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Ghostée
Dignard Sara
BOREAL
12,00 €
Épuisé
EAN :9782764627501
Avec Ghostée, Sara Dignard nous offre une plongée poétique dans ces blessures, aussi douloureuses qu'inévitables, qui marquent la traversée de l'adolescence. On assiste aux efforts tantôt désespérés, tantôt résignés d'une jeune fille pour maintenir sa tête hors de l'eau alors qu'elle vit son tout premier deuil. Un recueil poignant et criant de vérité. tu ne la revois plus jamais comme ça comme le vent change de bord et met le feu à la forêt Les blessures d'amitié peuvent faire encore plus mal que les blessures d'amour. Tu l'apprends à tes dépens le jour où Léo, ton inséparable depuis le jour un du secondaire, s'éloigne de toi sans explication. Au début, les signes sont subtils, mais ne mentent pas : elle change de place à la chorale, évite ton regard, répond de moins en moins souvent à tes textos. Tu tentes de la retenir, en vain. Puis, tranquillement, tu t'effaces, tu cèdes ta place.
Comme tous les matins, Albert Gros Bec nouait sa cravate devant la glace. Et comme tous les matins, ce qu'il vit dans le reflet le fit déprimer. "Qu'il est gros, ce bec" , pensa-t-il. Il l'inspecta sous tous les angles et plus il le regardait, plus il lui semblait gigantesque. Avez-vous déjà entendu parler de Bruno Bec-en-Sabot, de Lucette Avocette ou encore d'Arnaud Bec-en-Ciseaux ? Albert Gros-Bec non plus. Pourtant, les rencontrer pourrait le libérer définitivement du complexe qu'il nourrit autour de la taille de son bec.
Où est-il ton Dieu ? Où est-il lorsque l'on est en butte à la violence des hommes, aux catastrophes naturelles, aux accidents de la vie et de la mort ? Où est-il ? Sans prétendre tout résoudre, cet ouvrage affronte toutes ces questions et déplace la question : non seulement Où est-il ? Mais Qui est-il ?
Résumé : Un livre sensible sur la détresse des adultes vue à la hauteur des enfants. Papa a des saisons en lui. Dans son printemps, tout est nouveau et excitant. Mais dans son hiver, il voit tellement tout en noir qu'il a d'immenses cernes sous les yeux. Si les sous noirs ont guéri mon mal de jambes, est-ce qu'ils pourraient aussi guérir les changements de saison de mon père ? "Le pouvoir des sous noirs" explore avec délicatesse les enjeux d'adaptation liés aux grands bouleversements.
Résumé : Depuis des millénaires, l'homme voue aux animaux domestiques une passion qui s'est rarement démentie. Pourtant, les bêtes, même les plus fidèles, trahissent leur maître, livrant à l'anthropologue les ressorts les plus secrets de l'action et de la pensée, bref, de la nature même de l'homme. Par domestication, il faut entendre l'action que l'homme exerce en permanence sur les animaux qu'il détient, ne serait-ce qu'en les élevant. Corollairement, il n'y a pas des espèces domestiques et des espèces sauvages, mais des animaux - appartenant à quelque deux cents espèces, du chien au bombyx du mûrier (ver à soie) - sur lesquels l'homme a exercé, à un moment ou à un autre, d'une manière ou d'une autre, une action de domestication. Celle-ci repose avant tout sur un désir plus ou moins inconscient, lié à l'hominisation, d'appropriation et de transformation de la nature et des êtres vivants. En domestiquant des animaux, l'homme établit avec eux des rapports de pouvoir et/ou de séduction qui ne sont pas, au fond, si différents de ceux qu'il entretient avec ses semblables. D'où les sentiments passionnés que les animaux domestiques inspirent si souvent aux humains, citadins modernes aussi bien que chasseurs-cueilleurs, pasteurs nomades ou paysans. A travers l'inventaire exhaustif d'un domaine traditionnellement réservé aux archéologues, aux zoologues et aux zootechniciens, c'est donc une véritable anthropologie de la domestication animale qui est ici fondée.
