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Technologiques
Dillet Benoît, Jugnon Alain, Collectif
CECILE DEFAUT
24,00 €
Épuisé
EAN :9782350183381
Criton, nous devons un coq à Asclépios. Payez ma dette, n'oubliez pas" seraient les dernières paroles de Socrate. Il y est question de mémoire et de promesse. Depuis plus d'une dizaine d'années, Bernard Stiegler a développé le cadre philosophique qu'il faut. pour une nouvelle politique, celle du pharmakon. Politique, qui tout comme le veut Socrate dans ses derniers instants, voudrait changer le poison en remède, la tragédie en soin. Problème donc de mémoire au coeur de l'organique et de promesse à tenir pour une existence à venir. L'expérience pharmacologique des objets techniques est facilement observable avec le développement de l'Internet et la fascination pour tous les écrans. Et ce vacillement qui est véritablement constitutif de la technique concède aussi le pharmakos, quand il est le bouc émissaire, quand il constitue ce contre quoi nous devons lutter. Remettre l'attention dans le creuset de la politique est ainsi la question humaine que la pharmacologie positive, en tant que reconstruction de l'avenir, ouverture aux expérimentations et aux désirs, oppose à la ruine, à l'incurie et à ce que l'on pourrait appeler la politique des boucs émissaires.
Et voici Pontmaudit enfant abandonné sur les marches de Saint-Eustache, élevé par de pauvres gens sous le Pont-Marie dans une cahute de planches dans un Paris où la Seine semble faire déborder de partout la misère. Mais Pontmaudit ne se résignera pas comme ceux qui l'entourent - débardeurs, crocheteurs du port aux Foins, voyous, prostituées : insultes vivantes à un roi plus barbare que Soleil -, non, Pontmaudit, lui, partira vers des "ailleurs" heureux et ensoleillés. En fait il se retrouvera enchaîné sur une galère de Marseille, il s'en évadera en compagnie de deux marins mirifiques et de deux Vénitiennes aux moeurs légères après avoir lutté héroïquement contre la peste qui ravage la cité phocéenne... Et Pontmaudit vivra mille autres aventures : combats maritimes, naufrages, traversée de l'Atlantique, vie de boucanier et de flibustier dans les îles caraïbes jusqu'à la traversée de l'isthme de Panama au côté de vingt prostituées chevauchant des mules blanches - et forcément l'une des filles deviendra folle amoureuse de notre héros pourtant alors déguisé en moine... et... et au bout de ce roman quasi initiatique où le rire se mêle aux larmes, Pontmaudit trouvera-t-il le trésor qui lui donnera enfin la liberté ? Peut-être? Peut-être pas. En tout cas Pontmaudit ne perdra pas ce qui lui a permis d'échapper au sort commun : "Rien ni personne ne pouvait me faire baisser les bras. Une petite voix intérieure n'avait pas cessé de chanter en moi. Elle ne m'avait jamais quitté. C'était celle de la vitalité".
Un outil indispensable pour vous accompagner et vous aider dans la mise en place d'une classe flexible !La classe flexible s?adresse à tous les professeurs des écoles : stagiaires, débutantsouexpérimentés, désireux de trouver les clés indispensables pour accompagner les élèves dans leurs apprentissages,du CP au CM2 (cycles 2 et 3).Après une présentation des enjeux de la classe flexible, ce livre propose des outils inspirants, visuellement riches, et directement exploitables pour mettre en place votreclasse idéale étape par étape : des conseils adaptés aux réalités de votre classe des fiches pratiques pour vous aider à aménager concrètement votre classe et y enseigner (l'autonomie, le travail différencié, l'évaluation, la gestion du temps...) des études de cas directement issues du quotidien d'une enseignante expérimentée Dans ceguide pratique, vous trouverez les réponses à vos questions pour repenser votre classe et la modeler à votre image.
Ce livre est la première biographie en français sur Henri Gaden, un personnage colonial exceptionnel qui a vu une série de transformations les plus radicales de l'histoire de l'Afrique de l'Ouest. Il fournit un portrait approfondi et intime de l'homme, de sa place dans l'histoire, et de ses contradictions, des tensions et des ambiguïtés non seulement dans sa vie privée et professionnelle, mais aussi au coeur de l'entreprise coloniale.
