulman revalorise la notion même de conflit et lui offre une valeur tant ontologique que symbolique. Loin de constituer une agression, celui-ci doit être mis en avant comme une façon d'entamer le dialogue entre les différentes strates constituant la société, en dépit des questions de nationalité, classe sociale, race et/ou genre.
Pour une vie épanouie et en bonne santé, apprenons à faire de beaux cacas. Textures, couleurs, formes... Un livre illustré pour comprendre vos excréments et vivre un transit heureux. Apprenez à connaître vos excréments, ils vous le rendront au centuple.
Je rédigeais mon blog toujours la nuit, au terme de journées souvent très remplies. L'urgence et la fatigue me plongeaient dans un état propice à la rêverie et aux associations d'idées, frisant souvent le coq-à-l'âne mais aussi dans un sentiment de naïve insouciance qui me permettait d'écrire ce qui autrement m'aurait semblé presque impudique : j'y partageais ma méthode, mes influences visuelles, littéraires - toutes choses que j'aime lire chez les artistes qui les dévoilent." Paul Cox. Les pages de ce livre reproduisent sous une forme légèrement raccourcie et modifiée, un blog publié par Paul Cox en 2005 à l'occasion de son exposition "Jeu de construction" à la Galerie des enfants du Centre Pompidou.