Résumé : On peut venir au monde à tout âge. Pour Markus, cela se passe au début de la vingtaine, quand il s'enfuit de la communauté fermée qui l'a vu naître et qui l'étouffe. Le voici donc plongé dans le " Frais Monde ", dans la jungle urbaine, au risque de se noyer. Je vous raconte tout ainsi en vrac, les cauchemars comme les petits morceaux ridicules, pardonnez-moi si je ne sais pas faire la différence et trier les mouvements de mon univers par ordre de grandeur, car tout me semble important à dire, la douleur déchirante qu'est ma mère tout autant que ma faim sans bon sens pour les Mignonnes, tout il me semble doit être livré par le menu, de peur d'oublier les pièces d'or peut-être dissimulées dans les poubelles de ma vie. On peut venir au monde à tout âge. Pour Markus, cela se passe au début de la vingtaine, quand il s'enfuit de la communauté fermée qui l'a vu naître et qui l'étouffe. Le voici donc plongé dans le " Frais Monde ", dans la jungle urbaine, au risque de se noyer. Ce n'est pas un hasard si Markus se retrouve à aider les plus mal pris de la ville. Car Markus est différent. Il est dévoré par une flamme qui le pousse à éclairer ceux qui semblent souffrir d'obscurité - et ils sont nombreux. Comment trouver sa place sans perdre son âme ? Où se terre la Mignonne ultime qui lui fait si cruellement défaut ? Et qui est cette ombre qui veille sur lui depuis le début, ce vieil homme mystérieux que Markus surnomme " Maître K ", et qui se dérobe chaque fois qu'il l'approche ? Ce sont les mots et les yeux candides de Markus qui nous dévoilent les désastres ambulants partout, et l'aveuglement du monde libre qui court, qui court pour se fuir lui-même.
Résumé : Marie Uguay occupe une place à part dans la littérature québécoise. Sa poésie sensuelle, qui chante la beauté du monde, lui a gagné des lecteurs nombreux et fervents. Le destin tragique de Marie Uguay lui confère aussi la marque des êtres d'exception. Comme Nelligan, comme Saint-Denys Garneau, elle est fauchée en pleine jeunesse. Ce journal fait figure de document unique où prose et poésie se répondent, et qui nous entraîne aux sources mêmes de la création. ?? ?? ?? ?? 2
Mon amour du Québec n'est pas nationaliste si l'on entend par là que je placerais la nation au-dessus de tout, que je serais incapable de reconnaître ses tares, au passé comme au présent, ou encore que je serais obsédé par sa différence, sa distinction, sa spécificité Mon amour du Québec n'est pas nationaliste si l'on entend par là que je placerais la nation au-dessus de tout, que je serais incapable de reconnaître ses tares, au passé comme au présent, ou encore que je serais obsédé par sa différence, sa distinction, sa spécificité. Reconnaître que le Québec est un cas unique dans l'histoire des Amériques, que sa situation linguistique fortement minoritaire au Canada et à plus forte raison sur le continent exige des politiques et motive un souci constant, être conscient des particularités de notre parcours historique - cela ne signifie aucunement que l'on doive se cantonner dans un provincialisme défensif et régressif qui en vient à considérer comme suspecte, voire péjorative, l'idée même d'un Québec ouvert, pluraliste, inclusif. A mes yeux, telle est pourtant l'idée de la nation qui colle le plus à sa réalité présente, et la seule apte à éviter sa stagnation et sa folklorisation. Mon discours n'est pas celui d'un historien, d'un sociologue, d'un politologue, d'un juriste ni même d'un philosophe, bien que toutes ces disciplines me nourrissent et qu'elles occupent une large place dans ma bibliothèque. Mon point de vue sur le monde est celui d'un littéraire et donc d'un généraliste ou, mieux encore, d'un " écologiste du réel " qui considère que le monde que nous habitons est, à portée de langage, une totalité concrète, complexe, diversifiée, qui se maintient dans des interrelations, qui vit et se recrée sans cesse dans des échanges et dont nos discours ont le devoir de faire entendre la polyphonie, les discordances autant que les harmonies. Le Québec dont je parle est imprévisible, mais il commence au seuil de ma porte, dans la proximité des choses et des êtres, dans un équilibre instable qui est, au bout du compte, la seule manière d'exister.