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Fraternités, emprises, esclavages. Psychanalyse et Anthropologie critique
Dimon Marie-Laure
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782296997448
Au croisement de la psychanalyse, de l'anthropologie et de l'histoire, cet ouvrage au titre baroque est le fruit de deux Rencontres-débat organisées par le Collège International de Psychanalyse et d'Anthropologie. L'originalité de cette recherche est d'avoir envisagé la fraternité et l'esclavage dans leurs antinomies et dans leurs conflictualités étayées sur l'emprise. La richesse et la diversité des communications ont pour horizon les liens sociaux constitués, dès l'origine, sur les éléments de fraternités, de servitudes volontaires et involontaires rassemblant et articulant les individus au social et à la culture. Les auteurs interrogent comme voie d'accès, l'emprise, condition du lien social, avec ses différentes attaches et aliénations, voire ses formes ultimes de chosification des êtres qui produisent des névroses individuelles et collectives ou, actuellement, laissent chacun à la marge, hors limites. Ce qui dévoile les mouvements psychiques de déshumanisation et d'a-humanisation. La tentation primordiale de l'humain n'est-elle pas de reproduire de l'inhumain au détriment d'une possible fraternité dans le groupe et entre les individus ?
Au croisement de la psychanalyse et de l'anthropologie, les tensions entre corps et amour sont marquées par l'empreinte des civilisations et des cultures mobilisant de nouvelles formes de subjectivité. Face aux violences des mutations sociales et culturelles, l'amour reste néanmoins l'un des paradigmes contemporains. Les auteurs, psychanalystes, philosophes, sociologues et écrivains, explorent ici des courants de pensée novateurs, ce qui donne à cet ouvrage toute sa force pour approfondir les aventures des passions humaines.
Comment être sujet de son action, de sa parole, de son histoire quand la notion de sujet en psychanalyse fait débat ? Est-il possible d'associer psychanalyse et politique quand l'objet politique est par essence indéterminé ? La psychanalyse et la démocratie ont-elles parties liées dans le devenir d'un sujet en processus d'autonomisation assujetti à de fines articulations avec le sociopolitique ? Le Collège International de Psychanalyse et d'Anthropologie explore les dimensions psychanalytique et politique situées au coeur même de la condition humaine, de sa pulsionnalité et de ses expériences de liberté inhérentes aux mouvements de ruptures avec le passé. Les auteurs poursuivent ici la nécessité de penser le vivre-ensemble et d'envisager la mise en perspective de la dialectique sujet et citoyen, créateurs d'histoire et d'une paradoxale compatibilité.
La transversalité de la psychanalyse témoigne avec les neurosciences et le sociopolitique de "l'intelligence du corps" mise en forme par la notion d'empathie qui porte en elle-même la limite du soi et de l'autre, du singulier et du collectif. Peut-on parler du corps, ou des corps définis, dont la diversité des approches relationnelles interroge la sensibilité ? Si la conception de l'archaïcité fait sortir d'un dualisme psyché/matière, de quelle sensibilité s'agit-il ? Celle d'un "Je", carrefour de bouleversants impacts émotionnels, traces enracinées à l'insu du sujet dès sa naissance ? Ces traces ne surgissent-elles pas tout au long d'une vie, favorisant la pensée, l'imagination et la rencontre avec autrui ? A travers un point de vue anthropologique, et chacun dans sa spécificité, les auteurs se retrouvent autour des concepts qui animent le Collège International de Psychanalyse et d'Anthropologie. Cet ouvrage éclaire les nouvelles formes de subjectivation et tente de saisir la complexité de l'empathie, d'en dégager les mouvements et les appartenances qui contribuent à donner à l'homme sa qualité d'être humain.
Le monde du numérique, de l'algorithme et du réseau, fait partie de notre culture et bouleverse nos perceptions. La réalité technologique nous en fait bien souvent entrevoir un autre sens en infiltrant le social et notre rapport aux autres. En quoi ce monde-là peut-il transformer le fonctionnement psychique ? Et comment ses logiques vont-elles influencer les rapports à l'inconscient, à la pulsion et à l'affect ? A côté des algorithmes de la machine et de ses processus de calcul les plus perfectionnés, nous interrogeons les algorithmes du biologique ouvrant sur la genèse de la condition humaine et l'étrangéité de son irréductible singularité. Serons-nous suffisamment vigilants et forts pour ne pas nous contenter de l'efficience de la machine ? Sommes-nous prêts à changer notre regard pour trouver dans l'exilé une intériorité et une altérité stimulant une humanité critique et imaginative ? N'est-ce pas la condition même de notre existence en tant que sujet ? La dimension de l'étranger pose la question du politique dans ces mondes algorithmiques. Quel citoyen pouvons-nous être dans notre rapport à autrui ? Quel dialogue allons-nous engager pour passer de la relation d'inconnu à la reconnaissance de l'étranger ? Les auteurs à travers leurs différents courants de pensée viennent explorer toutes ces questions de façon innovante.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.