Robert Walser, écrivain Suisse d'expression allemande, reconnu de son vivant par les plus grands Franz Kafka, Robert Musil,Walter Benjamin est « un de ces artistes de la langue tels que les définira André Breton. ». Il se voue à incarner une sorte de poète moderne: « c est pour moi une sorte d écrivain pointilliste. Comme un kaléidoscope. Son univers est tout entier contenu dans chaque point. Cette fragmentation fait qu'il est à mes yeux l'un des écrivains majeurs du vingtième siècle, du moins pour la littérature allemande. »Les parutions récentes Le territoire du crayon et l'écriture miniature nous ont donné accès à la lecture de 526 de ses « microgrammes », traduits par un jeune chercheur allemand Jochen Greven qui a découvert ces textes miniaturisés à l'extrême et qui a consacré 30 ans de sa vie à déchiffrer l'ensemble soit 4000 feuillets. Philippe Lacadée fait le choix ici de ne pas tenter une « biographie » classique de cet homme si secret, si à l'écart du monde et des autres, mais de la déduire de ses écrits. Ce sont les héros de Walser qui le présentent au monde. Lui-même ne se représente pas dans une mise en scène pour un Autre toujours improbable, mais se donne tel quel, dans une foule de détails, si singuliers, dont foisonne cette écriture d'apparence tantôt naïve, honnête et simple, tantôt si déroutante. Robert Walser est dans son écriture, dans ce qu il nomme son roman du réel, qui structure tous ses romans. C est à partir du récit de ses héros que nous chercherons à déduire ce qu'a été sa vie. Dans cet essai, Philippe Lacadée montre que le poète, tout en devançant la psychanalyse, nous éclaire: son écriture miniature radicalise en quelque sorte les deux modes de l'écrit, soit le signifiant et la lettre, elle marque la distinction entre l'écrit qui ne parle que pour lui et le dessin de l écriture miniature. C'est un Walser avec Lacan qui nous est ici proposé et qui éclaire aussi bien le psychanalyste que le poète.
Est mal ce qui devrait ne pas être. Comment un discours philosophique qui entend montrer que le réel est rationnel pourrait-il s en accommoder? La métaphysique classique entreprend alors de justifier le monde et son Créateur, en établissant que ce qui fait scandale n est une objection qu apparente: au tribunal de la raison métaphysicienne, la plainte juridique contre Dieu nourrie par la plainte existentielle est toujours déboutée. Kant fait justice de ce procès, en le soumettant lui-même au tribunal critique: nulle défense de Dieu ne saurait être concluante, et la plainte existentielle reçoit ici la légitimité que la philosophie n avait pas voulu lui reconnaître. Il reste que si la défense est toujours douteuse, et ce à tous les sens du terme, l accusation elle-même est égarante, lorsqu elle tourne l incompréhension en objection. Une philosophie respectueuse de l expérience du mal montre que Dieu doit être pensé depuis elle, et non l inverse. C est donc la spécificité d une métaphysique selon l espérance qui est ici en jeu. Cette traduction annotée est précédée d une Préface qui précise les enjeux de ce débat philosophique fondamental et met en évidence la singularité de la parole philosophique kantienne. Biographie de l'auteur Antoine Grandjean est Maître de conférences en philosophie allemande à l Université de Nantes.
Comment redonner vie à ces deux notions, dont la désuétude fait penser à Baudelaire : Vois se pencher les défuntes années, Sur les balcons du ciel, en robes surannées, mais qui de ce fait méritent quelque égard, tant elles occupèrent les philosophes du passé ? Faut-il choisir entre le dualiste, qui s?écrit "j?ai un corps" et affirme la séparabilité de l?âme et du corps, et le moniste qui dit leur inséparabilité, et s?écrit : "je suis mon corps" ? Nous proposerons qu?entre le dualisme et le monisme il soit urgent de ne pas choisir, et que le corps se situe à la limite de l?être et de l?avoir, limite toujours mouvante, tant il est vrai qu?il est des moments du jour où il nous semble que nous avons un corps, et d?autres où il nous semble que nous sommes notre corps. Car le corps en bonne santé, oubliable et silencieux, n?est pas le corps souffrant, inoubliable et auquel on est comme assigné. Car le corps regardé n?est pas le même que celui qui ne l?est pas. De sorte qu?il ne faudrait pas prendre ce qui phénoménologiquement apparaît pour des réalités ontologiques ! Inspiré par les traditions aristotélicienne et chrétienne, cet essai se voudrait une contribution à une anthropologie résolument philosophique, et au fond une méditation sur la pensée de Pascal selon laquelle "l?homme n?est ni ange ni bête", ayant entre angélisme et bestialité "ses allées et venues"?
Attribué à Pascal, le Discours sur les Passions de l'amour traite essentiellement de l'amour passion, conçu à la fois comme une émanation et un dépassement de la raison, ce qui n'est pas sans recouper maints Fragments des Pensées. Il est présenté ici sous la forme de huit chapitres suivis, rendant ainsi justice au terme de " discours " inscrit dans son titre. Abordant l'épineuse question de la provenance d'un tel texte - qu'on considère, aujourd'hui, plutôt comme un apocryphe - la Préface, non moins que les Notes, en viennent à étudier ce Discours aussi bien dans son intertexte : les Pensées de Pascal, Les Passions de l'âme de Descartes, une brochure pirate intitulée L'amour de Jacques Lacan - que dans sa postérité : les Lettres de Julie de Lespinasse, De l'amour de Stendhal, Fragments d'un discours amoureux de Roland Barthes.